
(ABC Bourse) - Orange annonce le lancement d’une nouvelle campagne de sensibilisation au cyberharcèlement dans le cadre de son initiative #ForGoodConnections, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le harcèlement à l’école prévue le 5 novembre 2026. Le groupe accompagne cette campagne d’une étude européenne menée avec l’Ifop sur la perception et la compréhension du cyberharcèlement par les parents.
Selon l’étude, les parents français interrogés se déclarent largement vigilants face au cyberharcèlement, tout en ayant une connaissance incomplète des codes utilisés par les adolescents, notamment certains termes et émojis.
Une vigilance élevée, mais des codes numériques jugés difficiles à identifier
D’après l’enquête, 84 % des parents français interrogés estiment être bien informés sur le cyberharcèlement et 75 % se disent suffisamment préparés pour protéger leur enfant. Par ailleurs, 85 % considèrent que le cyberharcèlement représente un risque pour leur enfant, contre 74 % en moyenne dans les huit pays européens étudiés.
L’étude met également en avant un décalage entre la perception du risque et la maîtrise des formes que peut prendre le cyberharcèlement. Ainsi, 25 % des parents français n’avaient « jamais entendu parler » de six concepts testés, cités dans le communiqué comme le revenge porn (partage en ligne de contenu à caractère sexuel d’une personne sans son consentement) ou la sextorsion (chantage à la diffusion d’images intimes). En outre, pour 49 % des parents, aucun des cinq émojis présentés dans la campagne ne semble pouvoir être utilisé pour « se moquer, rabaisser ou insulter quelqu’un ».
Le communiqué souligne que les codes numériques « évoluent vite » et que leur sens peut varier selon les groupes, ce qui peut rendre certains signaux « difficiles à identifier », y compris lorsque le dialogue existe au sein de la famille.
À l’échelle européenne, Orange évoque des disparités selon les pays: aux Pays-Bas, en Italie et en Allemagne, les parents « semblent mieux connaître les codes numériques », mais « perçoivent moins fortement le risque de cyberharcèlement ». À l’inverse, en France, en Pologne et en Roumanie, le risque serait « davantage identifié », tandis que la connaissance des codes numériques apparaîtrait « plus limitée ».
Une campagne centrée sur les mots, comportements et émojis
Orange présente sa campagne comme un dispositif visant à inciter les parents à « regarder autrement certains mots, comportements ou émojis qui peuvent sembler anodins ». Le film de campagne met en scène une « expérience grandeur nature » où des parents sont confrontés à des situations d’abord perçues comme anodines, avant que des adolescents n’expliquent ce qui peut s’y cacher, notamment « des moqueries, des mécanismes d’exclusion ou des situations de harcèlement ».
Orange précise que l’objectif « n’est pas de faire des parents des experts de tous les codes numériques », mais de les encourager à poser des questions, rester attentifs et « garder le dialogue ouvert ».
« Le cyberharcèlement ne se manifeste pas toujours de manière visible. Un mot, un émoji ou une plaisanterie peuvent prendre un sens très différent pour un adolescent. Avec #ForGoodConnections, Orange veut aider les parents à mieux comprendre ces réalités, à repérer les signaux et, surtout, à maintenir le dialogue avec leurs enfants. Parce que la prévention commence souvent par une conversation, » déclare Caroline Guillaumin, Directrice de la Communication d’Orange.
Un dispositif plus large revendiqué par Orange autour des usages numériques
Dans le cadre de #ForGoodConnections, Orange indique mener des actions de sensibilisation, proposer des ressources dédiées à la parentalité numérique, ainsi que des produits et services conçus pour les familles, en s’appuyant aussi sur des partenariats avec des acteurs engagés. Le groupe indique que « plus de 850 000 enfants ont été sensibilisés depuis 2021 ».
Le communiqué précise enfin la méthodologie de l’étude: en France, l’enquête a été menée en ligne du 2 au 8 octobre 2026 auprès de 1 000 parents d’enfants scolarisés au collège et/ou au lycée, selon la méthode des quotas. L’enquête a été déclinée en Allemagne, Espagne, Italie, Pologne, Roumanie, Belgique et aux Pays-Bas, auprès de 500 parents dans chacun de ces pays.
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