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L’échec des politiciens à gouverner financièrement les pays

Par Charles Dereeper, le 03/06/2011

charles dereeper

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Privatisation des actifs de la Grèce - Aujourd'hui, je lis une petite phrase dans une dépêche :

Sur le volet privatisations, la BCE estime que la Grèce pèse pour au moins 300 milliards d'euros d'actifs publics, dont 50 milliards devraient être vendus ou mis en concession d'ici 2015.

Avec ce montant, la Grèce pourrait réduire sa dette de 20%, estime la BCE.


Les créanciers poussent pour que les appels d'offre soient lancés rapidement, et que soit nommée une commission indépendante chargée de superviser le processus, avec des renforts étrangers.

Voilà finalement où mène l'Etat providence : à la ruine de ses habitants !

Les actifs des pays surendettés vont être bradés dans de mauvaises conditions financières, les vautours poussant au dépeçage immédiat (rappelons au passage que ces vautours ont été sponsorisés avec de l'argent public pour ne pas sombrer eux-mêmes dans la faillite…)

Si on adopte une perspective plus large, on constate finalement que l'histoire se répète inlassablement à peu près partout, Europe, Amérique Latine dans les années 80 et 90, monde arabe, Bélarusse aujourd'hui même. La question qui se pose est la suivante : les fonctionnaires et les politiciens sont-ils aptes à gouverner des pays ?

Avec le recul, je crois qu'on devrait séparer le pouvoir politique du pouvoir économique. En France, la cour des comptes devrait disposer de tous les moyens judiciaires pour faire appliquer tout ce qu'elle détecte, sanctionner et rectifier.

A la lueur des expériences mondiales en échec financier perpétuel, il faudrait idéalement une démocratie à double tête, avec une direction économique et financière indépendante du pouvoir politique intérieur et extérieur.

Sinon, les populations payent des impôts qui sont en permanence détournés et dilapidés dans du vide. Au bout de 20, 30 ou 40 ans, c'est la cata et il faut faire un "reset" du système !

On change de monnaie, de constitution, de géographie des empires, on se fait une petite guerre... et c'est reparti pour un tour de manège.

Surtout, au moment du "reset", il faut dire : plus jamais cela ! le coeur sur la main, la conviction dans les yeux, croix de bois, croix de fer... Cela dure depuis si longtemps. Je n'arrive pas à saisir comment autant de gens peuvent encore y croire.

Charles Dereeper

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