
(Agefi-Dow Jones)--La Bourse de New York a clôturé en légère baisse mardi après son rebond de la veille, alors que l'incertitude domine quant aux chances de résolution rapide du conflit au Moyen-Orient.
Les cours du pétrole ont toutefois nettement reflué à la suite des déclarations lundi soir du président américain, selon lesquelles la guerre pourrait bientôt se terminer.
L'indice Dow Jones a reculé de 0,1%, à 47.706,51 points, et le S&P 500 a cédé 0,2%, à 6.781,48 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, est resté stable, à 22.697,10 points.
Les cours de l'or noir, qui avaient dépassé lundi le seuil symbolique des 100 dollars le baril, se sont détendus à la suite des propos de Donald Trump, ainsi que des plans des pays du G7 en vue d'un possible recours aux réserves stratégiques de pétrole. Le contrat d'avril sur le brut léger doux (WTI), coté au Nymex, a terminé en baisse de 12%, à 83,45 dollars le baril.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a toutefois affirmé mardi que les frappes aériennes prévues dans la journée seraient les plus intenses à ce jour, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères a écarté l'idée de pourparlers en vue d'un cessez-le-feu.
La chute du baril s'est intensifiée en réaction à un message sur les réseaux sociaux du secrétaire à l'Energie, Chris Wright, qui a indiqué que la marine américaine avait escorté un pétrolier dans le détroit d'Ormuz. Mais ce message a rapidement été supprimé et les autorités américaines ont précisé que leurs forces dans la région ne fournissaient pas d'escorte actuellement aux navires commerciaux souhaitant emprunter cette voie de circulation essentielle, bloquée depuis le début de la guerre.
La baisse des prix de l'or noir est de nature à rassurer les investisseurs, qui redoutaient que la récente flambée du pétrole pénalise la croissance économique mondiale et se traduise par une résurgence de l'inflation.
Pour autant, "même si les hostilités majeures s'apaisent, la perspective d'attaques incessantes de drones iraniens sur les infrastructures énergétiques pourrait prolonger l'instabilité du marché jusqu'à l'année prochaine", met en garde Kerstin Hottner, responsable des matières premières chez Vontobel.
"Investisseurs et décisionnaires politiques doivent rester vigilants, car l'évolution des prix du pétrole sera influencée à la fois par les manoeuvres géopolitiques et les risques persistants pesant sur l'approvisionnement", ajoute l'expert.
De leur côté, les analystes de Bank of America ont mis en garde les investisseurs face au risque de "stratégie de la terre brûlée" du régime iranien. Face à l'offensive américaine, Téhéran pourrait choisir de maximiser les dommages pour l'économie mondiale et les marchés financiers, selon BofA.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,2%, à 98,94 points. Le dollar avait été soutenu par la flambée des cours du pétrole, libellés dans la devise américaine.
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