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Actualité publiée le 14/09/26 08:07

L'Europe devrait ouvrir de façon contrastée, la tech sous pression en Asie

bourse Cac 40

Les Bourses européennes devraient ouvrir de façon contrastée lundi, tandis que les valeurs technologiques chutent en Asie en raison des craintes d'un ralentissement du développement de l'intelligence artificielle (IA).

A SUIVRE EN FRANCE

Le groupe de services numériques CapGemini a annoncé samedi avoir avoir conclu un accord pour vendre sa filiale Capgemini Government Solutions (CGS) à ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de la sécurité intérieure et de la défense. CGS travaille avec le gouvernement fédéral américain. Cette transaction, dont le montant n'est pas précisé, "est soumise aux conditions habituelles pour une opération de cette nature, et devrait être finalisée dans les prochaines semaines", a prévenu Capgemini dans un communiqué.

Vendredi, l'équipementier ferroviaire Alstom et SNCF Voyageurs ont annoncé que la mise en service du TGV Nouvelle Génération était de nouveau reportée, confirmant une information des Echos. Son ouverture commerciale est maintenant prévue dans le courant de l'automne 2026, ont indiqué les deux groupes dans un communiqué, sans donner de date précise. En décembre dernier, la mise en service avait été repoussée de "début 2026" au 1er juillet 2026.

Vers 7h50, le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 0,2%, selon les données du courtier IG.

LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR

Réunion des ministres de l'Energie du G20

ACTIONS

Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens évoluent de façon hésitante lundi matin.

Vers 7h50, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort reculait de 0,4%, tandis que celui sur le FTSE 100 à Londres s'adjugeait 0,2%, selon les données du courtier IG.

Les valeurs technologiques chutent lundi en Asie, après l'appel des dirigeants des plus grandes entreprises mondiales d'IA en faveur d'un ralentissement du développement de cette technologie pour des raisons de sécurité.

Dans un essai publié ce week-end, le patron d'Anthropic, Dario Amodeia appelé le secteur de l'IA à ralentir le développement des modèles d'IA de pointe afin de disposer de suffisamment de temps pour garantir que cela se fasse en toute sécurité.

Parallèlement, dans un entretien accordé à Fortune, Sam Altman a déclaré qu'OpenAI n'entrerait probablement pas en Bourse cette année, compte tenu de toutes les préoccupations en matière de sécurité. "Je pense en fait que, compte tenu de tout ce qui se passe en matière de sécurité, le moment serait mal choisi pour une introduction en Bourse, et nous ne ressentons aucune pression à ce sujet."

Softbank Group, l'un des plus grands bailleurs de fonds d'OpenAI, dévissait de 11,8% lundi à la Bourse de Tokyo. Le fabricant de mémoires flash Kioxia Holdings reculait de 6,5%. Taiwan Semiconductor Manufacturing Co., le plus grand fabricant de puces en sous-traitance au monde, perdait 1,1% à Taiwan. Les géants sud-coréens des puces SK Hynix et Samsung Electronics reculaient de 5,6% et 3,3% respectivement, entraînant une baisse de 3,3% de l'indice de référence du pays, le Kospi.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo perdait 0,9% lundi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite reculait de 0,2%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong montait de 0,3%.

Au Moyen-Orient, l'Iran et des pays du Golfe doivent se réunir lundi à Oman. Cette réunion consacrée au détroit d'Ormuz vise à renforcer la coopération en matière "de sécurité" au Moyen-Orient, ont indiqué dimanche des médias iraniens cités par Franceinfo.

Vendredi, la Bourse de New York a terminé en hausse à la faveur d'un apaisement des tensions sur les marchés pétroliers et de l'annonce d'une inflation sans grande surprise en août aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a gagné 1%, à 52.573,29 points, tandis que le S&P 500 a pris 0,9%, à 7.656,98 points. Pour sa part, le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'est adjugé 1%, à 26.333,04 points. Les indices ont ainsi limité leur repli sur l'ensemble de la semaine malgré le choc créé par l'envolée du pétrole, le Dow Jones ayant lâché 1,5% tandis que le Nasdaq a perdu 0,7%.

Wall Street ne doute désormais plus beaucoup que la Réserve fédérale (Fed), sous la direction de son nouveau président, Kevin Warsh, commencera à relever ses taux d'intérêt cette semaine. Une hausse pourrait envoyer un signal fort au marché, selon lequel la lutte contre l'inflation dans le pays ne peut plus attendre.

"A ce stade, le seul choix de la Fed est d'agir", affirme Loren Moran, gestionnaire de portefeuilles obligataires chez Wellington Management, alors que l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis a augmenté de 3,4% sur un an en août, comme en juillet.

"L'un des plus grands risques aurait été un IPC plus faible qui aurait laissé le marché dans ce 'moment de flottement' sur les taux", ajoute-t-elle.

Les derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis sont globalement conformes aux attentes, mais suffisamment élevés pour renforcer les anticipations d'une hausse du taux directeur de la Fed cette semaine, indique de son côté Commerzbank Research.

Sur le marché des contrats à terme sur les fonds fédéraux, la probabilité d'une hausse de 25 points de base cette semaine se situe à 88%, contre 62% lundi dernier, notent-ils.

OBLIGATIONS

Vers 7h50, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 0,7 point de base, à 4,97%. Le taux du titre à deux ans abandonnait 1 point de base, à 4,62%.

CHANGES

Vers 7h50, l'euro perdait 0,3%, à 1,1570 dollar. Le billet vert gagnait 0,3% face à la devise japonaise, à 154,01 yens.

PETROLE

Les cours du pétrole montent lundi matin.

Vers 7h50, le contrat de novembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 2,08 dollars, soit 2%, à 106,69 dollars le baril. Le contrat d'octobre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex progressait de 2,17 dollars, soit 2,2%, à 102,22 dollars le baril.

Le cours du Brent devrait rester élevé au quatrième trimestre, soutenu par les perturbations persistantes autour du détroit d'Ormuz, les risques croissants à Bab el-Mandeb et les exportations limitées du Moyen-Orient, indique Thye May Ting, analyste chez Hong Leong IB.

La baisse de l'offre mondiale de pétrole s'est accentuée en raison des perturbations de la production et des exportations de la région, tandis que le redressement des importations de brut de la Chine constitue un risque de hausse supplémentaire pour les prix du Brent, ajoute-t-elle.

Elle s'attend à ce que le Brent se situe entre 95 et 100 dollars le baril vers la fin de 2026, et relève son hypothèse de prix moyen pour 2026 de 80 à 90 dollars le baril.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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