
La Bourse de New York a bien terminé la semaine après l'annonce d'un ralentissement du marché du travail aux Etats-Unis, qui éloigne la perspective d'un resserrement de la politique monétaire.
L'indice Dow Jones a progressé de 0,5%, à 51.176,96 points, et le S&P 500 a gagné 0,7%, à 7.722,72 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a avancé de 1,2%, à 27.190,86 points.
Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a toutefois reculé de 1,3% et le S&P a cédé 0,3%, tandis que le Nasdaq s'est adjugé 0,5%.
L'économie américaine a connu un fort ralentissement des créations d'emplois en septembre, selon les statistiques officielles publiées vendredi. Le département américain du Travail a fait état de la création de 29.000 postes nets dans le pays le mois dernier, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient en moyenne sur 84.000 nouveaux emplois. Le ministère a également revu en baisse de 60.000 le nombre de créations de postes en juillet et août, à 123.000 au total.
Ces modestes créations d'emplois renforcent le scénario d'un statu quo sur les taux de la part de la Réserve fédérale (Fed) ce mois-ci, malgré les craintes au sujet de l'inflation. La probabilité d'un maintien du taux directeur dans une fourchette de 3,75% à 4% lors de sa prochaine réunion en octobre est monté à 80%, contre 35% la semaine dernière, selon l'outil FedWatch de CME Group.
Sur le marché obligataire, les taux longs ont initialement chuté en réaction à cette publication avant de repartir de l'avant dans la soirée. Le taux du titre du Trésor américain à dix ans a finalement gagné 4 points de base, à 5,28%, de même que celui du deux ans, à 4,84%. Cette semaine, deux hauts responsables de la Fed avaient déjà affirmé que la banque centrale américaine disposait d'un peu de temps avant de resserrer encore sa politique monétaire.
La détente des cours du pétrole contribue également à soulager quelque peu les craintes d'inflation. Les cours ont toutefois limité leur repli en fin de séance malgré l'annonce d'un déblocage de 100 millions de barils des réserves des pays du G-7 pour enrayer la flambée des coûts de l'énergie.
Le contrat de décembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres a clôturé en baisse de 0,1%, à 102,25 dollars le baril, tandis que celui sur le brut léger américain (WTI) pour livraison en novembre a perdu 1,9%, à 91,11 dollars.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,2%, à 101,92 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
