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Actualité publiée le 12/04/21 09:26

Xavier Bertrand veut baisser les impôts de production pour doper l'industrie


Xavier Bertrand avec Christian Tonna, le directeur du site Bombardier de Crespin, dans le Nord, lors d'une visite dans l'usine le 4 décembre 2020 (AFP/Archives/FRANCOIS LO PRESTI)

L'ex-LR Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle de 2022, promet dans une interview aux Echos lundi de doper l'industrie, s'il est élu, en baissant de moitié les impôts touchant la production.

"Nous ne relèverons le pays que si nous réussissons à le réindustrialiser", plaide le président des Hauts-de-France.

M. Bertrand propose de réduire de moitié les impôts de production, "ce qui représente 33 milliards d’euros, pour revenir à la moyenne de la zone euro". Il promet "une compensation par l’État aux collectivités concernées", et assure qu'une telle réforme se ferait sans "augmentation du niveau des prélèvements obligatoires".

"Nous financerons les baisses de rentrées fiscales notamment par des efforts sur la dépense publique. Je ne laisserai ni filer les déficits ni augmenter la dette", promet-il.

Parmi les autres mesures proposées pour l'industrie, Xavier Bertrand évoque un "crédit d’impôt de production" associé à "tout investissement productif" dans l'industrie et prenant modèle sur le crédit d’impôt recherche existant.


Xavier Bertrand lors d'un meeting à Valenciennes, le 21 juin 2019 (AFP/Archives/FRANCOIS LO PRESTI)

Il veut aussi "mettre en place dans chaque région une 'task force' permanente réunissant les services de l’Etat et les collectivités locales pour diviser par deux au moins les délais d’instruction des dossiers d’implantation". Un "pouvoir d’adaptation de la réglementation nationale" serait ainsi laissé aux préfets.

Au plan européen, il taxe l'Europe de "naïveté" et réclame "un principe de réciprocité, et interdire l’accès à nos marchés publics pour des pays qui n’ouvrent pas les leurs". Il demande aussi "un mécanisme pour contrer l’extraterritorialité du droit américain qui pénalise scandaleusement nos entreprises".

Selon un sondage Ifop-Fiducial dimanche, Xavier Bertrand serait, à un an du scrutin, le mieux placé pour incarner la droite en 2022. Les intentions de vote lui accordent 16% au premier tour, contre 11% si la candidate est Valérie Pécresse, 7% s'il s'agit de Laurent Wauquiez et 6% dans le cas de Bruno Retailleau.

Invité à commenter cette étude qui le place en 3e position de la course à l'Elysée, avec une dizaine de points de retard sur respectivement le président sortant Emmanuel Macron et la candidate du RN Marine Le Pen, M. Bertrand affirme aux Echos que "ce duel annoncé n’aura pas lieu, car les Français n’en veulent pas. Il nous plongerait à coup sûr dans une crise alors que notre pays a besoin d’apaisement et d’espoir."

© 2021 AFP

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12 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

virgules44
12/04/21 09:46
Mr Macron voulait faire la même chose et Bertrand n'était pas d'accord.... crédibité zéro pinté
ZeuspanCrace13
12/04/21 10:09

Vous avez raison c'est 0 pinté, car ils nous saoûlent avec leur phrases de sophistes.

era
12/04/21 10:23

Baisser les impôts c'est bien ; mais il faudra pour cela supprimer le million de fonctionnaires en sureffectif ; or le candidat Bertrand veut confier le renouveau à l'état et aux collectivités !!!

Il devrait aussi, dans le n'importe quoi, confier le ministère de l'économie à Melonchon.

ZeuspanCrace13
12/04/21 10:35

Cela apparait généreux et sensible comme réduction, baisser de moitié les impots sur la production. Mais dans certains secteurs cela peut être franchement ridicule. Aujourd'hui la somme des taxes dans votre facture d'électricité c'est 122% du prix de l'énergie consommée. Lisez le verso de votre facture et vous verrez bien: énergie consommée 45% de la facture, taxes 55% de la facture, donc en relatif taxes=55/45=122%. Donc réduire à 60% c'est déjà appréciable, mais on reste quand même dans un monde ubuesque. De plus pour réinstaller en France des usines parties en Turquie ou au Magreb ou pire en Chine ou au Viet-Nam, il faut faire mieux en coût de prod avant toute taxe et avoir probablement des chaînes de fabrication automatisées avec encore plus de génie de la robotisation que la dernière fois. La balle est dans le camp des ingénieurs et pas seulement dans le camp du taxateur, car nos salaires ne sont plus les mêmes. Il faut sans doute aussi tenter la détaxe totale pendant 2 ou 3 ans, et là le petit-père de la nation en devenir il doit aussi faciliter la création d'écoles professionnelles illico et presto pour faire en un rien de temps des super-techniciens contrôleurs et non pas des vieux tôliers sachant travailler tel acier, mais pas l'alu ou des mécaniciens qui ne savent pas vérifier un couple de serrage. Il a des idées le même petit-père mais ça ressemble aux essais désespérés d'un assureur qui ne sait pas pourquoi il a perdu brusquement ses vieux clients.En fait il faut sortir du "exporter tout site de prod dans le pays usine du monde et importer tous les produits finis" que nous voulons. Il faut aussi sortir de notre économie nationale qui se mort la queue: "les taxes que nous payons sont les salaires des pauvres ou leurs primes chômage". Nous allons devoir suivre les sites de travail, même en tant que cadres sup, et les hommes et femmes politiques vont se retrouver en vis à vis serré, collé (comme dans la chanson antillaise) avec les pôv qui ne peuvent rien payer...

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