
(Agefi-Dow Jones)--La Bourse de New York a clôturé majoritairement en baisse mercredi, malgré les bons résultats d'Oracle (+9,2%) et un recours massif aux réserves stratégiques pour stabiliser le marché pétrolier.
Freiné par les valeurs industrielles et financières, l'indice Dow Jones a perdu 0,6%, à 47.417,27 points, tandis que le S&P 500 a cédé 0,1%, à 6.775,80 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a au contraire grappillé 0,1%, à 22.716,13 points.
Les craintes de perturbation majeure des approvisionnements en hydrocarbures restent vives, alors que les Etats-Unis ont affirmé que l'Iran avait placé des mines dans le détroit d'Ormuz. Trois navires de transport de marchandises ont par ailleurs été frappés par des tirs à proximité du détroit.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé mercredi le plus important déblocage de réserves de pétrole de son histoire pour faire baisser le prix du baril. Cette ponction de 400 millions de barils de pétrole représente plus du double des 182 millions de barils mis sur le marché en 2022 après le lancement par la Russie de son invasion de l'Ukraine.
Cette intervention n'a pas empêché de nouvelles tensions sur les cours du brut, qui se maintiennent toutefois autour des 90 dollars le baril après leur détente du début de semaine. Le contrat d'avril sur le baril de WTI coté au Nymex a clôturé en hausse de 4,6%, à 87,25 dollars le baril.
La bonne nouvelle du jour est à chercher du côté des entreprises. Oracle a publié mardi soir un chiffre d'affaires trimestriel en hausse et a relevé sa prévision de chiffre d'affaires pour l'exercice 2026-2027, la demande en matière d'intelligence artificielle continuant de dépasser l'offre.
Au chapitre économique, les investisseurs ont pris connaissance d'une stabilité de l'inflation en février aux Etats-Unis. Toutefois, ce rapport "ne devrait pas avoir beaucoup d'impact, ni du point de vue du marché, ni en termes de perspectives de politique monétaire, étant donné que les données ont été compilées avant le récent choc des prix de l'énergie", relativise Michael Brown, responsable de la recherche stratégique chez Pepperstone.
Les prix à la consommation ont augmenté de 2,4% en février par rapport à l'année précédente, un chiffre identique à celui du mois de janvier et conforme aux prévisions des économistes. Hors alimentation et énergie, l'IPC s'inscrit en hausse de 2,5% sur un an, conformément aux attentes, a indiqué mercredi le département du Travail.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a gagné 0,4%, à 99,21 points.
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