
Les Bourses européennes ont fini en majorité en légère hausse mardi, l'annulation par le président américain d'une attaque contre l'Iran étant en partie contrebalancée par une nouvelle hausse des taux longs aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Europe.
L'indice Stoxx Europe 600 a gagné 0,2%, à 611,34 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 se sont effrités de 0,1% chacun. A Francfort, le DAX 40 a progressé de 0,4%, tandis que le FTSE 100 s'est adjugé 0,1% à Londres.
A Wall Street, les indices perdaient du terrain. Vers 17h50, le Dow Jones et le S&P 500 reculaient de respectivement 0,4% et de 0,6%. Le Nasdaq cédait 1%.
Donald Trump a indiqué lundi soir que des "négociations sérieuses" étaient en cours avec l'Iran et avaient conduit à l'annulation d'une attaque prévue mardi contre le pays. Cependant, les Etats-Unis se tiennent prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'est pas trouvé", a prévenu le président américain sur Truth Social. Lors d'une conférence de presse ultérieure, le président américain a déclaré que les dirigeants du Golfe lui avaient demandé de repousser les frappes "de deux ou trois jours."
Un responsable américain a déclaré au site Axios qu'il y avait eu un message commun émanant du Qatar, des Emirats arabes unis et de l'Arabie saoudite. Ce message pouvait se résumer ainsi: "Donnez une chance aux négociations, car si vous frappez l'Iran, nous en paierons tous le prix."
Les militaires américains n'ayant pas engagé de nouvelles hostilités, les cours du pétrole reculent mardi. Vers 17h50, le contrat de juillet sur le brent de mer du Nord perdait 1,3%, à 110,63 dollars le baril, après avoir touché en séance un point bas à 109,01 dollars.
Sur le marché obligataire, les taux longs se sont de nouveau tendus en dépit de la baisse du marché pétrolier. La publication de plusieurs indicateurs économiques la semaine dernière, dont l'inflation américaine et les prix à la production au Japon, a ravivé les inquiétudes quant à une diffusion des pressions inflationnistes dans l'ensemble de l'économie alors que le détroit d'Ormuz reste désespérément bloqué.
La progression a été plus forte aux Etats-Unis. Vers 17h50, le rendement du 10 ans s'adjugeait 8 points de base (0,08 point de pourcentage), à 4,67%. Le rendement du 30 ans américain retrouve de son côté son plus haut niveau depuis juillet 2007 en progressant de 5 points de base, à 5,18%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans s'adjugeait 4 points de base, à 3,19% et celui de l'OAT française à dix ans gagnait 2 points de base, à 3,83%.
Sur le marché des changes, l'euro reculait de 0,5% face au billet vert, à 1,1602 dollar.
ACTIONS EN VUE:
-ADP (+0,4%): l'exploitant aéroportuaire a annoncé lundi soir que son trafic avait reculé de 4,9% en avril 2026 par rapport au même mois l'an dernier, en raison de l'instabilité géopolitique au Moyen-Orient.
-ArcelorMittal (-2,7%): le sidérurgiste a cédé 10% du capital du fabricant de tubes sans soudure VALLOUREC (-7,9%) et n'en détiendra plus que 17,3% après le règlement de la transaction, prévu le 21 mai. Le groupe a indiqué qu'il distribuerait le produit de l'opération à ses actionnaires dans le cadre de son programme de rachat d'actions.
-Sanofi (+1,2%): le laboratoire pharmaceutique Sanofi a annoncé lundi soir de nouvelles données positives concernant l'efdoralprine alfa, son traitement expérimental contre l'emphysème par déficit en alpha-1 antitrypsine (DAAT), une maladie rare.
-Worldline (+5,4%): le spécialiste des paiements électroniques a annoncé mardi avoir acquis la part de 20% que détenait encore la banque grecque Eurobank dans leur coentreprise, pour un montant de 72 millions d'euros.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
