Je vais revenir sur ce que vous écrivez car visiblement vous ne maitrisez pas le contenu du bilan d'une entreprise, ni ce qu'il contient…
Je note : "Il me semble qu'on ne valorise pas une société leader mondial de la digitalisation du retail comme une entreprise industrielle classique. La valeur de Vusion ne réside pas dans ses murs, mais dans sa R&D, ses brevets, son avance logicielle et ses contrats récurrents (SaaS). Payer 5x l'actif net pour un leader mondial de son marché en hyper-croissance ne me parait pas exagéré."
Il y a 2 classes d'actifs qui sont prépondérants pour estimer la valeur de l'entreprise :
• Les actifs nets tangibles : Les actifs tangibles sont des actifs physiques, que l'ont peut voir. Il peut s'agir d'actifs de court terme ou de long terme comme les liquidités ou les biens fonciers. Les actifs tangibles sont utilisés pour soutenir l'activité quotidienne d'une entreprise et peuvent être convertis en liquidité si nécessaire.
• Les actifs nets intangibles : Les actifs intangibles sont des actifs incorporels c'est-à-dire des actifs qu'un humain ne peut physiquement pas saisir. En résumé, les actifs intangibles représentent toutes les immobilisations incorporelles d'une entreprise.
Ces actifs sont sensés être évalués au prix du marché, à date et suivant des méthodologies précises : ce que se doivent en principe vérifier les commissaires au comptes.
Ce qui veut dire que ce que vous écrivez est parfaitement faux car à quoi servirait-il établir une comptabilité de bilan tout en sachant que les valeurs d'actifs seraient fausses. Ça n'a aucun sens et vous vous fourvoyez donc en erreur dans votre système de pensée comptable. Tout est sensé être valorisé notamment l'immatériel et c'est d'ailleurs dernièrement ce qui a posé de problèmes à plusieurs entreprises car une révision en baisse peut s'avérer catastrophique si ces niveaux de valorisation soutiennent l'équilibrage d'un surendettement en passif…
Comme beaucoup le savent : la spéculation est parfaitement irrationnelle et est tout sauf raisonnable, ce qui conduit assez inévitablement au désastre car les arbres ne montent au grand jamais au ciel.
Ainsi donc les ânes à listes dithyrambiques surenchérisseurs de valorisation et les acheteurs crédules ( comprenez les moutons qui montent à l'alpage au haut du sommet de la courbe de gauss) n'ont de cesse de dénigrer les chiffres comptables ( = les fondamentaux) pour dire que ça ne reflète pas la vraie valeur de l'entreprise. Ceci afin de justifier des achats de titres au dessus de ce que ça vaut : le vrai prix des choses, c'est d'ailleurs l'entreprise elle-même qui le donne avec la valeur comptable réévaluée à chaque semestre dans son bilan.
Vous pouvez donc élucubrer toutes les hypothèses fantastiques que vous voulez pour justifier des chiffres fantaisistes ( voir au dessous) : les seuls qui sont justes sont ceux au bilan, validés par l'administration fiscale et les actionnaires en assemblée générale.
Le reste relève purement de spéculation gratuite et aussi parfois d'enfumage afin de réussir à revendre plus cher ce que l'on a acheté trop cher…
Suivant ce principe : vous constaterez donc que faire évoluer ses stratégies d'investissement vers du "sous valorisé" est plus pertinent, plus cohérent en tous points que de se risquer à acheter ce qui est déjà hors de prix en tentant chaque jour de rassurer avec des mantras d'ânes à listes et de comparatifs douteux ( = "comparaison n'est pas raison").
A+
Merci pour cette analyse très cohérente d'un point de vue comptable mais qui occulte à mon sens des points propres aux entreprises technologiques.
Il me semble qu'on ne valorise pas une société leader mondial de la digitalisation du retail comme une entreprise industrielle classique. La valeur de Vusion ne réside pas dans ses murs, mais dans sa R&D, ses brevets, son avance logicielle et ses contrats récurrents (SaaS). Payer 5x l'actif net pour un leader mondial de son marché en hyper-croissance ne me parait pas exagéré.
