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Actualité publiée le 19/03/26 18:05

L'Europe chute, entre flambée des coûts de l'énergie et attentisme des banques centrales

bourse Cac 40

(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes ont nettement reculé jeudi, sur fond de hausse des prix des hydrocarbures en raison de l'intensification de la guerre au Moyen-Orient.

L'indice Stoxx Europe 600 a reculé de 2,4%, à 583,64 points et perd désormais 1,4% depuis le début de l'année. A Paris, le CAC 40 a cédé 2%, de même que le SBF 120. A Francfort, le DAX 40 a reflué de 2,8%, tandis que le FTSE 100 a lâché 2,35% à Londres.

Dans le même temps, la tendance était aussi négative à Wall Street. Le Dow Jones et le S&P 500 perdaient respectivement 0,7% et 0,6%, tandis que le Nasdaq Composite abandonnait 0,7%.

L'Iran a ciblé mercredi le complexe gazier de Ras Laffan au Qatar et provoqué des dommages "considérables", quelques heures après l'attaque contre son site gazier offshore de South Pars. Ras Laffan représente 20% de l'offre mondiale de GNL, rappelle le broker spécialisé dans le pétrole PVM.

"Depuis, certains signes indiquent que les Etats-Unis cherchent à contenir l'escalade", explique Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.

Le président américain, Donald Trump, a écrit sur son réseau Truth Social qu'Israël ne mènerait plus d'attaques "concernant cet extrêmement important et précieux gisement de South Pars, à moins que l'Iran ne décide imprudemment d'attaquer un pays très innocent, en l'occurrence le Qatar".

A la suite de ces développements, le contrat sur le gaz européen (TTF) pour livraison en avril bondissait jeudi de 12,3% à 61,37 euros le mégawattheure. Le contrat de mai sur le Brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 3,5%, à 111,09 dollars le baril après un plus haut en séance à 119,13 dollars. Il s'est ainsi approché des 119,50 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début de la guerre, touché le 9 mars. Le contrat d'avril sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 2,6%, à 98,78 dollars le baril.

Mercredi soir, la Réserve fédérale (Fed) a maintenu ses taux inchangés et a confirmé qu'elle n'envisageait qu'une seule réduction d'un quart de point cette année, après avoir relevé sa prévision annuelle d'inflation de 2,4% à 2,7%. Le président de la Fed, Jerome Powell, a jugé prématuré d'évaluer les répercussions à long terme de la guerre sur l'économie, mais a indiqué que les prix élevés de l'énergie gonfleraient l'inflation à court terme.

Après les décisions jeudi matin de la Banque du Japon, de la Banque nationale suisse et de la banque centrale suédoise de ne pas modifier leur politique monétaire, la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne (BCE) ont suivi leur exemple cet après-midi.

La guerre au Moyen-Orient "aura une incidence significative sur l'inflation à court terme via le renchérissement de l'énergie. Ses implications à moyen terme dépendront de l'intensité et de la durée du conflit ainsi que de la manière dont les prix de l'énergie affectent les prix à la consommation et l'économie", a souligné la BCE dans son communiqué.

Sur le marché des changes, l'euro gagne 0,68% face au billet vert, à 1,1530 dollar.

ACTIONS A SUIVRE:

-ACCOR (-6%): le groupe hôtelier a démenti "fermement toute implication dans l'exploitation systémique supposée liée à la traite d'êtres humains ou d'enfants", selon un communiqué publié jeudi après-midi par Accor. Il a réagi à la publication jeudi matin d'un rapport du fonds spéculatif Grizzly Research dans lequel certains hôtels appartenant à la chaîne Accor étaient accusés de défaillances dans la lutte contre la traite d'êtres humains et la prostitution enfantine.

-ARKEMA (-4,7%): l'agence d'évaluation Moody's Ratings a abaissé mercredi soir la perspective de sa note de crédit "Baa1" pour le chimiste de "stable" à "négative". Cette révision s'explique par "la détérioration continue des indicateurs de solvabilité d'Arkema ces dernières années", a indiqué Moody's dans un communiqué.

-TotalEnergies (+4,2%): le producteur d'énergies, qui a profité jeudi de la hausse des cours du pétrole, a annoncé mercredi soir des évolutions de sa gouvernance qui devront être approuvées lors de l'assemblée générale des actionnaires prévue le 29 mai. TotalEnergies prévoit notamment de porter la limite d'âge pour la fonction de président de 70 à 75 ans et celle applicable à la fonction de directeur général de 67 à 70 ans. Patrick Pouyanné, qui occupe les deux fonctions depuis 2014, est âgé de 62 ans. Par ailleurs, le groupe compte proposer la nomination du directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, à son conseil d'administration.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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