
Les cours du pétrole s'inscrivent de nouveau en baisse mardi mais se montrent volatils dans l'attente de nouvelles concernant la situation au Moyen-Orient et les chances de réouverture du détroit d'Ormuz.
Le baril de brent se maintient autour des 100 dollars dans l'espoir d'une augmentation des approvisionnements dans le golfe Persique. La détente de ces derniers jours "reflète l'anticipation d'une progression de l'offre de pétrole", souligne Giovanni Staunovo, analyste à UBS.
"Le temps dira si ces prévisions étaient excessivement optimistes", ajoute l'intermédiaire.
Le Wall Street Journal a rapporté mardi que l'Arabie saoudite pourrait relancer ses exportations depuis le port de Yanbu situé sur la mer Rouge dans les prochains jours. La société pétrolière publique Saudi Aramco mène actuellement des tests sur le pipeline qui traverse le pays d'est en ouest, récemment endommagé par des attaques de drones.
Les investisseurs se montrent attentifs à l'évolution des relations diplomatiques entre l'Iran et les Etats-Unis, alors que de potentielles avancées vers la paix pourraient intervenir à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies. Dans le cadre de cet événement, un discours du président américain, Donald Trump, figure au programme ce mardi.
Vers 16h45, le contrat de novembre sur le Brent de mer du Nord coté à Londres reculait de 0,3%, à 100,04 dollars le baril. Le contrat de novembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex perdait 1,1%, à 94,74 dollars le baril.
A ce stade, le marché pétrolier reste toutefois fortement perturbé, rappelle Samir Hassan, analyste à XS.com. "L'Iran n'a pas cessé de cibler les navires empruntant le détroit et le centre de contrôle britannique a fait état d'un pétrolier visé par par un projectile lundi", ajoute-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
