
La Bourse de New York a ouvert en hausse mardi, alors que les investisseurs veulent croire à une désescalade au Moyen-Orient.
L'indice Dow Jones gagnait 0,7% en début de séance, à 49.782 points, et le S&P 500 s'adjugeait 0,3%, à 7.131 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, montait de 0,4%, à 24.495 points.
Le Dow Jones est soutenu par les bons résultats de United Health (+10%), alors que l'assureur santé a relevé sa prévision de bénéfice par action pour 2026. L'équipementier aéronautique GE Aerospace cède en revanche 2% malgré des résultats trimestriels meilleurs que prévu.
Sur le front macroéconomique, les ventes de détail aux Etats-Unis ont augmenté davantage que prévu en mars, selon les chiffres du département américain du Commerce. Ces ventes ont crû de 1,7% par rapport à février, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur une hausse de 1,5%. Hors essence, les ventes de détail ont toutefois crû de 0,6% seulement.
L'incertitude domine toujours concernant l'évolution de la situation géopolitique, mais la reprise attendue des négociations entre Américains et Iraniens alimente l'espoir d'un accord de paix.
"Le scénario d'une désescalade au Moyen-Orient reprend de la crédibilité à l'approche de l'échéance du cessez-le-feu", commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion.
Donald Trump a prévenu dimanche que si l'Iran ne concluait pas d'accord, le pays s'exposerait à des frappes qui détruiraient tous ses ponts et centrales électriques. Le président américain n'est pas disposé à prolonger la date butoir au-delà de mercredi soir, selon un responsable de la Maison-Blanche cité par le Wall Street Journal.
L'Iran a indiqué aux médiateurs régionaux qu'il enverrait une équipe de négociation au Pakistan mardi pour le deuxième cycle de pourparlers de paix avec les Etats-Unis, toujours d'après des informations du Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Téhéran n'a pas confirmé publiquement s'il enverrait des représentants à Islamabad, et la confusion sur sa participation aux pourparlers s'est accrue après les propos du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, qui a déclaré lundi que Téhéran n'avait "pas de plan" visant à envoyer des émissaires pour une nouvelle série de discussions.
En raison de cette détente relative, les cours de l'or noir reculent mardi. Le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex perdait ainsi 0,4%, à 89,28 dollars le baril.
"Même si le Moyen-Orient reste au centre de l'attention des marchés, d'autant plus que nous approchons de la fin du cessez-le-feu, l'audition de Kevin Warsh en vue de sa nomination au poste de prochain président de la Réserve fédérale (Fed) retiendra également l'attention [mardi]. Il s'exprimera devant la commission bancaire du Sénat, ce qui permettra aux investisseurs d'entendre son point de vue sur la politique monétaire et sur toute une série de questions liées à la Fed", souligne Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, gagne 0,1%, à 98,19 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
