
Les Bourses européennes ont terminé globalement en repli mardi, alors que les investisseurs décortiquent des résultats trimestriels dans un climat de prudence face à l'évolution du pétrole et de craintes sur le financement de l'intelligence artificielle.
L'indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,1%, à 638,90 points. A Paris, le CAC 40 a cédé 0,3%, tandis que le SBF a abandonné 0,4%. A Francfort, le DAX 40 a reculé de moins de 0,1%, et le FTSE 100 a fini quasiment à l'équilibre à Londres.
La Bourse de New York évolue dans le vert à la même heure après des bons résultats dans le secteur industriel, notamment de 3M (+5%), et la légère baisse des prix du pétrole américain. L'indice Dow Jones prenait 1%, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq gagnaient plus de 0,2%.
Après leur envolée de la veille, les taux européens se tassent légèrement mais les tensions sociales en France restent très surveillées. L'état des finances publiques laisse peu de marges de manoeuvre au gouvernement pour apporter des réponses aux difficultés, notamment en matière de pouvoir d'achat, qui alimentent la contestation.
La tension devrait persister sur les taux des obligations d'Etat de la France, dans un contexte d'agitation autour des projets de réduction du déficit public du gouvernement, a estimé dans une note l'analyste de Danske Bank, Alexander de Lellis Stroustrup. En Allemagne, la confiance des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne s'est également dégradée un peu plus que prévu en octobre, selon les données publiées mardi par l'institut de conjoncture allemand ZEW. L'indicateur économique avancé ZEW a reflué à 28,1 ce mois-ci, contre 34,7 en septembre.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'OAT française à 10 ans reculait de 2 points de base (0,02 point de pourcentage), à 4,92% tandis que celui du Bund Allemand de même échéance cédait 6 points, à 3,39%. .
Les cours du pétrole s'inscrivent en repli de leur côté mais les craintes sur l'approvisionnement futur restent persistantes sur le marché en raison des menaces de reprise du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis et de perturbations dans le détroit d'Ormuz. Le contrat de décembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres reculait de 1%, à 108,42 dollars le baril.
Sur le marché des changes, l'euro gagnait 0,2% face au billet vert, à 1,1232 dollar.
Durant les prochains jours, la saison des résultats d'entreprises battra son plein des deux côtés de l'Atlantique, avec notamment les publications des géants américains du spatial et du streaming SpaceX et Netflix après la clôture de Wall Street et des grands noms comme Hermès et L'Oréal.
ACTIONS A SUIVRE
-Schneider Electric (-3,3%): l'équipementier électrique a indiqué mardi avoir réalisé une augmentation de capital d'environ 6 milliards d'euros, destinée au financement de l'acquisition de PTC. Début octobre, Schneider Electric a annoncé avoir conclu un accord en vue du rachat de l'éditeur américain de logiciels d'ingénierie pour une valeur d'entreprise de 23,7 milliards de dollars.
-SOLVAY (-3,9%): le chimiste a lancé lundi soir un avertissement sur ses résultats de l'exercice 2026, dans un contexte marqué par la poursuite du conflit au Moyen-Orient.
-Vinci (-0,1): le groupe de BTP et de concessions a annoncé lundi soir une diminution de la fréquentation de ses aéroports en septembre. Vinci Airports a accusé le mois dernier un repli de 1,5% de son trafic de passagers par rapport à septembre 2025.
-VIRBAC (+2,4%): le laboratoire vétérinaire a confirmé lundi soir ses objectifs financiers pour 2026, après avoir enregistré une forte progression de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, notamment grâce à sa croissance en Amérique du Nord.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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