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Actualité publiée le 21/01/26 17:08

Davos : Trump relance l'achat du Groenland, mais écarte l'usage de la force

(ABC Bourse) - Donald Trump a ravivé ce mercredi à Davos l’idée controversée d’acquérir le Groenland, affirmant qu’il n’emploiera pas la force. Il exige en revanche des négociations immédiates, sur fond de tensions diplomatiques avec plusieurs alliés occidentaux.

Installé à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Donald Trump a clarifié mercredi 21 janvier ses intentions sur le Groenland. Face à un parterre de dirigeants politiques et économiques, il a formellement écarté tout recours à la force pour s’en emparer : "Les gens pensaient que j'utiliserais la force. Je n'ai pas besoin d'utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n'utiliserai pas la force", a-t-il martelé.

Mais le président américain n’a pas pour autant abandonné l’idée d’acheter ce territoire autonome danois. Bien au contraire. "Je demande l'ouverture de négociations immédiates afin de discuter à nouveau de l'acquisition du Groenland par les États-Unis", a-t-il poursuivi, avant de défendre l’idée que seul son pays pouvait assurer la sécurité de la région : "qu'aucune nation ni groupe de nations n'est en position de pouvoir assurer la sécurité du Groenland en dehors des Etats-Unis".

Un “morceau de glace” pour protéger le monde

À Davos, l’ancien promoteur immobilier a aussi insisté sur la puissance américaine : "Nous sommes une grande puissance, beaucoup plus grande que ce que les gens comprennent. Je pense qu'ils l'ont découvert il y a deux semaines au Venezuela". 

Justifiant son projet, il a déclaré : "Nous voulons un morceau de glace pour protéger le monde, et ils refusent de nous le donner", avant de prévenir : "Ils peuvent dire oui, et nous leur en serons très reconnaissants. Ou ils peuvent dire non, et nous nous en souviendrons".

Tensions diplomatiques à tous les étages

Le Danemark, qui a déjà opposé une fin de non-recevoir à toute cession du Groenland, a de nouveau été ciblé par Trump. L’homme fort de Washington lui a reproché son "ingratitude", confondant à plusieurs reprises le territoire avec l’Islande.

Les piques se sont ensuite multipliées. Contre le Canada, dont le Premier ministre Mark Carney a été applaudi à Davos, Trump a déclaré qu’il "existe grâce aux Etats-Unis" et "devrait nous être reconnaissant".

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Même Emmanuel Macron n’a pas été épargné. Le président français, qui avait dénoncé la veille des tentatives de Washington de "subordonner l'Europe", a été moqué par Trump : "Je l'ai vu jouer le dur à cuire" avec "ces belles lunettes de soleil", a-t-il lancé, en référence à un souci ophtalmique.

Le retour de Trump à Davos, pour la première fois depuis 2020, a attiré les foules. Quatre salles de retransmission ont dû être ouvertes, l’auditorium de 1.300 places ayant rapidement affiché complet. Malgré un retard causé par un problème technique sur Air Force One, le président américain a prévu cinq réunions bilatérales, dont une, encore floue, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

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