
(Agefi-Dow Jones)--Les rendements obligataires dans la zone euro baissent mardi, à la veille de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), tandis que la guerre au Moyen-Orient se poursuit.
Vers 10h30, le rendement du Bund allemand à dix ans perdait 2 points de base (0,02 point de pourcentage), à 2,93%, tandis que celui de l'OAT française de même échéance cédait 3 points de base, à 3,59%.
Aux Etats-Unis, le rendement du 10 ans américain prenait 1 point de base, à 4,23%, alors que celui du 2 ans était stable, à 3,68%.
La guerre contre l'Iran génère des risques inflationnistes à long terme avec le blocage du détroit d'Ormuz et l'envolée ces deux dernières semaines des prix du pétrole. Les cours de l'or noir repartent à la hausse mardi au lendemain d'une brève accalmie.
Les investisseurs surveilleront mercredi et jeudi la décision de la Fed puis de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourraient devoir ajuster leur politique monétaire ou leurs indications prospectives face à la flambée des cours du pétrole.
"Les craintes liées aux pressions inflationnistes ont entraîné une baisse des actions mondiales, tandis que la volatilité élevée et la hausse de la prime de risque sur les actifs sensibles aux taux d'intérêt dans le secteur obligataire plaident en faveur d'une approche plus prudente", résume dans une note mardi Michaël Lok, CIO Groupe et Co-CEO de la division Asset Management de l'UBP.
"La semaine à venir devrait être dominée par l'évolution de la situation au Moyen-Orient ainsi que par la réunion de la Réserve fédérale américaine mercredi. Alors que les taux devraient, selon les prévisions générales, rester inchangés, les investisseurs seront très attentifs au ton de la banque centrale, à l'affût du moindre signe indiquant que les décideurs politiques seraient en train de revoir leur position face au dernier choc sur l'approvisionnement énergétique", ajoute l'expert.
"Les banques centrales sont confrontées à un dilemme: soit soutenir la croissance économique via une politique monétaire plus accommodante, au risque d'accélérer l'inflation, soit juguler la hausse des prix en relevant leurs taux d'intérêt, ralentissant ainsi l'activité économique. Néanmoins, la réaction de chaque institution sera probablement distincte, car les zones monétaires respectives présentent des situations et des caractéristiques très différentes", juge de son côté dans une note Antoine Fraysse-Soulier, analyste de marché pour eToro.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
