Ça sent le pâté…
Démarrage compliqué pour la saison des résultats dans le secteur du luxe
Actualité publiée le 17/04/26
Très attendu après les récentes turbulences traversées par le secteur, le début de la saison des résultats s'est jusqu'ici révélé plutôt décevant pour les géants français que sont LVMH, Kering et Hermès. Les trois titres se dirigent presque tous vers des pertes significatives sur la semaine, au moment où les Bourses européennes parviennent à retrouver une dynamique plus favorable grâce aux espoirs d'accalmie au Moyen-Orient.
Au cours des derniers jours, ce sont LVMH puis Kering qui ont publié coup sur coup des chiffres d'activité a priori globalement conformes aux attentes au titre des trois premiers mois de l'exercice.
Mais à y regarder de plus près, les performances du segment du pôle de mode et maroquinerie de LVMH, le principal centre de profits du groupe de Bernard Arnault, et la marque Gucci, la griffe stratégique de Kering, se sont avérées bien plus mauvais que prévu.
Au sortir de deux années de stagnation des ventes de produits de luxe, victimes du ralentissement du marché chinois, de l'euro fort et d'une moindre demande de la clientèle la moins aisée sur fond de tensions inflationnistes, les perspectives ne s'annoncent guère plus favorables en 2026 au vu des conséquences du conflit au Moyen-Orient.
Si le numéro un mondial des produits de luxe n'a pas donné de prévisions pour l'exercice en cours, le propriétaire de Louis Vuitton s'est déclaré confiant mais aussi "vigilant" face au contexte actuel.
Même constat chez Kering, qui s'est donné cette semaine un horizon de quatre ans pour redresser ses résultats.
Même Hermès n'est pas épargné
Dans la lignée de cette vague de pessimisme, même Hermès - habitué à dépasser les attentes du marché - a fait état d'une croissance organique moins vigoureuse au titre du 1er trimestre.
Ces premières publications constituent indéniablement une déception, alors que beaucoup de professionnels estimaient que le niveau peu élevé des attentes du consensus avant la saison des résultats ouvrait la voie à de bonnes surprises en Bourse.
Mais la réaction des marchés est plus sévère. Sur l'ensemble de la semaine, le titre Kering perd quasiment 10%, Hermès lâche 2,9% et LVMH grappille 0,5%.
Depuis le 1er janvier, l'indice STOXX Europe Luxury 10 accuse un repli de plus de 15%, alors que le STOXX Europe 600 avance de 3,5% dans l'intervalle.
Fin de cycle ou simple correction ?
Selon Dorian Anglada, analyste chez Saxo, le secteur longtemps considéré comme le bastion de la croissance ininterrompue et de la résilience boursière est aujourd'hui confronté à ce qu'il considère être une "heure de vérité".
"Les résultats de LVMH, Kering et Hermès marquent une rupture avec l'ère de la croissance facile", souligne le spécialiste.
"La question de savoir si nous sommes en présence d'une fin de cycle ou d'une simple pause est au coeur des analyses actuelles", poursuit-il, estimant que la zone de turbulences actuelle dépasse la simple correction technique.
Saxo explique cependant qu'il est essentiel de noter que la demande fondamentale pour les marques iconiques reste présente, comme en témoigne la performance des divisions joaillerie et la résilience du marché américain.
Mais si la chute des cours de Bourse et la compression mécanique des multiples de valorisation (PER) pourraient constituer une opportunité pour les investisseurs de long terme, le risque de volatilité reste élevé à court terme, avertit-il.
Du point de vue de la banque danoise, le débat "fin de cycle ou correction" se tranchera probablement au cours des deux prochains trimestres
"Une réaccélération de la croissance organique au-dessus de 4% validerait le scénario d'une simple normalisation, tandis qu'une stagnation prolongée confirmerait un changement de cycle plus structurel", juge Dorian Anglada.
Dans ce contexte de morosité, rien ne garantit que les autres acteurs européens parviennent à mieux tirer leur épingle du jeu.
Moncler présentera ses chiffres mardi prochain, tandis que Burberry dévoilera ses comptes semestriels le 14 mai. Richemont, le numéro deux mondial du luxe, publiera quant à lui les résultats de son exercice 2025/2026 le 22 mai prochain.
