
Les cours du brut tentent de se stabiliser mercredi dans un calme précaire au Moyen-Orient après de nouveaux affrontements militaires entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h30, le baril de brent pour livraison en novembre, référence internationale, cédait 0,8%, à 93,94 dollars, après avoir repris près de 8% depuis le début de la semaine. Le baril de brut léger WTI pour livraison en octobre coté à New York reculait de 1,1%, à 89,20 dollars.
Les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran mardi et Téhéran a riposté en visant des bases américaines dans le Golfe. Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran a également promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines. Signe de l'impasse entre les deux pays, Donald Trump a de son côté affirmé mardi soir sur son réseau social Truth Social qu'il ne cherchait à pas "à forcer l'Iran à venir à la table des négociations". "Je préfère nettement notre position actuelle, avec un contrôle presque total du détroit d'Ormuz et leur économie qui s'effondre complètement", a-t-il affirmé.
L'évolution du trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, continue de concentrer l'attention après plusieurs incidents signalés sur des navires commerciaux dans la zone. Les Gardiens de la révolution islamique en Iran ont annoncé mercredi que deux pétroliers avaient heurté des mines après avoir tenté de traverser le passage maritime au sortir du golfe Persique. Le centre de renseignement et de coordination maritime au Moyen-Orient (JMIC) a également rapporté que trois navires avaient été touchés par des projectiles sans faire de blessés en début de semaine.
"Les flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz continuent de subir des perturbations", a souligné dans une note, Hani Abuagla, analyste de XTB Mena. "Mais même si le trafic sur cette voie maritime reste inférieur à ses niveaux d'avant [la reprise des hostilités], des cargaisons continuent cependant de transiter, ce qui limite la pression à la hausse sur les prix".
"Toute nouvelle escalade ou détérioration des conditions de navigation dans le détroit d'Ormuz ou le détroit de Bab el-Mandeb resserrerait le marché physique et ferait monter les prix. En revanche, la confirmation que la dernière escalade reste contenue, ou de nouvelles perspectives de progrès vers une résolution du conflit, pourraient permettre aux prix de refluer", estime-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
