
La Bourse de New York a ouvert en hausse mardi grâce au reflux des tensions sur les marchés du pétrole et des obligations souveraines, tandis que les investisseurs restent attentifs à l'évolution des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'indice Dow Jones gagnait 0,7% en début de séance, à 51.603 points, tandis que le S&P 500 montait de 0,6%, à 7.821 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'adjugeait aussi 0,6%, à 27.645 points.
Si cette tendance se confirme, le S&P 500 et le Nasdaq pourraient clôturer à de nouveaux sommets, au lendemain du nouveau record décroché par le Nasdaq.
La tension retombe sur le compartiment obligataire mardi, les taux longs américains repassant sous leurs points hauts de l'été 2007. Vers 15h45, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans reculait de 2 points de base (0,02 point de pourcentage), à 5,29%.
Les cours de l'or noir reculent également, alors que les données de suivi des navires montrent une augmentation sensible des exportations de pétrole du Moyen-Orient, qui se rapprochent des niveaux d'avant-guerre, indique Vivek Dhar, de Commonwealth Bank of Australia. Le contrat de décembre sur le brent de mer du Nord, coté à Londres, perdait 2,2%, à 98,15 dollars le baril.
"Nous conservons comme scénario central une situation d'enlisement qui persiste au Moyen-Orient, mais avec une sortie de l'impasse au cours du mois de novembre, ce qui devrait nous amener vers un reflux plus notable des prix énergétiques", estime Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM.
Pour alimenter leurs pronostics concernant l'issue de la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), les investisseurs suivront mardi l'allocution de la vice-présidente de la Fed chargée de la supervision, Michelle Bowman. Actuellement, le marché penche clairement en faveur d'un statu quo sur les taux de la banque centrale américaine le 28 octobre, selon l'outil FedWatch de CME Group.
Sur le front des statistiques, le déficit commercial américain s'est creusé davantage que prévu en août, à 105,6 milliards de dollars, selon les données du département du Commerce, contre 92,8 milliards de dollars en juillet, en données révisées. Les économistes anticipaient un déficit de 102 milliards de dollars.
Le déséquilibre de la balance commerciale américaine s'est accentué cette année sous l'effet d'un afflux de semi-conducteurs et d'autres composants destinés au secteur technologique, dans le cadre du déploiement des infrastructures de l'intelligence artificielle.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, cède 0,3%, à 101,89 points.
EVENEMENTS A VENIR
-16h45: allocution de la vice-présidente de la Fed chargée de la supervision, Michelle Bowman
Agefi-Dow Jones The financial newswire
