
(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes devraient ouvrir de manière hésitante mercredi, après leur nette hausse de la veille, alors que les investisseurs attendent une éventuelle reprise des négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.
A SUIVRE EN FRANCE
Le groupe de luxe Kering a réussi à stabiliser ses revenus en données comparables au premier trimestre, malgré la poursuite de la baisse de l'activité de Gucci et alors même que la guerre au Moyen-Orient a amputé sa croissance organique d'un point. Le chiffre d'affaires du groupe contrôlé par François-Henri Pinault s'est inscrit à 3,57 milliards d'euros pour les trois premiers mois de l'année, contre 3,81 milliards d'euros à la même période de 2025, a-t-il annoncé mardi soir.
L'avionneur Airbus a de son côté annoncé mardi soir que René Obermann quitterait la présidence de son conseil d'administration le 1er octobre prochain. Il sera remplacé par l'actuelle administratrice référente du groupe, Amparo Moraleda.
Le distributeur Carrefour a annoncé avoir signé deux partenariats de franchise et d'approvisionnement en République de Guinée et au Nigeria avec les groupes Impérial et Hypercity.
Le spécialiste des membranes cryogéniques GTT a annoncé avoir reçu une commande du chantier naval sud-coréen Samsung Heavy Industries, pour le compte d'un armateur asiatique, en vue de la conception des cuves d'un nouveau méthanier.
Mercredi, la foncière Covivio a annoncé l'acquisition d'un portefeuille immobilier constitué de quatre hôtels situés à Milan. L'acquisition a été finalisée par le biais d'une opération de cession-bail avec la société d'investissement italienne Invest Hospitality, qui continuera à exploiter les établissements. Le montant total de la transaction est de 217 millions d'euros, dont 115 millions d'euros payés par Covivio.
Hermès présente son chiffre d'affaires du premier trimestre mercredi avant l'ouverture de la Bourse de Paris. Covivio et Exail Technologies publieront le leur après la clôture.
Vers 7h50, le contrat à terme sur le CAC 40 cédait 0,3%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
France: prix à la consommation en mars (8h45)
Zone euro: production industrielle en février (11h)
Etats-Unis: indice Empire State de l'activité manufacturière en avril (14h30)
Etats-Unis: indice de confiance des promoteurs immobiliers (NAHB) en avril (16h)
Etats-Unis: stocks de pétrole pour la semaine close le 10 avril (16h30)
Etats-Unis: Livre Beige de la Réserve fédérale (20h)
Réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens évoluent de façon contrastée mercredi en préouverture, alors que les investisseurs surveillent le conflit au Moyen-Orient et attendent une série d'indicateurs économiques dans la journée.
Vers 7h50, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort perdait 0,1%, tandis que le FTSE 100 à Londres grappillait 0,1%, selon les données du courtier IG.
La Bourse de New York a clôturé en nette hausse mardi, soutenue par les valeurs technologiques et alors que les cours du pétrole sont repassés sous la barre des 100 dollars en raison des espoirs d'une reprise des négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.
Le président américain, Donald Trump, a indiqué mardi que ces négociations pourraient reprendre "dans les deux prochains jours".
L'indice Dow Jones a gagné 0,7%, à 48.535,99 points, et le S&P 500 a progressé de 1,2%, à 6.967,38 points. L'indice élargi se situe ainsi à 0,2% de son dernier record historique signé fin janvier. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a pour sa part bondi de 2%, à 23.639,08 points.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a également jugé probable une reprise des négociations après une rencontre avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Mohammed Ishaq Dar. "L'indication que nous avons est qu'il est hautement probable que ces discussions reprennent", a-t-il déclaré à la presse au siège des Nations unies, à New York. Le Pakistan joue le rôle de médiateur entre Washington et Téhéran.
Par ailleurs, Israël et le Liban sont convenus mardi de poursuivre les négociations en vue d'une paix durable, au cours d'une réunion entre des représentants des deux pays à Washington.
"Nous sommes tous deux unis dans notre volonté de libérer le Liban" du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, a déclaré l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, cité par Franceinfo. Son homologue libanaise, Nada Hamadeh Moawad, a de son côté "appelé à un cessez-le-feu" entre Israël et le Hezbollah.
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo montait de 0,4% mercredi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite gagnait 0,2%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong progressait de 0,4%.
OBLIGATIONS
Vers 7h50, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans était inchangé, à 4,25%. Le taux du titre à deux ans était lui aussi stable, à 3,75%.
CHANGES
Vers 7h50, l'euro était stable à 1,1795 dollar. Le billet vert gagnait 0,1% face à la devise japonaise, à 158,92 yens.
La corrélation positive du billet vert avec les prix du pétrole pourrait devenir négative si la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre (BOE) continuent de s'inquiéter davantage de l'inflation élevée que la Réserve fédérale (Fed), indiquent les stratégistes de Macquarie.
"L'idée selon laquelle la répercussion des prix de l'énergie sera plus importante en Europe et au Royaume-Uni en raison de la persistance du blocage du détroit d'Ormuz est tout à fait fondée", ajoutent-ils.
Il existe un plus grand équilibre entre les deux mandats de la Fed, à savoir stabilité des prix et plein emploi, tandis que la BOE et la BCE indiquent qu'elles sont confrontées à des tensions inflationnistes plus unilatérales qu'il est plus difficile d'ignorer, précisent-ils.
PETROLE
Les contrats à terme sur le pétrole remontent un peu mercredi matin.
Vers 7h50, le contrat de juin sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 83 cents, soit 0,9%, à 95,62 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 39 cents, soit 0,4%, à 91,67 dollars le baril.
Dans son dernier rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit une baisse de la consommation mondiale de pétrole en 2026.
L'agence a indiqué que la diminution de la demande s'accentuerait probablement en raison des tensions sur l'offre et des prix élevés du brut, la circulation dans le détroit d'Ormuz étant sévèrement limitée dans le contexte de la guerre en cours entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran.
La baisse de la demande fait partie des nombreuses conséquences néfastes d'un baril de pétrole proche de 100 dollars, observe Pavel Molchanov, analyste en stratégie d'investissement chez Raymond James.
Dans les économies développées, cela se manifeste principalement par l'annulation de projets de voyage, a-t-il indiqué dans un commentaire envoyé par e-mail. Mais dans certains marchés émergents d'Asie, les effets pourraient être bien plus graves, comme un possible rationnement du carburant.
"Plus les prix du pétrole resteront élevés, plus la contraction de la demande s'accentuera", prévient-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
