
La Bourse de New York a fini en baisse lundi en l'absence d'avancées diplomatiques au Moyen-Orient, tandis que la remontée des taux continue de freiner les valeurs technologiques.
L'indice Dow Jones a perdu 0,7%, à 51.481,51 points, et le S&P 500 s'est replié de 0,8%, à 7.683,69 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a abandonné 0,9%, à 26.820,38 points.
Le président américain, Donald Trump, a rejeté samedi le plan proposé vendredi par Téhéran, qui prévoyait une réouverture sous sept jours du détroit d'Ormuz.
Les discussions indirectes entre les deux pays devraient toutefois se poursuivre cette semaine. Selon le Wall Street Journal, les négociateurs poussent l'Iran à faire une concession sur son programme nucléaire afin de relancer les pourparlers avec les Etats-Unis sur un cessez-le-feu, après le rejet par Donald Trump de la proposition de trêve de Téhéran.
Dans ce contexte géopolitique bouché, les cours du pétrole restent sous tension même si le baril a limité sa progression en fin de séance. Le baril s'est écarté de ses points hauts de la journée en réaction à des informations évoquant une reprise des exportations saoudiennes depuis le port de Yanbu sur la mer Rouge. Le pipeline menant à Yanbu avait été fermé en septembre à la suite d'une attaque de drones.
Le contrat sur le brut léger doux (WTI) pour livraison en novembre a clôturé en hausse de 0,2%, à 92,60 dollars le baril. Le Brent a gagné 0,9%, à 105,28 dollars.
"Les désaccords persistants concernant le détroit d'Ormuz et la poursuite des attaques devraient maintenir la prime de risque géopolitique [sur les cours du pétrole, ndlr] à un niveau élevé, malgré la reprise des flux pétroliers dans le Golfe", prévient MUFG.
Un cours du brut élevé alimente les craintes inflationnistes, ce qui entraîne des tensions sur le marché des taux. Le rendement du titre du Trésor à dix ans s'est adjugé 7 points de base (0,07 point de pourcentage), à 5,24%, un nouveau point haut depuis 19 ans. Le taux du 2 ans également pris 7 points de base, autour de 4,94%.
Une dirigeante de la Réserve fédérale a par ailleurs indiqué lundi s'attendre à ce que le développement de l'intelligence artificielle continue d'exercer une pression sur l'inflation dans les prochains mois. S'exprimant dans le cadre d'un événement à Oakland, en Californie, la gouverneure de la Fed Lisa Cook a estimé que certaines hausses de prix, comme celles des puces, des ordinateurs et des logiciels, reflétaient une réorientation de la demande vers les secteurs liés à l'IA, plutôt qu'une augmentation de la demande globale.
Outre la géopolitique, les investisseurs sur le marché des taux seront attentifs ces prochains jours à l'inflation PCE d'août et au rapport mensuel sur l'emploi américain.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