A -6,69% depuis le 1er janvier 2026 et actuellement 5,86€, le blablatage fumeux d'OPA ne séduit plus guère…
Nul doute que le CA de début de 2026 ne sera épargné par la baisse de forme commerciale qui transpire sur les valeurs "Luxe", la confection / habillement…
Au delà du "fragile équilibre comptable", il faut noter une amélioration nette de la situation financière avec une amélioration du profil de la dette en avance d'un an sur le consensus (148 réalisé en 2025 contre 184 anticipé sur FU2026).
https://www.smcp.com/app/uploads/2026/02/ analyst-consensus-collection-fy-25-sales-and-pl.pdf
Idem pour le FCF qui était attendu autour de 60ME en se basant sur les résultats du S1 et qui se monte à 90ME. C'est exceptionnel selon le management qui table sur 50ME en 2026.
Cela n'élude pas les fragilités que les plus pessimistes mettent en avant:
Les Consensus CA région médians sont tous ratés, Un CA qui stagne (consensus raté), un Q4 qui chute en France (Pire Q4 depuis le Covid). Tout n'est pas rose.
En parallèle, le procès UK s'ouvre la semaine prochaine (fortes chances que j'y assiste. Les petits plaisirs de la vie) et les débats permettront de préciser la stratégie GLAS & LJ. Verdict attendu sous 6/8 semaines, cela peut évidemment aller plus vite et moins vite... Je ne maîtrise pas les horloges judiciaires.
Les dernières discussions / réflexions autour de la vente tablent sur un montant autour de 7.5 euros qui satisferait une majorité des acteurs du dossier. Pour l'OPA, il faudra patienter un peu.
Ceux qui attendent beaucoup d'une hypothétique et survendue OPA feraient bien de regarder le fragile équilibre comptable qui ne laisse que 17 md'€ de résultat net.
Une entreprise très rentable se vend chère à minima au prix des actifs nets : c'est pas le cas ici.
Là, vu la fragilité des comptes et le niveau d'actifs intangibles constitué par les marques et autres, ça vaut sûrement pas ce que certains espèrent…
On devrait s'orienter comme je l'ai déjà dit vers un basique reclassement auprès d'institutionnels motivés : ce qui dissoudra de fait la fumeuse OPA…
Smcp : Résultats 2025
Communiqué de presse | P a r i s , l e 2 6 f é v r i e r 2 0 2 6
https://www.smcp.com/app/uploads/2026/02/smcp-communique-resultats-2025.pdf
Forte amélioration de la rentabilité et génération record de free cash- flow, reflétant la pertinence de la stratégie du Groupe
• Chiffre d’affaires 2025 de 1 217 M€, en hausse de +1,7% en organique(1) par rapport à 2024 (1 212M€)
– Croissance organique soutenue en Amérique et en EMEA (hors France) ; Asie toujours impactée par l’optimisation du réseau, mais stabilisation des ventes like-for-like dans les magasins physiques ; France affectée par le ralentissement de la consommation au second semestre
– Poursuite de la stratégie full price avec une réduction du taux moyen de discount en saison de trois points, pour atteindre 20%
– Impact négatif des taux de change de 1,3% sur l’année (2% au second semestre)
• Chiffre d’affaires du quatrième trimestre de 322 M€, en léger recul de -1,1% en organique par rapport au T4 2024 (334 M€) qui représentait une base de comparaison élevée
• Forte amélioration de la rentabilité avec un EBIT ajusté de 95 M€ (7,8% du chiffre d’affaires) en amélioration de +80% par rapport à 2024 (53 M€, soit 4,4% du chiffre d’affaires), reflétant la poursuite des effets du plan d’optimisation des coûts
• Résultat net de 17 M€ en très forte amélioration de +40 M€ par rapport à 2024 (-24 M€)
• Poursuite de la discipline financière permettant une génération de free cash-flow record de 91 M€ (vs 49 M€ en 2024), une réduction de la dette nette équivalente, pour atteindre 148 M€ (vs 237 M€ au 31/12/2024) et un levier à 1.3x, divisé par deux en un an.
