
(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes ont terminé globalement en baisse jeudi, après une série de résultats d'entreprises et la publication la veille d'un bon rapport sur l'emploi aux Etats-Unis.
A la clôture, l'indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,5%, à 618,52 points, après avoir atteint un nouveau record en séance de 625,90 points. Le CAC 40 et le SBF 120 ont gagné en revanche 0,3% chacun, après avoir décroché de nouveaux sommets historiques en séance de 8.437,4 points et 6.384,1 points, respectivement. Le DAX 40 a terminé à l'équilibre à la Bourse de Francfort, tandis le FTSE 100 a cédé 0,7% à Londres.
Sur le Vieux Continent, les investisseurs ont réagi à une nouvelle salve de résultats d'entreprises, tels qu'EssilorLuxottica, Hermès, Michelin, Legrand, Siemens, Unilever ou encore Mercedes-Benz.
A l'approche de la mi-séance, Wall Street s'affiche en net repli. Le Dow Jones et le S&P 500 reculaient de 1,1%, tandis que le Nasdaq Composite refluait de 1,6%.
L'économie américaine a créé bien plus d'emplois que prévu en janvier, tandis que le taux de chômage a un peu diminué, selon les chiffres publiés mercredi par le département du Travail. Les chiffres de 2024 et 2025 ont toutefois été révisés en forte baisse.
"Ce rapport est de bon augure pour la santé du consommateur américain, avec une accélération de la croissance des salaires et une progression du taux de participation au marché du travail", commente Jeff Schulze, responsable de la stratégie économique et de marché chez ClearBridge.
Sur le front des statistiques toujours, le nombre d'actifs américains effectuant une première demande d'allocation chômage a baissé de 5.000 au cours de la semaine terminée le 7 février, à 227.000 en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé jeudi le département américain du Travail. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s'attendaient à 225.000 inscriptions au chômage la semaine dernière.
De leur côté, les ventes de logements anciens en janvier aux Etats-Unis ont reculé de 8,4% sur un en janvier.
Les dernières statistiques parues aux Etats-Unis, y compris la baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage, "suggèrent qu'un assouplissement monétaire a peu de chance d'être au programme à moins d'un affaiblissement substantiel de l'emploi ou d'un retour de l'inflation", commente Maria Augustina Patti, stratégiste au sein de la plateforme de trading Exness.
Sur le marché des changes, l'euro est quasi inchangé face au billet vert, à 1,1871 dollar.
LES VALEURS EN VUE:
-CARREFOUR (+1,4%): le groupe de grande distribution a annoncé jeudi être entré en négociations exclusives avec la société d'investissement roumaine Paval Holding en vue de la cession de l'intégralité de ses activités en Roumanie. La transaction, soumise à l'obtention des autorisations réglementaires, devrait intervenir au second semestre de cette année et se conclurait sur la base d'une valeur d'entreprise de 823 millions d'euros, a indiqué Carrefour dans un communiqué.
-ESSILORLUXOTTICA (+4,2%): le fabricant de verres et de lunettes a publié mercredi soir des résultats pour 2025 marqués par une pression sur ses marges et une accélération de la croissance de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre. Le bénéfice net s'est établi à 2,32 milliards d'euros l'an passé, en repli de 1,9% par rapport à 2024 à taux de change courants.
-HERMES (+2,55%): le groupe de luxe a publié jeudi des résultats légèrement supérieurs aux attentes au titre de 2025, après avoir enregistré une croissance soutenue de ses ventes au quatrième trimestre, grâce notamment à une forte demande au Japon et outre-Atlantique.
-IPSEN (+6,3%): le laboratoire pharmaceutique a annoncé jeudi tabler en 2026 sur une accélération de ses ventes et sur une rentabilité globalement stable, après avoir enregistré des résultats conformes à ses prévisions en 2025.
-LEGRAND (+3%): le spécialiste des infrastructures électriques a annoncé jeudi prévoir une hausse de son activité en 2026, après avoir enregistré une progression de ses résultats l'an dernier, en dépit d'un marché du bâtiment en retrait.
-MERCEDES-BENZ (-1,45%): le constructeur automobile allemand a fait état jeudi d'un chiffre d'affaires en repli de 9% sur un an en 2025, à 132,2 milliards d'euros. Son résultat avant intérêts et taxes (Ebit) a plongé de 40%, tandis que la marge ajustée de la division automobile s'élève à 5% sur la période. Pour l'exercice 2026, Mercedes-Benz prévoit une hausse de son résultat d'exploitation mais une marge ajustée de la division automobile comprise entre 3% et 5%.
-MICHELIN (+4,9%): le fabricant de pneumatiques prévoit un rebond de son résultat opérationnel en 2026 après que cet indicateur a reculé en 2025, plombé par une baisse des volumes et par l'appréciation de l'euro face au dollar. Le groupe a par ailleurs annoncé une accélération de ses rachats d'actions pour la période 2026-2028.
-Sanofi (-4,2%): le laboratoire pharmaceutique a annoncé jeudi que son conseil d'administration avait décidé de ne pas renouveler le mandat d'administrateur de Paul Hudson, qui quittera ainsi son poste de directeur général le 17 février prochain. Il sera remplacé par Belén Garijo, qui prendra ses fonctions de directrice générale à l'issue de l'assemblée générale du 29 avril.
-SIEMENS (+0,3%): le groupe industriel allemand a annoncé jeudi avoir enregistré un chiffre d'affaires en progression de 8% sur une base comparable au titre du premier trimestre de son exercice décalé. Siemens a dépassé les attentes des analystes en matière de résultat net et le groupe a relevé sa prévision de bénéfice annuel pour l'exercice en cours.
-Unibail-Rodamco-Westfield (+2,2%): l'exploitant de centres commerciaux a annoncé jeudi viser un résultat net récurrent ajusté par action de 9,15 à 9,30 euros cette année, alors que cet indicateur clé a progressé plus vite que prévu l'an passé.
-UNILEVER (+1,8%): le géant de l'agroalimentaire a vu son résultat net part du groupe bondir de près de 65% en 2025 à 9,47 milliards d'euros. Dans le même temps, son chiffre d'affaires décline de 3,8% sur un an. La société, en pleine réorientation stratégique avec notamment la scission l'an dernier de Magnum Ice Cream, a par ailleurs annoncé un nouveau programme de rachat d'actions de 1,5 milliard d'euros à compter du deuxième trimestre.
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