++++Décès++++

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24/03/2026 11:51:09

Chuck Norris n'est pas mort.

C'est la mort qui lui a gentillement demandé s'il pouvait venir avec elle.

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23/03/2026 18:31:49

Le propriétaire d'OnlyFans, Leonid Radvinsky, est mort d'un cancer à l'âge de 43 ans.

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23/03/2026 16:22:45

Lionel dans « Le nom des gens » 👍

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Nom_des_gens


REP mon ami 🥲

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23/03/2026 12:02:33

Lionel Jospin sans doute pas le socialiste le plus comique, même un brin austère. Peut-être un sérieux et une rigueur qui manque aujourd’hui à ce parti en capilotade.

Une belle trajectoire du Trotskisme jusqu’au climat « bobo » de l’île de Ré (nul n’est parfait)

En tout cas une sortie rare en politique que l’on peut saluer après sa défaite de 2002 et ce contrairement à un François Bayrou se fracassant sur un illusoire poste de maire et une double sortie sans gloire après son éviction d’un poste de Premier Ministre éphémère.

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23/03/2026 09:22:32

Lionel Jospin, socialiste au destin foudroyé, est mort, Le trotskisme en deuil.
Personnalité majeure de la gauche socialiste, il a occupé de nombreuses fonctions : premier secrétaire du PS, député, ministre de François Mitterrand, premier ministre de cohabitation sous Jacques Chirac. Par deux fois il a échoué à l’élection présidentielle, étant notamment éliminé dès le premier tour en 2002. Il est décédé à 88 ans, a annoncé sa famille, lundi 23 mars.

AFP DU JOUR

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20/03/2026 17:51:47

Chuck Norris ne meurt pas, c’est la mort que Chuck Norris foudroie.

REP.


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20/03/2026 17:24:20

Chuck Norris vient de nous quitter..

Une légende du cinéma et un grand homme des arts martiaux !

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20/03/2026 13:06:46

La disparition d’Isabelle Mergault.

Son humour et aussi son petit « chuintement » qui faisait parti de son charme.


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20/03/2026 12:58:37

La disparition d'Emilien Bouglione me rappelle une histoire dombiste oubliée à son sujet.


Le cirque Bouglione dans la panade humide des Dombes en 1977

Inutile de chercher cette histoire vraie qui n'existe que dans le cœur de ceux qui l'ont vécu et dans notre cercle familial .


Le cirque Bouglione, ça me rappelle, je crois que c'était en 1977, année ultra pluvieuse après la sécheresse de 1976, cette histoire vive, vraie et heureuse. Il y a donc près de 49 ans… Emilien Bouglione avait alors près de 42 ans, et le cirque Bouglione partait en tournée dans toute la France. Je me souviens encore vaguement de sa fine moustache.

Certes, on était pas riches dans la ferme de mes parents au cœur de la Dombes avec nos seulement 28 hectares, mais on avait le cœur sur la main. On vivait grâce à un découvert bancaire autorisé de 20 000 francs ( avec des agios hors de prix à verser au "Crédit Labricole") à l'époque . Et donc, on ne pouvait pas se payer le luxe d'aller au cirque "Bouglione", même quand il venait à passer en représentation dans notre petit village de 1400 habitants, point culminant de la Dombes.

J'avais cependant la joie de lire l'aventure de Ric Hochet "Coups de griffes chez Bouglione" (N°25) en prépublication dans le nouveau journal de "Tintin, l'hebdoptimiste pour les jeunes de 7 à 77 ans" que ma mère m'achetait chaque mardi chez Dulong, le marchand de journaux.

L'aventure de Ric Hochet était en cours de prépublication avec plein de suspens et le cirque Bouglione était bien là, en face de notre ferme à environ 500 mètres à vol d'oiseau de sorte qu'on les voyait monter le chapiteau depuis notre cour.