• Réseau de magasins en baisse de 32 points de ventes (dont -21 points de vente au T4) pour atteindre 1 630 points de vente dans le monde fin 2025 :
– Poursuite de l’optimisation du réseau en Chine et chez Claudie Pierlot en Europe
– Développement via des partenaires avec notamment l’ouverture de dix nouveaux marchés dans les régions suivantes : Balkans, Europe de l’Est, Inde, Asie du Sud-Est et Amérique du Sud
• Objectifs 2026 :
– Marge d’EBIT ajusté en progression par rapport à 2025, pour atteindre environ 10 % des ventes au second semestre,
– Génération de free cash-flow de 50 millions d’euros pour l’exercice (hors frais exceptionnels liés à une éventuelle opération sur le capital de SMCP)
(1) Croissance organique | Toutes références à “la performance organique” dans le présent communiqué correspondent à la croissance du chiffre d’affaires à taux de change et périmètre constants
Je attends OPA ! 🫣 J’espère pour bientôt 🧔🏻♂️👍🤑
14,90€ … Surtout à partir du moment où l’entreprise est rentable et peu endettée, il n’y a aucune raison pour qu’une opération sur le capital ne se fasse au minimum au montant des fonds propres, soit 14,9 euros par action. Nous renouvelons notre conseil d’achat du titre à moins de 6,5 euros.
Tout peut arriver. L'objectif c'est quand même de s'approcher au plus près de la réalité. Et je note que ton approche se base sur la perspective de l'acheteur alors que sur SMCP, il ne faut pas occulter le "besoin" de vendre de GLAS. Voir leur déclaration d'intention de 2021...
Il y en a eu actuellement en bourse plein d'actionnaires majoritaires qui ont chercher à évincer les petits actionnaires, mais aussi des gros à coup d'OPA ou d'AK pour au final se retrouver plus pauvre qu'avant opération.
Le jeu du pouvoir à tout prix est dangereux et on peut risquer beaucoup sans jamais être certain du résultat final…
Je dis juste que la situation actuelle de l'entreprise ne nécessite pas une prise de contrôle supplémentaire sauf si un éléphant débarquait dans le magasin de porcelaine fine. C'est prendre beaucoup de risque et dépenser beaucoup d'argent pour pas grand chose : y'a pas dividende à empocher.
Et pour l'instant, y'a donc aucun d'éléphant qui circule : on s'oriente donc pour moi vers un reclassement des titres et il faudra que le type accepte de payer plus que ça côte. D'autant encore que les résultats 2025 ne sont pas connus et que 2026 s'annonce déjà économiquement tendu…
Je note : " j'ai retourné ton scénario et je ne vois pas d'intérêt pour les vendeurs (et je ne dis pas qu'il n'y en a pas) à vendre à la découpe: Ils disposent d'un bloc de 52%"
Ça s'est déjà réalisé par avec les mêmes chiffres, mais ça existe…
Honnêtement Gars d'ain, j'ai retourné ton scénario et je ne vois pas d'intérêt pour les vendeurs (et je ne dis pas qu'il n'y en a pas) à vendre à la découpe: Ils disposent d'un bloc de 52%. Pourquoi vendre à 3/4 parties différentes des blocs de 10/15%? Pour optimiser la vente / faire le break even, il faut vendre à 9 euros. Soit une prime qui devient importante pour une part non majoritaire et même pire, n'apportant pas de position dominante significative sur les autres actionnaires détenteurs d'une part équivalente. Pas d'intérêt visible pour les acheteurs à court terme non plus...
Les créanciers derrière GLAS peuvent probablement organiser un deal en parallèle de celui-ci pour compenser une vente à un cours autour de 7 mais que dire du LJ? Obligation d'optimiser le patrimoine de l'entreprise. Ne pas le faire l'exposerait à des poursuites.
Bref. Intéressé par ton raisonnement...
La décision de justice n'a aucun impact financier sur SMCP ni aucun lien d'ailleurs étant initiée par GLAS.
GLAS a fait tout ce chemin pour vendre un bloc majoritaire. Encore une fois, ça n'implique pas qu'ils réussissent à le vendre mais on est pas en train de parler de "lapereaux de 3 semaines" non plus.
En 4 ans, la situation SMCP, sans être brillante, s'est améliorée, on parle de faits et non de ressenti ici (Dette, FCF).
Et GLAS n'a besoin de vendre qu'à 9 pour faire un break even. La prime sur le cours actuel n'est pas folle et la probabilité d'une OPA est crédible.
Je te rejoins sur un point: Tout est possible et résumer le futur de SMCP à une OPA est réducteur. On en saura plus d'ici quelques mois et en attendant, toutes les hypothèses les plus fumeuses seront débattues.
