
Les cours de l'or s'inscrivent en net repli lundi, alors que l'accès au détroit d'Ormuz a été refermé ce week-end par l'Iran.
Vers 15h00, le contrat à terme sur l'once d'or pour livraison en juin cédait 1,2%, à 4.822,90 dollars, selon les données de MarketWatch.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a annoncé dimanche que les forces américaines avaient saisi un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman, une opération à laquelle Téhéran a promis de riposter. Le président américain a également affirmé que l'Iran avait violé son accord de cessez-le-feu avec les Etats-Unis et a menacé sur son réseau Truth Social de "détruire chaque centrale électrique et chaque pont en Iran" si Téhéran ne conclut pas d'accord.
Donald Trump a formulé cette menace tout en annonçant l'arrivée de négociateurs américains au Pakistan lundi soir pour de nouveaux pourparlers de paix. L'Iran a cependant encore menacé dimanche de ne pas participer aux pourparlers, affirmant que les exigences de Washington restent excessives.
Ces nouvelles tensions géopolitiques font remonter les cours du pétrole, ce qui alimente le scénario d'un retour prolongé de l'inflation avec des banques centrales moins accommodantes que prévu. Ce contexte est négatif pour le cours du métal jaune, qui ne rapporte par définition aucun intérêt.
"La flambée des prix de l'énergie et des anticipations d'inflation [soutient] à la fois le dollar et les rendements des titres du Trésor américain sur toutes les échéances, pesant ainsi sur le cours de l'or", souligne lundi dans une note le responsable de la clientèle du courtier Kudotrade, Konstantinos Chrysikos.
"Les flux d'investissement risquent également de s'inverser. Après deux semaines d'afflux de capitaux, les ETF adossés à l'or pourraient connaître de nouvelles sorties de capitaux, les investisseurs pouvant se tourner vers d'autres actifs face à la hausse des taux d'intérêt, ce qui exercerait une pression supplémentaire sur le métal précieux", ajoute-t-il.
"Le métal jaune conserve un rôle de couverture de fond, mais il ne bénéficie plus d'un réflexe refuge automatique. Le marché considère maintenant que la guerre soutient davantage le pétrole et le dollar qu'elle ne soutient l'or à court terme", juge de son côté dans une note lundi Jean-François Faure, président fondateur d'AuCoffre.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
