
La Bourse de New York s'est globalement stabilisée vendredi, mais les valeurs technologiques ont poursuivi la correction déclenchée par l'envolée des investissements de Google et de Tesla.
Soutenu par une relative détente des cours du pétrole, l'indice Dow Jones a avancé de 0,5%, à 51.947,25 points, et le S&P 500 a gagné moins de 0,1%, à 7.411,98 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a en revanche perdu 0,6%, à 24.975,82 points, au lendemain d'une chute de 2,2%.
Les bons résultats et les prévisions du fabricant de processeurs Intel (-7,9%) annoncés jeudi soir après la clôture n'ont pas suffi à enrayer le repli du secteur des semi-conducteurs. L'action Nvidia a cédé 0,9% et AMD 3,3%.
Le compartiment technologique peine à se redresser, alors que la forte augmentation des dépenses d'investissement annoncée par Alphabet (+0,2% vendredi) et Tesla (-2,1%) suscite des craintes pour leur rentabilité. Les sept magnifiques, incluant également Microsoft, Amazon, Nvidia, Meta et Apple, ont effacé au total près de 900 milliards de dollars de capitalisation boursière sur la seule journée de jeudi.
Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a perdu 0,4%, S&P 500 s'est replié de 0,6% et le Nasdaq de 2,1%.
La flambée des prix du pétrole ces derniers jours en raison de l'aggravation des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran relance également l'inquiétude sur les perspectives économiques et les taux. Les cours du pétrole se sont toutefois tassés vendredi après que le brent a franchi la veille la barre des 100 dollars pour la première fois depuis la fin du mois de mai.
Le contrat à terme sur le baril de référence mondiale a cédé 3,9% vendredi, à 96,78 dollars, mais s'inscrit en hausse de 9,9% cette semaine. Le brut léger WTI américain a abandonné 3,1% à 89,31 dollars, limitant son envolée hebdomadaire à 8,3%.
Selon des informations rapportées jeudi par le média Axios, Donald Trump a indiqué à ses conseillers qu'il prendrait bientôt une décision sur le lancement "d'une attaque massive", contre l'Iran.
"La baisse des cours du pétrole intervient malgré l'escalade actuelle au Moyen-Orient, sans perspective d'aboutir à un accord global permettant de mettre un terme à ces tensions et de mettre fin à la guerre", a souligné dans une note l'analyste de XS.com, Samer Hasn. "Mais la flambée des cours du pétrole et des produits raffinés, ainsi que la hausse des rendements obligataires et la chute des marchés boursiers, pourraient pousser le président Donald Trump à rechercher une désescalade temporaire, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises par le passé", estime-t-il.
La Maison Blanche a par ailleurs annoncé jeudi l'imposition de droits de douane allant de 10% à 12,5% à ses principaux partenaires commerciaux pour remplacer la taxe temporaire de 10% qui arrive à expiration vendredi. Donald Trump avait provisoirement mis en place ces droits de douane en février après l'invalidation de la plupart de ses taxes par la Cour suprême en février.
Les craintes d'inflation provoquées par la flambée des prix de l'énergie ont relancé les spéculations sur un durcissement monétaire de la Réserve fédérale (Fed) cette année. Selon l'outil FedWatch du CME, la probabilité d'au moins deux hausses de taux d'ici la fin de l'année est majoritaire pour les investisseurs, atteignant 60% vendredi soir, soit une hausse de plus de 20 points de pourcentage par rapport au mois dernier.
Sur le marché obligataire, le taux de l'obligation du Trésor à 2 ans a reculé de 0,01 point de pourcentage (1 point de base) vendredi, à 4,34%. Celui sur le 10 ans perdu 0,02 point de pourcentage, à 4,68%.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a très légèrement progressé, à 101,49 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