Quand d'autres du village racontèrent fièrement qu'ils avaient été au spectacle des Bouglione dans la cour de récréation du CES et durant les voyages en car scolaire, j'ai pu, pour ma part, redorer l'image familiale en relatant ce qui était arrivé après les représentations et qui reste un souvenir familial qu'on aime à raconter : tout ça, grâce à mon père agriculteur merveilleux.

Un fois démonté le chapiteau et tout rangé, la caravane circassienne du cirque "Bouglione" devait repartir pour assurer de nouvelles dates avec notamment tous ses animaux que ma mère nous avait amener voir dans les cages et les enclos précaires. Mais c'était sans compter sur le poids trop élevé des camions remorques qui s'enfonçaient et patinaient dans le pré prêté par la commune : pris au piège boueux, ils ne pouvaient donc plus repartir.


On est alors venu chercher à la rescousse, mon père qui avait acheté à crédit le premier tracteur 4 roues motrices de toute la petite région, un Renault Carraro 571-4 usiné en Italie. L'entrée du pré communal où se tenait les représentations étant devenu un vaste "vaccum" boueux qui prenait au piège invariablement les roues de tous les véhicules, il allait falloir les tracter avec des câbles jusqu'au "dur" sur la route goudronnée, hors de la boue afin de repartir.

Cela dura un bon moment car on a dû attacher un par un, tous les véhicules au câble métallique de traction. Et voilà comment mon père est devenu un héros agricole qui a sauvé le cirque "Bouglione" de la panade humide des Dombes…

On avait pris l'habitude de venir chercher mon père et son tracteur dès que ça n'allait plus : et on ne comptait plus, les chars embourbés de foin, de paille, de grain, les tracteurs avec les remorques d'ensilage, les tracteurs de labours et même l'ensileuse "Class" ou les moissonneuse-batteuses "Someca" (orange et noir) ou "New-Holland" (jaune et rouge) qu'il fallait tirer à reculons…

Parfois, il fallait parfois jusqu'à 3 tracteurs pour arriver l'embourbé de son pétrin car un seul n'y suffisait pas. Dès que le moteur touchait la terre, ça devenait en général compliqué car la chassis avait alors perdu toute garde au sol…

Et il n'était pas rare que le câble "pète" car certains regardaient au prix quand ils achetaient ce genre d'équipement, mais on père en avait un gros et solide.

L'automne 1977 fut d'ailleurs une triste année agricole car de nombreuses maigres récoltes qui avaient souffert d'un large excès d'humidité furent difficile à aller chercher. Une grosse ferme avait même fabriqué une plateforme qu'elle tirait avec un bull "Komatsu" et sur laquelle on installait les remorques à ensilage : le tout afin d'aller ensiler les maïs tout jaunes asphyxiés dans les étangs en culture temporaire.

Ils nous avaient chaleureusement remercié et avaient offert quelque chose à mon père dont je me souviens plus…

Merci à la famille "Bouglione" pour cette belle histoire vécue durant mon adolescence et dont j'ai encore souvenance, aujourd'hui…


–––––––––––––––––––––
NB : Spécial dédicace à Anjou49…

: )


Le fameux tracteur, mais il lui manque les masses à l'avant pour faire contrepoids…


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20/03/2026 10:53:42

@jd1976

Il suffisait de nous renvoyer à l’article du 17 mars du journal Le Point car en plus il y a des photos… 😜😜😜

Blague à part une famille aux origines italiennes les « Bouglione » sont une des figures du cirque qui enchantèrent notre enfance avec les « Pinder » origines anglaises, « Zavatta » origines vénitiennes, « Médrano » origines espagnoles et quelques autres.

Les anciens se souviendront sans doute de l’entrée en scène du célèbre Achille et son « ça va ça va les enfants ? » et nous hurlions ivres de bonheur un long « OUUIIII ».

Bon Dieu comme le temps a passé vite.


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20/03/2026 10:20:10

ADIEU L'ARTISTE

Émilien Bouglione, le prince du cirque s’est éteint

L’ancien directeur du Cirque d’hiver est décédé le 15 mars. Il avait 91 ans.


