(ABC Bourse) - Le prix du pétrole dépasse les 100 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre ans. Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient et décisions de grands producteurs, le marché pétrolier connaît une brusque poussée.

Un seuil symbolique vient d’être franchi sur les marchés de l’énergie. Lundi 9 mars 2026, les prix du pétrole se sont envolés sur le marché asiatique et le Brent a dépassé les 100 dollars le baril, atteignant son niveau le plus élevé depuis mi-2022.
Vers 05h35 GMT, le baril de Brent progressait de 19,07 % pour atteindre 110,37 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) gagnait 17,49 % à 106,80 dollars. Cette flambée intervient dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, de perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz et de réductions d’approvisionnement décidées par plusieurs producteurs.
Pourquoi le Brent dépasse les 100 dollars
La hausse du pétrole s’est accélérée dès l’ouverture des marchés asiatiques lundi. Le Brent, référence mondiale pour le prix du brut, a grimpé jusqu’à 110,37 dollars le baril, tandis que le WTI américain s’échangeait à 106,80 dollars.
Plus tôt dans la journée, les deux références avaient même enregistré des hausses encore plus spectaculaires. Les gains avaient atteint environ 29 % pour le Brent et près de 31 % pour le WTI avant de se réduire légèrement.
Ce niveau marque le point le plus élevé depuis mi-2022 et reflète une forte tension entre l’offre et la demande sur les marchés de l’énergie.
Réductions de production et tensions au Moyen-Orient
Plusieurs décisions récentes des producteurs contribuent directement à cette envolée. L’Irak et le Koweït ont commencé à réduire leur production de pétrole, ce qui limite les volumes disponibles sur le marché international.
Ces annonces s’ajoutent à des réductions précédentes concernant le gaz naturel liquéfié décidées par le Qatar. Selon les analystes, d’autres producteurs majeurs pourraient suivre la même trajectoire. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite sont notamment évoqués parmi les pays susceptibles de réduire leur production dans les prochains jours.
À ces décisions s’ajoutent les perturbations persistantes du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Toute perturbation dans cette zone sensible peut immédiatement peser sur les prix.
Dans le même temps, le contexte politique en Iran nourrit l’incertitude sur les marchés énergétiques. La nomination de Mojtaba Khamenei pour succéder à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, à la tête du pays intervient dans un climat diplomatique déjà tendu.
Cette perspective risque d’alimenter les tensions avec Washington, le président américain Donald Trump ayant déjà exprimé sa volonté de participer au processus de sélection du futur dirigeant iranien.
© AbcBourse.com. Tous droits réservés