Une entreprise qui vend du logiciel et des services par abonnement se valorise toujours beaucoup plus cher qu'une entreprise qui vend uniquement du matériel, car ses revenus sont prévisibles et ses marges plus élevées.
Je comprends votre approche sur l'actif net, mais il me semble, comme pour beaucoup de valeur d'ailleurs, que le marché paie le présent mais également les revenus à venir compte tenu de l'activité et des contrats gagnés.
Dans tous les cas, a supposer que le titre soit survalorisé, il y a une différence à mon sens entre une correction de marché et un acharnement où 8 fonds shortent 6 % du capital en simultané, créant sur-volatilité artificielle, c'est de la déstabilisation de carnet d'ordres.
C'est ce que je pense, étant précisé que je un profane en la matière.
Ne vous inquiétez pas, vous n'avez pas été "moraliste", c'est un échange enrichissant.
Eh, ben… je vais donner un peu de lumière dans le couloir.
Je vous avais donné des éléments du même ordre déjà ici pour Exail
https://www.abcbourse.com/forums/msg1098494_la-degringolade-
Je note : "Décalage injustifié avec les fondamentaux : Le titre est maintenu artificiellement bas alors que le consensus des analystes prévoit une valorisation théorique bien supérieure, certains objectifs atteignant 259,75 €. "
Quelques remarques de bon sens s'imposent…
Ah, bon… On doit pas avoir les mêmes chiffres des fondamentaux…
Pour moi, y'a beaucoup de choses au rouge vif… Sans parler de considération de marchés concernant la montée en puissance de la concurrence…
Je vais juste rappeler les valeurs d'actifs nets ( source : ZB) :
• Pour la clôture d'exercice 2024 = 15,47 €
• Pour la clôture d'exercice 2025 = 21,58 €
• Pour la clôture d'exercice 2026 = 28,08 €
• Pour la clôture d'exercice 2027 = 37,98 €
Je vois nullement des actifs nets à 259,75 € par action, y compris dans 3 ans en perspective.
Autrement-dit, on valorise actuellement l'entreprise environ x5 les actifs nets 2025. Ce qui est déjà carrément hyper-spéculatif, je trouve.
Vous viendrait-il à l'idée d'acheter une tablette de beurre à 2,15 euros, 5 fois son prix soit 10,75 €. La réponse est assurément NON.
Quant à considérer la moyenne des objectifs chimériques des analystes dithyrambiques comme une valeur théorique de l'entreprise, c'est parfaitement ubuesque. Ça nous fait du 12 fois la valeur d'actifs nets 2025.
Ce qui fixe le prix spéculatif de la tablette de beurre à 25,67 € : c'est parfaitement ridicule…
Ce qui est sûr et c'est ce que j'observe depuis plusieurs années, c'est que justement quand les niveaux de cotations et les estimations des analystes sont parfaitement déconnectés des réalités, la VAD en général en profite pour attaquer sévèrement. Et c'est indubitablement le même scénario à chaque chaque fois.
Vous pouvez regarder le sort qui a été réservé à Solutions 30 par exemple, elle vaut moins de 0,60 € actuellement et les cas sont légions ces dernières années.
En outre ( source : ZB) ,
• le PER 2024 est de -103x
• le PER 2025 est de 21,9x
• le PER 2026 est de 13,5x
• le PER 2027 est de 9,93x
Et donc sur la base du cours actuel, compte tenu de la situation boursière, on valorise très correctement le bénéfice net par action de 2026 et 2027. Mais on ne peut pas en dire autant de 2024 et 2025 qui ont été largement surcotés.
De plus au regard du niveau de valorisation consenti, le dividende reste faible…
Comme je le dis et je répète souvent : quand on paie cher un titre parfaitement décorrélé à la hausse de sa valeur d'actif net, on prend le risque de se prendre une grosse baffe quand vient l'heure de la correction.
