
Les Bourses européennes ont reculé vendredi en raison du regain de tension dans le golfe Persique et en dépit de créations de postes supérieures aux attentes aux Etats-Unis.
L'indice Stoxx Europe 600 a reculé de 0,7%, à 612,14 points, effaçant pratiquement ses gains sur la semaine (+0,1%). A Paris, le CAC 40 a rétrogradé de 1,1% et le SBF 120 a cédé 1%. A Francfort, le DAX 40 s'est replié de 1,3%, tandis que le FTSE 100 a perdu 0,4% à Londres.
A l'approche de la mi-séance, Wall Street était bien orientée et inscrivait de nouveaux records. Le Dow Jones et le S&P 500 s'adjugeaient respectivement 0,1% et 0,8%. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, gagnait 1,3%.
Donald Trump a affirmé jeudi que le cessez-le-feu avec l'Iran était toujours en vigueur malgré l'attaque contre des navires de guerre américains survenue dans la journée. "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, selon Franceinfo.
Les Etats-Unis ont riposté en interceptant les projectiles et en frappant les sites militaires iraniens à l'origine des tirs, selon le centre de commandement américain. Aucune cible américaine n'a été atteinte par ces attaques, a-t-il précisé.
Le commandement militaire iranien a de son côté accusé l'armée américaine d'avoir violé le cessez-le-feu en attaquant des navires à proximité du détroit d'Ormuz.
Dans ce contexte de crispation géopolitique, le cours du pétrole brent se maintient au-dessus de 100 dollars vendredi. A 18h15, le contrat de juillet montait de 1,6%, à 101,61 dollars le baril.
Aux Etats-Unis, les opérateurs ont pris connaissance d'un rapport sur l'emploi meilleur qu'anticipé. Le département américain du Travail a indiqué avoir enregistré 115.000 créations d'emploi, nettes des destructions, le mois dernier, contre 185.000 en mars, en données révisées. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s'attendaient à la création de 55.000 postes nets en avril. Le taux de chômage, issu d'une enquête séparée auprès des ménages, s'est maintenu à 4,3%, conformément aux attentes.
Pour Commerzbank, ces chiffres valident le scénario de la Fed, pour qui le marché du travail constitue actuellement le problème le moins grave. "En revanche, la Fed n'a pas atteint son objectif d'inflation depuis cinq ans, et la hausse des prix de l'énergie alimente actuellement une nouvelle flambée de l'inflation. On ne prévoit donc pas de baisse des taux d'intérêt avant la fin de l'année, même si le président Trump l'a réclamée à plusieurs reprises", ajoute l'économiste.
De son côté, Bank of America ne prévoit plus de baisse des taux de la Fed ses taux cette année. La banque américaine a repoussé les deux baisses prévues dans ses prévisions de septembre-octobre 2026 à juillet-septembre 2027.
Sur le marché des changes, l'euro gagne 0,5% face au billet vert, à 1,1778 dollar.
ACTIONS A SUIVRE:
-Airbus (-1,9%): le groupe européen d'aéronautique et de défense a annoncé jeudi avoir livré 67 avions à 39 clients en avril, tout en ayant reçu 28 commandes brutes le mois dernier.
-SOITEC (+13,70%): Nomura a repris vendredi le suivi de Soitec avec une recommandation "achat" et un objectif de cours de 250 euros.
-Stellantis (+1,8%): le groupe automobile a annoncé vendredi étudier avec le constructeur chinois Leapmotor l'extension de leur partenariat stratégique.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
