
Les cours du pétrole poursuivent leur repli pour la troisième séance consécutive mardi, mis sous pression par le rebond de l'approvisionnement malgré les incertitudes sur la guerre au Moyen-Orient.
Vers 16h00, le contrat de décembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres abandonnait 2,2%, à 98,15 dollars le baril. Le contrat de novembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex perdait 1,8%, à 87,86 dollars le baril.
L'Arabie Saoudite a recommencé à exporter, à hauteur de 5,8 millions de barils par jour, via son oléoduc Est-Ouest, fermé à la mi-septembre, a affirmé mardi le ministre de l'énergie saoudien, Abdulaziz bin Salman. Par ailleurs, selon des données de Kpler, citées par le Wall Street Journal, près de 10,3 millions de barils par jour ont transité par le détroit d'Ormuz la semaine dernière, soit environ 76% du niveau d'avant guerre.
Néanmoins le calme reste précaire dans la région en raison des escarmouches entre l'Arabie Saoudite et les Houthis du Yémen et l'absence de progrès entre Washington et Téhéran pour parvenir à un accord de paix. Selon l'analyste de XS.com, Samer Hasn, le rebond des flux pétroliers et gaziers dans le golfe Persique, pourrait en outre "rendre le coût d'une escalade iranienne dans le détroit beaucoup plus élevé qu'il ne l'était il y a quelques mois".
"La volonté potentielle de l'Iran d'intensifier ses attaques contre les pétroliers, voire contre les infrastructures pétrolières de la région, pourrait coïncider avec une éventuelle volonté de l'administration américaine de relancer les hostilités à l'issue des élections de mi-mandat aux États-Unis et des élections en Israël", estime-t-il. "Tant que cette interconnexion entre les différents fronts perdurera, toute escalade majeure susceptible de modifier le statu quo actuel pourrait entraîner l'ouverture d'autres fronts dans la région, maintenant ainsi durablement une prime de risque élevée sur les cours du pétrole brut".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