Personnellement, j'ai choisi la méthode inverse : à savoir acheter des actifs nets sous-cotés et espérer à minima un retour de valorisation à un ( "x1"), soit le prix de ladite plaquette de beurre… Y'a beaucoup moins de risque que ça se passe mal, mais y'en a quand même.
Bref, chacun voit midi à sa porte…
Mais d'autres avant vous à commencer par les sociétés cotées elles-mêmes, mais aussi des regroupements d'actionnaires ont tenté de faire valoir leurs droits concernant l'hypothèse d'irrégularités spéculatives, ça dure longtemps en général, ça coûte en plus de la perte nette et à ce jour, les résultats obtenus sont très maigres…
Le mieux reste quand on achète d'intégrer un risque de perte et de voir si il est supportable ou pas : Dans le premier cas, on passe à autre chose avec ce qui reste et dans le second cas, on s'abstient en dépit du chant des sirènes mal fagotées chevauchant des ânes à listes…
J'espère ne pas avoir été trop moraliste : le but étant de vous ouvrir les yeux sur le prix réel de la plaquette de beurre et son poids qui ne change pas en dépit de la spéculation ambiante…
Et n'oubliez jamais de vous faire votre propre opinion : au final, c'est toujours à vous de payer…
Message complété le 02/04/2026 16:19:11 par son auteur.
…Les promesses n'engagent que ceux qui les croient…
Suspicion d’abus de marché et de manipulation de cours – Valeur VUSION (FR0010282822)
Madame, Monsieur,
En ma qualité d’actionnaire individuel, je souhaite soumettre à votre examen un signalement détaillé concernant des anomalies de marché persistantes sur le titre VUSION (VU), lesquelles semblent s'apparenter à une stratégie concertée de déstabilisation du cours.
1. Une pression vendeuse structurée depuis janvier 2026 :
Loin d'être un épiphénomène récent, la pression exercée par les fonds spéculatifs s'est installée de manière méthodique dès le début de l'année 2026 :
Janvier 2026 : Des positions significatives ont été déclarées ou renforcées dès la première quinzaine du mois (notamment par le fonds D.E. Shaw & Co. le 23/01 avec 0,89 %). Cette période a coïncidé avec une chute de 27 % de la valeur en 30 jours, sans corrélation avec l'actualité de l'entreprise.
Février et Mars 2026 : L'offensive s'est amplifiée avec l'entrée de nouveaux acteurs (Pertento Partners, Two Sigma, Citadel), portant le nombre de fonds à 8 pour un cumul de positions courtes nettes de 6,00 % du capital (soit 1 006 262 actions).
2. Constatations récentes (avril 2026) :
Malgré la publication de résultats financiers solides et la mise en place d'un programme de rachat d'actions par la société, le titre subit une volatilité "portes de saloon" :
Le 1er avril 2026, le titre tentait un rebond vers 111,20 € avant d'être violemment refoulé.
Ce jour, 2 avril 2026, le cours a de nouveau sombré à 105,80 €.
3. Suspicion de pratiques déloyales :
Je sollicite une enquête de vos services sur les points suivants :
Manipulation par érosion des supports : L'utilisation systématique d'algorithmes de vente lors de chaque tentative de franchissement des résistances techniques (zone des 110-112 €) afin de décourager l'investissement individuel.
Décalage injustifié avec les fondamentaux : Le titre est maintenu artificiellement bas alors que le consensus des analystes prévoit une valorisation théorique bien supérieure, certains objectifs atteignant 259,75 €.
Vérification de l'absence de concertation : Le synchronisme des renforcements de positions par 8 fonds distincts depuis janvier pose la question d'une action de concert non déclarée.
Conclusion :
La persistance de cette situation depuis le 10 janvier 2026 nuit gravement à l'intégrité du marché et à la confiance des épargnants.
Dans l'attente de votre analyse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.