
Les cours du pétrole se détendent mardi alors que la reprise des exportations de l'Arabie Saoudite atténue les craintes sur l'offre malgré l'impasse des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h30, le contrat de novembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres abandonnait 1,6%, à 103,87 dollars le baril. Le contrat de novembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex perdait 1,3%, à 91,1 dollars.
Plusieurs médias ont rapporté que l'Arabie saoudite avait recommencé dimanche à acheminer du pétrole brut via le port de Yanbu sur la mer Rouge, après avoir achevé des réparations partielles sur son oléoduc Est-Ouest, frappé par des drones au début du mois. Près de 3,5 millions de barils par jour pourraient être actuellement acheminés, soit la moitié de la capacité totale de l'installation, ont rapporté Bloomberg et le Wall Street Journal, ajoutant qu'une partie de la production actuelle était destinée aux raffineries nationales. Le fournisseur de données Kpler a également rapporté que les passages de navires dans les détroits d'Ormuz et de Bab El Mandeb avaient augmenté au cours de la semaine écoulée malgré la dégradation du contexte sécuritaire.
Néanmoins, les opérateurs continuent de penser que la résolution potentielle du conflit américano-iranien ne devrait pas connaître de progrès significatifs avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis à la fin novembre, ce qui limite le mouvement de baisse, selon Ritterbusch and Associate.
Les opérateurs attendent désormais dans la soirée les stocks de pétrole de l'American Petroleum Institute (API), avant ceux, mercredi, de l'Agence d'information à l'énergie (EIA). L'annonce la semaine dernière d'une hausse inattendue de 3 millions de barils des stocks hebdomadaires avait contribué à rassurer le marché concernant l'offre disponible à court terme. Selon Dow Jones/OPIS, le ministère américain de l'Energie, a débloqué 800.000 barils de brut provenant des réserves stratégiques au cours de la semaine écoulée et la ponction sur l'ensemble du mois de septembre pourrait être la plus faible observée au cours des six derniers mois. Les réserves stratégiques sont cependant à leur plus bas niveau depuis octobre 1982, selon l'EIA.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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