C'est pas que qu'on demande justice qu'on fait de bonnes affaires : en 4 ans la situation économique et les marchés changent : ils n'ont que faire des péripéties boursières d'un acteur du secteur coté en bourse.
Et ce qui est justifié à un moment T peut l'être beaucoup moins ultérieurement. Reste le litige et avoir raison ne fait pas pour autant un cours de bourse…
La décision de demander justice a pu aussi être prise pour écarter un actionnaire embarrassant pour le "corporate" du groupe…
Et c'est pas parce qu'on a raison que ça redonne pour autant des couleurs au titre : de nombreuses affaires boursières en la matière le prouvent comme Novacyt, Sequana, etc…
Pour l'instant, ça reste très ouvert contrairement à ce qui est proposé comme "unique solution" et "unique version".
Donc GLAS aurait fait tout ce chemin pour récupérer les 15.5% au rabais alors qu’ils détiennent 28 millions de titres depuis 2021?
Ils vendraient à la découpe à bas prix alors qu’ils auraient pu le faire depuis 4 ans, dépensant des centaines de milliers d’euros / SGD / GBP en frais de justice?
Allons allons, le pragmatisme fonctionne dans les deux sens :)
Je comprends toujours pas comment les ânes à listes et les commentateurs divers (mais surtout peu emprunt d'esprit critique) font pour écarter une solution parfaitement possible d'un reclassement des titres parmi les institutionnelles et un acheteur qui serait majoritaire à 15%…
Pour l'instant, vu la complexité comptable pour arriver à gagner de l'argent avec un chiffre d'affaire dépassant le milliard d'euro, je doute fort que quelqu'un soit d'emblée prêt à acheter au prix fort un outil industriel et commercial lié au secteur du textile : au secteur du textile en pleine tourmente avec les liquidations judiciaires qui s'amoncèlent et les importations chinoises…
Bref, on nous prend pour des lapereaux de 3 semaines qu'on lâche le jour de l'ouverture de la chasse.
Globalement d’accord avec toi mais on peut tout de même s’accorder sur un point:
Les événements de 2021 démontrent une telle volonté de la faire à l’envers à Shandong Ruyi qu’il y avait très probablement un acheteur de l’ombre qui chuchotait dans l’oreille de C. « Je te l’achète à X ».
Pour la suite, soyons raisonnables: il est un peu tôt pour sortir du bois, le processus de vente venant d’être relancé. Sous 6 mois on aura bien un candidat :)
C'est d'un comique à lire : tout le monde parle d'OPA et personne n'est capable ou en capacité de dire le nom de celui qui devrait la réaliser…
C'est donc parfaitement bidon pour l'instant.
On nage en plein comique taupier…
: )
J'avais déjà posté en Aout dernier lors du retour des 15.5% chez le liquidateur d'ETS que la léthargie serait probablement effective jusqu'en Mars 2026 soit après le procès au UK.
La vente repart probablement de zéro, donc Due Diligence, offres etc. avec un jalon important qu'est le procès UK. Ma timeline OPA s'étale entre 6 et 10 mois avec une intime conviction pour Septembre 2026.
Pour la valorisation... entre 8 et 17 selon Copilot, entre 8 et 25 pour les rêveurs, je me pose sur du 10/12 conservateur mais réaliste avec cette (autre) intime conviction que Glarlyle peut nous faire une entourloupe façon Shandong Ruyi 2021.
Bref. SMCP est un dossier hautement instable mais potentiellement lucratif.
14,90€ … Surtout à partir du moment où l’entreprise est rentable et peu endettée, il n’y a aucune raison pour qu’une opération sur le capital ne se fasse au minimum au montant des fonds propres, soit 14,9 euros par action. Nous renouvelons notre conseil d’achat du titre à moins de 6,5 euros.
Quelle OPA ?
Un placement et reclassement des titres auprès d'institutionnels et d'acquéreurs potentiel est en cours et il est précisé qu'il va s'étaler dans le temps.
Donc beaucoup d'empressement pour pas grand chose ce matin…
Il n'y à personne à ce jour d'identifié pour prendre une majorité de contrôle susceptible d'entrainer une OPA.
Et les comptes restent en délicatesse, notamment au niveau de la rentabilité, sans compter qu'une partie des actifs nets sont des "intangibles" (Marques, etc.) et ne sont souvent pas repris lors d'une éventuelle évaluation car leur estimation donne sujet à caution…