
(Agefi-Dow Jones)--Les rendements des obligations d'Etat se stabilisent en Europe sur fond de léger rebond des cours du pétrole.
Vers 11h30, le rendement du Bund allemand à dix ans était quasiment stable, à 3,01%, tandis que celui de l'OAT française de même échéance progressait de 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 3,73%. En revanche, le rendement du titre du Trésor américain à 10 ans grimpait de 2 points de base, à 4,37%.
En forte hausse lundi matin, les taux longs s'étaient nettement détendus à partir de la mi-journée après que Donald Trump a évoqué des discussions "constructives" avec l'Iran pour tenter de mettre fin au conflit. Téhéran a cependant démenti dialoguer avec les Etats-Unis au sujet de la guerre en cours. L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis envisageraient cependant de rejoindre les Etats-Unis et Israël dans leur combat contre l'Iran, affirmait le Wall Street Journal lundi soir.
"Il est évident que beaucoup dépend désormais de l'évolution des négociations et de la question de savoir si ces discours optimistes se traduiront par des mesures concrètes," souligne Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
"Les prix de l'énergie restent élevés, tout comme les anticipations du marché concernant un resserrement monétaire de la part de la banque centrale", fait pour sa part remarquer ING. "La probabilité implicite d'une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en avril se maintient au-dessus de 50%. Étant donné le peu d'informations supplémentaires dont la BCE disposera probablement à ce moment-là dans la pratique, cela nous semble encore peu probable", explique le stratégiste spécialisé dans les taux.
En attendant que la situation au Moyen-Orient se précise, les cours du pétrole rebondissent légèrement.
Vers 11h30, le contrat de mai sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 0,4%, à 100,30 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex progressait de 2%, à 89,91 dollars le baril.
Outre la géopolitique, le début de séance a été marqué par la publication des indices des directeurs d'achat (PMI), qui signalent une quasi-stagnation de l'activité dans le secteur privé de la zone euro en mars, freinée par les services.
L'indice PMI composite de la zone euro s'est établi à 50,5 en mars, contre 51,9 en février, selon la première estimation de S&P Global et Hamburg Commercial Bank (HCOB).
Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un indice de 51 ce mois-ci. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l'activité par rapport au mois précédent, tandis qu'un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction.
L'enquête de mars "souligne le risque de stagflation, alors que la guerre au Moyen-Orient entraîne une forte augmentation des prix tout en étouffant la croissance. Les coûts des entreprises ont en effet enregistré leur plus forte hausse depuis plus de trois ans, en raison de la flambée des prix de l'énergie et de l'asphyxie des chaînes d'approvisionnement provoquées par la guerre", a commenté dans cette étude Chris Williamson, économiste principal de S&P Global Market Intelligence.
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