
La Bourse de New York a terminé de manière contrastée jeudi après l'annonce d'un ralentissement de l'emploi américain, qui a contribué à détendre les taux et le dollar et permis à l'indice Dow Jones d'inscrire un nouveau record historique.
L'indice phare des valeurs industrielles a fini en hausse de 1,1% et atteint un nouveau plus haut de 52.900,07 points. Le S&P 500 a de son côté fini inchangé, à 7.483,24 points mais le Nasdaq a abandonné 0,8%, à 25.832 points alors que les fabricants de puces et de matériels liés à l'intelligence artificielle (IA), tels que Nvidia (-1,4%), AMD (-4,3%), Intel (-5,3%), ont subi de nouveaux dégagements. Selon des analystes, le secteur technologique est confronté un mouvement de rotation sectorielle mais également à une réévaluation de la rentabilité future des investissements dans l'IA.
L'économie américaine a créé moins d'emplois que prévu en juin et les chiffres des deux mois précédents ont été révisés en baisse, selon les données publiées jeudi par le Département du Travail. Les créations de postes, nettes des destructions, se sont élevées à 57.000 le mois dernier, soit un nombre quasiment deux fois inférieurs aux prévisions. Le nombre cumulé de postes créés pour les mois d'avril et de mai a également été revu en baisse de 74.000 par rapport à ce qui avait été annoncé initialement. Le taux de chômage, issu d'une enquête séparée, a légèrement reculé à 4,2%, contre 4,3% en mai.
Même si ces chiffres témoignent d'une économie toujours créatrice d'emploi, ils pourraient signaler que la Fed dispose d'une marge de manoeuvre limitée pour relever les taux dans un contexte d'inflation élevée. La probabilité d'un statu quo lors des deux prochaines réunions, en juillet et septembre, a encore augmenté jeudi, selon l'outil FedWatch du CME. Lors du forum annuel de Sintra, mercredi, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, avait éludé mercredi les questions sur un éventuel relèvement des taux d'intérêt ce mois-ci, mais a déclaré que les risques inflationnistes s'étaient atténués depuis la dernière réunion de la banque centrale.
"Si un rapport sur l'emploi plus faible que prévu n'est évidemment pas une bonne nouvelle pour l'économie, il pourrait néanmoins constituer une bonne nouvelle pour les actifs risqués en réduisant la pression sur la Réserve fédérale pour qu'elle conserve un ton résolument restrictif", a estimé dans une note Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour eToro
Sur le marché obligataire, le taux du bon du Trésor à 10 ans est quasiment stable, à 4,48% tandis que celui du deux ans, plus sensible à la politique de la Fed, se détend de 0,03 point de pourcentage (3 points de base), à 4,13%.
Wall Street sera fermée vendredi en raison d'un jour férié à la veille de la fête de l'Indépendance américaine, qui tombe cette année un samedi.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, perdait 0,5%, à 100,87 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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