
La Bourse de New York pourrait débuter de manière contrastée vendredi, lestée par les valeurs technologiques et l'annonce de solides créations d'emplois aux Etats-Unis qui contribuent à tendre les taux et le dollar.
Vers 14h50, le contrat sur l'indice Dow Jones perdait moins de 0,1%, à 51.756 points, tandis que celui sur le S&P 500 cédait 0,6%, à 7.553 points. Pour sa part, le contrat sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, reculait de 1,3%, à 30.187 points.
Le compartiment technologique a déjà subi des prises de bénéfices jeudi, à la suite des prévisions moins optimistes que prévu du fabricant de puces Broadcom. L'indice Dow Jones a néanmoins terminé la séance à un nouveau sommet historique, soutenu par la progression des valeurs financières et du secteur de la santé et par la détente des cours du pétrole.
"Le climat s'est détérioré sur les marchés à risque en Asie, et les actifs risqués sont indéniablement considérés avec plus de circonspection. On se demande de plus en plus sérieusement si certains des investissements phares de 2026 ont fait leur temps et sont mûrs pour une consolidation, et si ce léger recul pourrait se transformer en une correction plus marquée", souligne dans une note Chris Weston, le responsable de la recherche de Pepperstone.
La remontée des taux obligataires, après l'annonce de créations de postes nettement supérieures aux attentes aux Etats-Unis le mois dernier, pourrait également peser sur le compartiment technologique.
Le département américain du Travail a fait part de la création de 172.000 postes nets aux Etats-Unis le mois dernier et a révisé en hausse, à 179.000, le nombre d'emplois créés en avril. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s'attendaient à la création de 80.000 postes nets le mois dernier. Le taux de chômage dans le pays, issu d'une enquête séparée, est pour sa part resté stable à 4,3% conformément aux attentes.
Sur le marché obligataire, le taux du bon du Trésor américain à 10 ans, grimpe de 0,06 point de pourcentage (6 points de base), à 4,54% tandis que celui du 2 ans bondit de 10 points de base, à 4,15%.
La confirmation d'un marché de l'emploi toujours résistant, dans le sillage d'indicateurs conjoncturels de bonne facture comme ceux de l'ISM, conforte l'hypothèse des investisseurs d'une Réserve fédérale (Fed) peu disposée à assouplir sa politique monétaire en raison des craintes suscitées par l'inflation.
Jeudi soir, un haut responsable de la Fed a réaffirmé sa conviction que l'inflation aux Etats-Unis était trop élevée et que le choix de la banque centrale américaine n'était désormais plus qu'entre une hausse des taux et un maintien à leur niveau actuel, dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. "La question est de savoir si nous devons relever les taux d'un quart ou un demi[-point de pourcentage] et voir si nous ne pouvons pas juguler ce phénomène" d'inflation, a indiqué le président de la Fed de Kansas City, Jeff Schmid, à des journalistes.
Sur le marché pétrolier, le brut se stabilise vendredi après son repli de la veille, alors que les opérateurs espèrent des progrès dans les négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Le contrat à terme sur le Brent, référence internationale, évolue autour de 95 dollars le baril, tandis que celui sur le brut léger américain (WTI) cède 0,2%, à 92,81 dollars le baril.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, monte de 0,1%, à 99,22 points.
EVENEMENTS A VENIR:
-21h00: crédit à la consommation en avril
Agefi-Dow Jones The financial newswire
