
Les Bourses européennes se sont nettement repliées vendredi, alors que les investisseurs ont analysé de nouvelles données clés sur le marché du travail aux Etats-Unis, tout en continuant de s'interroger sur les perspectives des valeurs exposées à l'intelligence artificielle (IA).
Selon les données de Factset, l'indice Stoxx Europe 600 a cédé 1%, à 648,3 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont reflué de 0,8% chacun. A Francfort, le DAX 40 a reculé de 1,9% et le FTSE 100 a abandonné 1% à Londres. A l'approche de la mi-séance, la tendance était au rebond à Wall Street, au lendemain d'une véritable déroute. Le Dow Jones et le S&P 500 prenaient respectivement 0,2% et 1%, tandis que le Nasdaq Composite grimpait de 1,8%.
Grand rendez-vous macroéconomique de la journée, les créations d'emplois ont accéléré en octobre aux Etats-Unis, tout en dépassant largement les prévisions. Le département américain du Travail a fait état de la création de 165.000 postes nets dans le pays le mois dernier, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient en moyenne sur 59.000 nouveaux emplois.
"Le rapport sur l'emploi d'octobre s'est révélé particulièrement solide et accentue à nouveau la pression sur la Fed pour qu'elle relève ses taux en décembre, après que les inquiétudes apparues à la suite des élections de mi-mandat concernant un ralentissement des investissements dans l'IA ont atténué les anticipations de hausse des taux", commente Jeff Schulze de ClearBridge Investments.
"Le mardi 17 novembre, Nvidia, valeur emblématique de l'essor de l'IA, publiera ses résultats trimestriels après la clôture de Wall Street. Ce sera une occasion de voir si les inquiétudes des investisseurs se traduisent déjà dans les projections de l'entreprise", souligne pour sa part Olivier Malteste, directeur des investissements chez Yomoni.
Sur le marché des changes, l'euro recule de 0,6% face au billet vert, à 1,1154 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-TP (-15,3%): l'ex-Teleperformance a abaissé jeudi soir sa prévision d'activité pour 2026, en raison d'un "environnement sectoriel plus défavorable qu'anticipé" et du "recul accéléré des services Trust & Safety". Le gestionnaire de centres d'appels a accusé une baisse de son activité au troisième trimestre en données comparables.
-GENFIT (-7,3%): la biotech spécialisée dans les maladies rares du foie a vu ses revenus reculer de 7,1%, à 36,4 millions d'euros, pour les neuf premiers mois de l'année. Elle a toutefois indiqué disposer d'une trésorerie de 95,6 millions d'euros à fin septembre, un montant jugé plus que suffisant pour couvrir ses besoins de financement en 2027 et 2028.
-APERAM (-3,9%): le sidérurgiste a publié vendredi un excédent brut d'exploitation ajusté inférieur aux attentes des analystes au titre du troisième trimestre de l'année, dans un environnement marqué par la faiblesse de la demande en Europe.
-Kering (-1,8%): le groupe de luxe a annoncé vendredi la nomination de la designer Martine Rose au poste de directrice de la création de sa marque Balenciaga. Kering avait fait part jeudi soir du départ de Pierpaolo Piccioli après un peu plus d'un an à ce poste.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
