
(Zonebourse.com) - Depuis l'ouverture de la première séance de ce mois d'avril, les Bourses européennes poursuivent leur redressement après les nouvelles déclarations de Donald Trump. Le président américain a affirmé hier que les Etats-Unis quitteraient l'Iran dans deux ou trois semaines. Le conflit entre Washington et Téhéran est entré dans son 33ème jour. Vers 12h, le CAC 40 gagne 1,54% à 7 937,33 points et se dirige vers une troisième hausse consécutive. L'Euro Stoxx 50 progresse de 2,13% à 5 688,55 points.
"Nous terminons le travail, je pense qu'en deux semaines, dans quelques jours, de plus ou de moins, nous allons peaufiner le travail. Il n'y a pas de raison de rester indéfiniment" en Iran, a affirmé le locataire de la Maison-Blanche estimant que les États-Unis ont déjà "détruit de grandes quantités de capacités de fabrication de missiles".
Il a assuré, en outre, qu'"il est possible" que son pays et l'Iran concluent un accord "sous peu".
Suite aux propos de Trump, les cours du pétrole ont nettement chuté. A la mi-journée, le brent recule de 0,14% à 103,17 dollars. Le WTI cède 1,69% à 100,03 USD.
Au niveau des affrontements, les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué leur troisième attaque de missiles contre Israël, dans un communiqué de leur porte-parole publié sur Telegram. Entrés dans la guerre samedi, ils affirment avoir visé des "cibles sensibles" dans le sud du pays. "L'opération a été conduite conjointement avec nos frères" en Iran et du Hezbollah libanais, et a "atteint ses objectifs."
Dans l'actualité des valeurs, hier, Kering et L'Oréal ont annoncé la finalisation de leur partenariat stratégique dans la beauté selon les termes communiqués le 19 octobre 2025, après avoir obtenu l'aval des autorités de la concurrence. L'accord entérine l'acquisition par L'Oréal de Kering Beauté, incluant la Maison Creed et la signature des licences de beauté et de fragrances de Maisons emblématiques de Kering. Il s'agit d'une signature de ces licences d'une durée de cinquante ans pour la création, le développement et la distribution des produits parfum et beauté des marques Bottega Veneta et Balenciaga.
Air France-KLM ( 6,80%) affiche la plus forte hausse du SBF 120, porté par la forte contraction des cours du pétrole, alors que le kérosène représente généralement entre 25 et 30% des coûts d'exploitation d'une compagnie. La compagnie aérienne avait indiqué fin mars disposer d'une couverture carburant de l'ordre de 70% sur les premier et deuxième trimestres, mais le groupe restait vulnérable aux hausses sur sa partie non couverte. C'est d'ailleurs ce qui l'avait contraint à revoir ses tarifs à la hausse il y a quelques semaines, avec un surplus de 50 à 70 euros sur les longs courriers pour un aller-retour en classe économique, et de 10% pour les courts et moyen-courriers.
En outre, dans le cadre de sa stratégie active d'acquisitions "bolt-on", Legrand a fait part de deux nouvelles opérations de croissance externe dans les centres de données, à savoir les sociétés Keydak en Chine et TES au Royaume-Uni.
Au sein du SBF 120, Nanobiotix progresse de près de 6% après avoir réduit sa perte nette attribuable aux actionnaires en 2025. Elle s'élève à 24 MEUR, soit 0,50 EUR par action, et représente une diminution de 65% sur un an. Cette amélioration est due principalement à l'impact comptable unique positif de la reconnaissance de revenus, combiné à la suppression de l'obligation de financement concernant l'étude NANORAY-312, selon la société de biotechnologies.
Atos ( 0,74%) a annoncé la finalisation de la vente de Bull, son activité de calcul avancé, à l'Etat français, pour une valeur d'entreprise pouvant atteindre 404 millions d'euros, marquant une nouvelle étape dans son recentrage stratégique.
En Europe, The Berkeley Group Holdings plc signe, de loin, la plus forte baisse du FTSE 100 avec une chute de 14,44%, à 2 943 pence. La société britannique qui construit des logements et des quartiers indique que son modèle est axé sur la régénération de friches industrielles urbaines, mais qu'il nécessite des investissements initiaux massifs qui exigent un environnement stable. Or, ces dernières années ont été marquées par une hausse sans précédent des coûts et des contraintes réglementaires, conjuguée à une volatilité géopolitique et macro-économique persistante. Par conséquent, The Berkeley Group a décidé de suspendre l'acquisition de nouveaux terrains tant que les conditions actuelles (fiscalité élevée, réglementation accrue) persistent.
Zone euro : l'activité manufacturière au plus haut depuis 45 mois en mars
Au chapitre statistiques, plusieurs indices PMI manufacturier ont été publiés ce matin.
Dans la zone euro, le rythme de croissance du secteur manufacturier a accéléré en mars alors qu'une contraction était redoutée. L'indice de S&P Global mesurant l'activité manufacturière est passé de 50,8 en février à 51,6 points en mars, un niveau inédit depuis 45 mois. Les analystes tablaient sur une baisse à 49,4 points.
Pour Joe Hayes, économiste principal chez S&P Global Market Intelligence : "les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se reflètent déjà sur la conjoncture du secteur manufacturier de la zone euro. En effet, les délais de livraison des fournisseurs se sont nettement allongés, les chaînes logistiques devant s'adapter aux perturbations du transport maritime, tandis que la flambée des prix du pétrole et de l'énergie a porté l'inflation des prix des intrants à son niveau le plus élevé depuis la fin de l'année 2022"
De surcroît, l'indice PMI pour l'industrie manufacturière française, calculé par S&P Global, s'est établi sur la barre des 50, synonyme de statu quo, en mars, restant ainsi proche de son niveau de février (50,1) et indiquant une stagnation de la conjoncture du secteur. La production est repartie à la baisse en mars après deux mois consécutifs de hausse en début d'année 2026. Parallèlement, le recul des nouvelles commandes s'est accentué et la confiance des entreprises s'est repliée à un creux de cinq mois.
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