(ABC Bourse) - Titan a publié des résultats en progression sur les neuf premiers mois de 2026, avec un chiffre d’affaires en hausse de 9% à 2.189,2 millions d’euros (+5% à données comparables), tandis que le bénéfice net après impôts et intérêts minoritaires a augmenté de 42% à 242,0 millions d’euros (+9% hors cession de 2025, selon le groupe). L’EBITDA ressort en hausse de 2% à 481,7 millions d’euros, malgré une évolution négative de 2% à données comparables.
Sur le seul troisième trimestre 2026, Titan a réalisé un chiffre d’affaires de 769,5 millions d’euros, en hausse de 12,5% sur un an (+1,5% à données comparables). L’EBITDA du T3 s’est établi à 169,8 millions d’euros (-9,0%) et le bénéfice net après impôts et intérêts minoritaires à 88,9 millions d’euros (-13,2%). Le groupe indique que l’EBITDA du T3 a atteint 170 millions d’euros.
Rentabilité: progression sur neuf mois, recul au T3
Sur neuf mois, Titan explique la hausse de l’EBITDA par la croissance en Grèce, en Europe du Sud-Est et en Méditerranée orientale, ainsi que par la contribution des acquisitions récentes et la poursuite des initiatives d’efficacité. Le groupe précise que le renforcement des initiatives de réduction des coûts menées dans le cadre de Project Prime a partiellement compensé la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières.
Dans sa rétrospective, Titan indique que Project Prime a généré environ 40 millions d’euros de gains sur la période, tandis que les coûts de l’énergie et des matières premières ont augmenté de plus de 40 millions d’euros par rapport à l’année précédente (hors effet de périmètre), avec un impact « particulièrement marqué » au troisième trimestre.
Aux États-Unis, Titan souligne que la rentabilité a été affectée par des événements non récurrents, citant notamment l’arrêt prolongé de Pennsuco et l’arrêt imprévu de Roanoke, des conditions météorologiques défavorables, ainsi qu’une demande résidentielle plus faible et des hausses de prix qui n’ont pas pu être pleinement réalisées, « notamment en Floride ». Le groupe chiffre l’impact cumulé de ces événements ponctuels aux États-Unis à environ 12 millions d’euros.
Le bénéfice net après impôts et intérêts minoritaires des neuf premiers mois a progressé à 242,0 millions d’euros (+41,7%). Titan précise qu’en base ajustée, le bénéfice net s’élève également à 242,0 millions d’euros, contre 222,7 millions d’euros un an plus tôt (+8,7%). Selon la définition donnée, cet ajustement reflète l’incidence de la cession d’Adoçim en mai 2025 (51,9 millions d’euros).
Acquisitions, investissements et endettement
Titan indique que l’intégration de trois acquisitions récentes, représentant environ 700 millions d’euros d’investissements depuis le début de l’année, « progresse de manière satisfaisante ». Le groupe précise que les synergies et améliorations opérationnelles « évoluent conformément aux objectifs » et « devraient générer env. 60 millions d’euros d’ici 2029 ». La contribution à l’EBITDA de ces acquisitions « devrait passer d’env. 28 millions d’euros depuis le début de l’année à environ 45 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2026, puis à plus de 100 millions d’euros d’ici 2029 ». Sur neuf mois, Titan indique par ailleurs que les acquisitions récentes ont contribué à hauteur de plus de 150 millions d’euros au chiffre d’affaires et de 28 millions d’euros à l’EBITDA.
Les dépenses d’investissement (CapEx) sur les neuf premiers mois se sont élevées à 248 millions d’euros. Titan indique qu’elles s’inscrivent dans sa stratégie TITAN Forward et ont été consacrées à des projets de croissance et d’efficacité, citant notamment le déploiement de centrales à béton mobiles destinées à répondre aux besoins des centres de données, l’augmentation des capacités dans les cendres volantes et les granulats, la production captive d’électricité en Türkiye, ainsi que la construction en Égypte de silos à ciment dédiés aux exportations.
Sur la structure financière, Titan indique que S&P a relevé sa note à la catégorie « investment grade », afin de refléter la solidité du bilan et la discipline financière du groupe. Titan ajoute que le ratio d’endettement est resté « sain », à 1,56x.
Le groupe mentionne également l’avancement de grands projets, citant la construction d’une deuxième ligne de production à Traçim, en Türkiye, le projet d’argile calcinée en Virginie et le projet de captage du carbone iFESTOS à Athènes, en Grèce, ce dernier étant « en cours d’évaluation ».
Perspectives 2026: objectif de croissance à un chiffre et Capex attendus à 300 millions d’euros
Pour 2026, Titan maintient des perspectives de croissance, visant une progression du chiffre d’affaires « dans le haut de la fourchette à un chiffre » et de l’EBITDA « dans le milieu de la fourchette à un chiffre ». Selon le groupe, ces évolutions doivent être soutenues par le lancement du projet PRIME, présenté comme un programme axé sur la maîtrise des coûts et l’efficacité, ainsi que par la contribution des acquisitions récentes.
Titan anticipe par ailleurs des dépenses d’investissement (CapEx) d’environ 300 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice.
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