
La Bourse de New York devrait ouvrir en forte hausse vendredi, après l'annonce d'un net ralentissement du marché du travail aux Etats-Unis en septembre, ce qui pèse sur les taux du marché obligataire.
Vers 15h, le contrat à terme sur l'indice Dow Jones prenait 1%, à 51.776 points, tandis que celui sur le S&P 500 gagnait 0,9%, à 7.797 points. Pour sa part, le contrat sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, avançait de 1,3%, à 31.160 points.
L'économie américaine a connu un fort ralentissement des créations d'emplois en septembre et au cours de l'été, selon les statistiques officielles publiées vendredi. Le département américain du Travail a fait état de la création de 29.000 postes nets dans le pays le mois dernier, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient en moyenne sur 84.000 nouveaux emplois. Le ministère a également revu en baisse de 70.000 le nombre de créations de postes en juillet et août, à 123.000 au total.
Ces modestes créations d'emplois renforcent le scénario d'un statu quo sur les taux de la part de la Réserve fédérale (Fed) ce mois-ci, malgré les craintes au sujet de l'inflation. La probabilité d'un maintien du taux directeur dans une fourchette de 3,75% à 4% lors de sa prochaine réunion en octobre monte à plus de 83%, contre 35% la semaine dernière, selon l'outil FedWatch de CME Group.
Sur le marché obligataire, le taux du titre du Trésor américain à dix ans perdait 6,5 points de base, à 5,18%, tandis que celui du deux ans cédait 6,3 points de base, à 4,74%. Cette semaine, deux hauts responsables de la Fed avait déjà affirmé que la banque centrale américaine disposait d'un peu de temps avant de resserrer encore sa politique monétaire.
La détente des cours du pétrole contribue également à soulager quelque peu les craintes d'inflation. Selon l'agence Reuters, l'Union européenne (UE) envisage de débloquer des réserves de brut et de diesel pour faire baisser les prix des carburants. L'UE pourrait débloquer 50 millions de barils pour le diesel et ponctionner 50 millions de barils de brut dans les stocks des membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), selon les informations du média.
Vers 15h, le contrat de décembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres perdait 2,8%, à 99,45 dollars le baril, tandis que celui sur le brut léger américain (WTI) pour livraison en novembre chutait de 3,9%, à 89,28 dollars le baril.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, cédait 0,3%, à 101,79 points.
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