
La Bourse de New York a clôturé en hausse mardi et les cours du pétrole se sont détendus, alors que les Etats-Unis semblent déterminés à éviter une nouvelle escalade des hostilités au Moyen-Orient malgré les violations du cessez-le-feu ces derniers jours.
Le S&P 500 et le Nasdaq ont inscrit de nouveaux records dans le sillage du rally des valeurs technologiques. L'action Intel s'est notamment envolée de 13% pour clôturer à un nouveau sommet historique, après que Bloomberg a rapporté qu'Apple (+2,6%) pourrait faire appel aux capacités de production du groupe aux Etats-Unis pour fabriquer les puces ses appareils.
L'indice Dow Jones a gagné 0,7%, à 49.298,25 points, et le S&P 500 a pris 0,8%, à 7.259,22 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'est adjugé 1%, à 25.326,13 points.
Le Pentagone a affirmé mardi que les récentes attaques iraniennes dans le golfe Persique ne justifiaient pas une reprise de la guerre. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a minimisé ces attaques et a déclaré que le cessez-le-feu en vigueur depuis un mois était toujours en vigueur.
L'Iran a ouvert le feu à neuf reprises contre des navires commerciaux, saisi deux porte-conteneurs et mené plus de dix attaques contre les forces militaires américaines depuis la mise en place du cessez-le-feu, a déclaré le général Dan Caine, le chef d'état-major interarmées américain, au cours d'une conférence de presse. Toutefois, ces actions se situent "en-dessous du seuil de reprise des opérations militaires d'envergure à ce stade", a-t-il ajouté.
"Aucun adversaire ne doit commettre l'erreur de prendre notre réserve actuelle pour un manque de détermination", a également précisé le général Caine.
Les cours du pétrole ont reflué en réaction à ces déclarations, même si le cessez-le-feu est actuellement mis à rude épreuve après que Téhéran a affirmé lundi avoir tiré sur des navires de guerre américains et a violemment perturbé une tentative américaine de rouvrir partiellement le détroit d'Ormuz à la circulation.
Le contrat de juin sur le brut léger doux (WTI), coté au Nymex, a fini en baisse de 4%, à 109,87 dollars.
"Sans sortie de cette guerre, il est évident que les risques pour l'économie mondiale s'accroissent, car se prolonge un choc énergétique considérable, associant hausse importante des prix et pénurie", commente Sebastian Paris-Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM.
Par la voix de Kristalina Georgieva, sa directrice générale, le Fonds monétaire international (FMI) a d'ailleurs signalé lundi que ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale, établies il y a trois semaines, ne sont plus d'actualité car la prolongation de la guerre dans le golfe Persique implique que la croissance sera plus faible et l'inflation plus élevée.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a gagné 0,1%, à 98,48 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
