
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge vendredi, après les déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed) à la conférence de Jackson Hole, qui ont renforcé les anticipations de relèvement des taux d'intérêt en septembre.
L'indice Dow Jones a légèrement reculé, à 53.559,99 points, et le S&P 500 a cédé 0,3%, à 7.711,76 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a abandonné 0,5%, à 26.402,44 points. Les trois indices américains ont gagné moins de 1% cette semaine.
Au cours de son intervention, Kevin Warsh a indiqué que les conditions de financement ne lui semblaient pas restrictives actuellement et que les derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis, meilleurs que prévu, ne l'avaient pas convaincu d'une amélioration de la tendance.
"Nous devons être convaincus que l'inflation sous-jacente se rapproche de notre objectif, clairement et à une vitesse suffisante. Autrement, nous avons encore du travail", a affirmé le dirigeant à l'occasion de sa première participation en tant que président de la banque centrale au symposium annuel de la Fed de Kansas City.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt du Trésor américain à deux ans, particulièrement sensible à la politique de la Fed, a bondi de 13 points de base (0,13 point de pourcentage), à 4,37%. Celui du titre à 10 ans a pris 6 points de base, à 4,73%, se rapprochant de ses points hauts de 2007 et de 2023.
Sur les marchés à terme, les paris des investisseurs sur la réunion de politique monétaire de septembre se sont inversés à la suite de ce discours.
Selon l'outil FedWatch du CME, l'hypothèse d'une hausse des taux directeurs d'un quart de point en septembre est à présent créditée d'une probabilité de près de 60%, au lieu de seulement 34% jeudi. Nettement majoritaire jusqu'à présent, le scénario d'un maintien du statu quo voit pour sa part sa probabilité tomber autour de 40%.
Sur le marché pétrolier, les cours du baril se sont détendus cette semaine après des signes d'augmentation du trafic dans le détroit d'Ormuz. Les opérateurs espèrent également que le durcissement des sanctions économiques contre l'Iran poussera Téhéran à revenir à la table des négociations.
Le baril de WTI a perdu 0,2% vendredi, à 83,40 dollars, portant son repli à 4,2% sur l'ensemble de la semaine. Le brent a fini en baisse de 0,4%, à 89,31 dollars, et inscrit une baisse hebdomadaire de 5,4%.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a progressé de 0,5%, à 99,69 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
