Accueil / Marchés / Cotation Cac 40 / Actus Cac 40

Cac 40

Bourse France PX1 - FR0003500008
7 962,39 -0,24%
Actualité publiée le 24/03/25 08:33

La consommation mondiale d'énergie explose, portée par une envolée de l'électricité

(ABC Bourse) - La planète n’avait pas consommé autant d’énergie depuis des lustres. En 2024, la demande mondiale a explosé, tirée par un bond historique de l’électricité, au point de faire chuter le pétrole sous la barre des 30 % pour la première fois depuis un demi-siècle. Le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publié ce lundi 24 mars, livre un panorama saisissant d’une transition énergétique qui s’accélère à vitesse grand V.

Avec une hausse de 2,2 % de la consommation énergétique mondiale, l’année 2024 dépasse toutes les autres de la dernière décennie. Cette dynamique s’explique par une croissance spectaculaire de l’électricité (+4 %), soit 1 100 térawattheures supplémentaires, l’équivalent de la consommation annuelle du Japon. Ce niveau n’avait jamais été atteint, en dehors des années de rebond après crise économique.

Pourquoi l’électricité a battu des records dans le monde entier

Le coup d’accélérateur vient d’un cocktail inédit de facteurs : des vagues de chaleur à répétition, des centres de données affamés d’énergie, la montée en puissance de l’IA, mais aussi la mobilité électrique en plein essor.

« L’utilisation de l’électricité croît rapidement, à tel point que cela a suffi à inverser la courbe après des années de consommation énergétique en baisse dans les économies avancées », souligne Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.

La ruée vers les véhicules électriques illustre cette transformation : une voiture sur cinq vendues dans le monde était électrique en 2024, avec une croissance des ventes de plus de 25 % sur l’année.

Le pétrole dégringole, le gaz résiste, le nucléaire s’impose

L’année 2024 marque un tournant historique pour le pétrole : sa part dans le mix énergétique mondial est tombée sous les 30 %, contre 46 % au sommet il y a 50 ans. Les énergies fossiles cèdent peu à peu du terrain, même si le gaz naturel résiste avec une hausse de consommation de 2,7 % (soit +115 milliards de mètres cubes), bien au-delà des moyennes observées entre 2013 et 2023.

En parallèle, les énergies renouvelables et le nucléaire assurent 80 % de l’électricité supplémentaire consommée en 2024, et pèsent désormais 40 % de la production électrique mondiale. Une première.

Les pays émergents en tête du peloton énergétique

Ce sont les pays émergents et en développement qui ont porté cette demande : 80 % de l’augmentation globale provient de ces régions. Même si la croissance chinoise ralentit – elle passe de 6 % en 2023 à 3 % en 2024 – le reste du monde a pris le relais.

Dans les économies avancées, pourtant en déclin énergétique depuis des années, la tendance s’est inversée avec une hausse de 1 % en 2024. Un signal clair que la transition électrique devient un mouvement global.

© AbcBourse.com. Tous droits réservés

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.

7 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

Claude.83
24/03/25 09:20
Il faudrait savoir : nous lisons que les constructeurs automobiles s'affolent et vont licencier a tour de bras, parce que les voitures électriques ne se vendent pas et là on veut nous faire croire que les ventes sont en plein boom ! Qui croire comme toujours !! ??? Article manipulateur des opinions une fois encore !
gars d1
24/03/25 10:55

Grossière erreur que d'observer des choses sous l'unique oeil de l'évolution des % , c'est ce qui s'appelle tomber dans le panneau…

Je note : "L’année 2024 marque un tournant historique pour le pétrole : sa part dans le mix énergétique mondial est tombée sous les 30 %, contre 46 % au sommet il y a 50 ans. Les énergies fossiles cèdent peu à peu du terrain, même si le gaz naturel résiste avec une hausse de consommation de 2,7 % (soit +115 milliards de mètres cubes), bien au-delà des moyennes observées entre 2013 et 2023.
En parallèle, les énergies renouvelables et le nucléaire assurent 80 % de l’électricité supplémentaire consommée en 2024, et pèsent désormais 40 % de la production électrique mondiale. Une première.
"


Sur ce graphe, on voit très bien que si pour le pétrole, sa représentation dans le mix énergétique baisse en %, en revanche sa représentation continue de croitre en volume : ce qui explique en autre la tenue des prix de pétrole, et aussi le niveau de cotation des pétrolières…

Et donc on pourra encore remarquer que la hausse de la demande en pétrole évolue moins vite que des énergies de substitutions…

Alioche
24/03/25 11:38

Les deux ont raison, tout dépend comment on présente les chiffres.

Si les ventes doublent, on peut dire qu'on est "en plein boom".

Par contre si elles passent de 2 à 4 % de la production, elles ont bien doublées mais les constructeurs ne sauront pas quoi faire de leurs personnels.

Finus
24/03/25 11:48


En parallèle, les énergies renouvelables et le nucléaire assurent 80 % de l’électricité supplémentaire consommée en 2024, et pèsent désormais 40 % de la production électrique mondiale. Une première."
Et quand une centrale nucléaire pétera, ça sera une première pour ceux qui habitent à deux cent kilomètres à la ronde. Pourquoi n'y en a pas à Paris ?

L'Espagne aussi a construit une centrale nucléaire à côté de la frontière espagnole avec le Portugal qui devrait être interdite, car elle met en danger les personnes qui habitent dans les alentours. Mais l'État a tous les droits.


Tous les commentaires Cac 40

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

QAN4ZcYILSrnI8qRbSrpuxP79LGpr7QmaDlBEixjuKtTEAVeVN7copTiyrcn2RpC