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Actualité publiée le 06/11/26 09:52

Le déficit commercial de la France se creuse à 7,3 milliards d'euros, l'énergie fait grimper la facture

(ABC Bourse) - La France voit son déficit commercial repartir à la hausse en septembre 2026. Les achats de produits énergétiques pèsent lourd dans les échanges, malgré une progression des exportations. Les chiffres publiés ce vendredi 6 novembre révèlent également des écarts marqués selon les partenaires commerciaux.

Le commerce extérieur français termine septembre dans le rouge, et l'addition s'alourdit. Le déficit commercial de la France a atteint 7,3 milliards d'euros, soit une dégradation de 1,3 milliard d'euros en un mois. Les chiffres communiqués vendredi 6 novembre 2026 par les douanes montrent que les achats à l'étranger ont progressé bien plus rapidement que les ventes françaises, sous l'effet des approvisionnements énergétiques.

En septembre, les importations françaises ont bondi de 2,4 milliards d'euros pour atteindre 62,7 milliards d'euros. Face à cette progression, les exportations ont gagné un milliard d'euros, à 55,3 milliards. Un écart qui s'explique principalement par les achats de produits pétroliers raffinés, alors que les livraisons d'avions au Proche-Orient et au Moyen-Orient ont soutenu les ventes françaises à l'étranger.

Le déficit commercial français plombé par les importations d'énergie

La hausse des exportations n'a donc pas suffi à absorber celle des importations. Les douanes évoquent une "forte hausse" des achats à l'étranger, alimentée par les besoins énergétiques du pays. Les produits pétroliers raffinés occupent une place importante dans cette progression, qui vient détériorer le solde commercial après le recul du déficit observé en août.

La situation varie sensiblement selon les partenaires commerciaux de la France. Avec l'Asie, le solde s'est dégradé de 0,7 milliard d'euros, principalement en raison des échanges avec la Chine. Les importations d'équipements informatiques ont augmenté, contribuant à creuser le déséquilibre.

Le constat est également défavorable sur le continent américain. La balance commerciale française s'y détériore de 0,5 milliard d'euros, avec une progression des achats d'hydrocarbures naturels provenant des États-Unis. Les échanges avec l'Union européenne enregistrent eux aussi une dégradation de 0,5 milliard d'euros, tandis que ceux avec les pays européens hors UE reculent de 0,4 milliard.

Toutes les zones géographiques ne suivent pourtant pas cette tendance. Le solde commercial s'améliore de 0,6 milliard d'euros avec le Proche et le Moyen-Orient, porté par les livraisons aéronautiques françaises. Les échanges avec l'Afrique affichent également une amélioration de 0,4 milliard d'euros.

Sur douze mois glissants, le déficit commercial français atteint désormais 64,4 milliards d'euros en septembre.

La Banque de France constate aussi une dégradation des transactions courantes

Les chiffres publiés vendredi par la Banque de France confirment une détérioration des échanges extérieurs. Le déficit des transactions courantes, qui prend en compte les échanges de biens, les services et les revenus, s'élève à 2,7 milliards d'euros en septembre, contre 1,4 milliard en août. Il a donc presque doublé en l'espace d'un mois.

Cette évolution provient essentiellement des échanges de marchandises. Selon la Banque de France, le déficit des biens s'est creusé de 1,1 milliard d'euros pour atteindre 6,2 milliards. L'institution explique cette dégradation par "à la fois d’un accroissement du déficit des biens hors énergie (-2,0 milliards d’euros en septembre après -1,5 milliard en août) et d’une hausse de la facture énergétique (-4,2 milliards d’euros en septembre après -3,6 milliards en août)".

Les services affichent une situation différente. Leur excédent reste stable à 4,9 milliards d'euros en septembre, sans parvenir à empêcher la dégradation du solde global des transactions courantes.

Sur les douze derniers mois, le déficit des transactions courantes atteint 13,7 milliards d'euros. Il demeure toutefois inférieur aux 15,8 milliards d'euros enregistrés sur la même période un an plus tôt.

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