
Les contrats à terme ("futures") sur les principaux indices de la Bourse de New York s'inscrivent en hausse vendredi alors que les investisseurs restent attentifs aux passes d'armes entre les Etats-Unis et l'Iran avant la parution des chiffres de l'emploi américain.
Vers 13h00, le contrat à terme sur l'indice Dow Jones prenait 0,3%, à 49.811 points, tandis que celui sur le S&P 500 avançait de 0,5%, à 7.398 points. Pour sa part, le contrat sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, prenait 0,7%, à 28.884 points.
Malgré les nouveaux records atteints cette semaine par le S&P 500 et le Nasdaq, soutenus par les espoirs de paix au Moyen-orient et par la vague d'optimisme autour de l'essor de l'intelligence artificielle, les marchés restent nerveux après que les États-Unis et l'Iran ont de nouveau échangé des tirs dans le détroit d'Ormuz jeudi soir. Selon Washington, Téhéran a lancé des attaques contre des navires de guerre américains dans le détroit, poussant l'armée américaine à riposter par des frappes sur des sites militaires iraniens, jetant ainsi le doute sur les négociations de paix.
Donald Trump s'est également montré vindicatif à la suite de ces attaques, déclarant dans un message publié sur les réseaux sociaux : "Tout comme nous les avons mis KO aujourd'hui encore, nous les mettrons KO encore plus fort et bien plus violemment à l'avenir s'ils ne signent pas leur accord, et VITE !", qualifiant également les dirigeants iraniens de "FOUS".
Ce regain de tensions a contribué à enrayer la chute des cours du pétrole. Le baril de Brent, référence internationale, était stable vendredi autour de 100 dollars, tout comme le brut léger américain (WTI), à 94,6 dollars.
Les investisseurs attendent désormais la parution du rapport sur l'emploi d'avril aux Etats-Unis pour mesurer la résistance de l'économie dans ce contexte et la possibilité que la Réserve fédérale (Fed) assouplisse sa politique monétaire alors que la hausse des prix de l'énergie suscite de fortes tensions inflationnistes. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s'attendent à la création de 55.000 postes le mois dernier, ce qui marquerait un net ralentissement par rapport aux 178.000 créations du mois de mars. Le taux de chômage devrait rester stable à 4,3%.
"Des créations d'emplois, associées à un taux de chômage qui se maintient à 4,3%, viendrait confirmer que le marché du travail est en phase de ralentissement mais qu'il ne s'effondre pas - un équilibre caractérisé par un faible taux d'embauche et un faible taux de licenciement", a estimé dans une note l'analyste de First Citizens Bank, Phil Neuhart. Des chiffres de ce type permettraient à la Réserve fédérale de maintenir une position attentiste : pas assez faibles pour imposer une baisse des taux, pas assez forts pour relancer le débat sur l'inflation, souligne-t-il.
Sur le marché obligataire, le taux du bon du Trésor américain à 10 ans s'inscrit en léger retrait, à 4,366%
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, cédait 0,2%, à 97,89 points.
EVENEMENTS A VENIR:
-14h30 : rapport sur l'emploi non agricole d'avril
-16h00 : stocks des grossistes de mars
-16h : enquête de confiance des ménages préliminaire de mai de l'Université du Michigan
Agefi-Dow Jones The financial newswire