Héritier de l’une des plus grandes familles circassiennes françaises, Émilien Bouglione s’est éteint, dimanche 15 mars. Avec lui se tourne une page importante de l’histoire de cette famille dont le nom est attaché, depuis plus de neuf décennies au Cirque d’hiver à Paris.

Ce sont ses parents, Rosa et Joseph Bouglione, circassiens itinérants, qui avaient racheté l’établissement à Gaston Desprez en 1934. Quatrième des sept enfants du dompteur Joseph Bouglione (1904-1987) et de l’acrobate Rosalie Van Been (1910-2018), Émilien a travaillé toute sa vie au sein de cette entreprise familiale.


Enfant de la balle

S’il était né dans une caravane, à Coulommiers (Seine-et-Marne), le 20 juillet 1934, c’est qu’à l’époque, sa famille tournait encore à travers la France avec un spectacle présenté sous chapiteau. Elle ne se sédentarisa qu’à l’automne 1934, en investissant le cirque « en dur » de la rue Amelot proche de la place de la République, dans l’est de la capitale. Mais elle n’en conserva pas moins chapiteau et caravanes pour ses tournées estivales.

Formé très jeune, comme ses frères et sœurs, dont Sampion surnommé Papouk décédé en 2019, à l’équitation, Émilien devait se faire connaître comme l’un des meilleurs cavaliers de la troupe avant de prendre la succession de son autre frère Firmin à la tête de l’institution familiale.

« Maître écuyer de génie, il a fait du Cirque d’Hiver le temple mondial de notre art, ce qui lui a valu le surnom de prince du cirque », indique un communiqué de l’institution, publié sur les réseaux sociaux.


Une famille circassienne

Si le nom Bouglione est indissociable du monde du cirque, c’est que l’histoire de cette dynastie est liée à l’univers forain depuis deux siècles.

La légende familiale fait ainsi remonter l’origine du clan à Scipion Boglioni, un ancien marchand de tissu du Piémont devenu « montreur d’ours » après avoir épousé une belle gitane… prénommée Sonia.

Scipion Boglioni transmet cette ménagerie foraine à ses fils. Mais c’est l’un de ses petits-enfants, Joseph Bouglione (1875-1941) alias Sampion, qui va créer le premier cirque portant ce nom, lors de son installation en France au début du XXe siècle.

Joseph-Sampion a quatre fils : Alfred, dit Alexandre (1900-1954), Joseph II (1904-1987), Firmin (1905-1980) et Nicolas, dit Sampion II (1910-1967). C’est en leur honneur qu’il baptise cet établissement le Cirque des quatre frères Bouglione.

À chacun, un rôle précis : Alexandre gère les finances, Firmin est équilibriste et dresseur de fauves, Sampion s’occupe des chevaux et Joseph II des éléphants.

Ces quatre frères achètent en 1926 le matériel laissé en France par les producteurs de la tournée européenne de Buffalo Bill. Ils s’inspirent des affiches retrouvées chez un brocanteur pour intituler leur nouveau spectacle « le Stadium Buffalo Bill. »

Leur chapiteau de 12 mats, importé des États-Unis, est l’un des plus grand d’Europe. Il peut accueillir plus de 10 000 spectateurs. Appliquant au marché français la recette du cirque Barnum, les Bouglione entreprennent une grande tournée européenne.

Les frères voient grand. Ils recrutent un imprésario de cinéma. Et débauchent les artistes circassiens les plus célèbres de l’époque : une ancienne ballerine formée à l’Opéra de Paris, Rose de France, qui danse sur un fil, les équilibristes roumains Lupescu, les pitres Shiretta, Waldemar et Moreno mais aussi les clowns Antonet et Béby, les perchistes italiens Julietti et les jockeys hongrois Soboleswski. Leurs numéros de cascades équestres ont les honneurs de la presse.

En marge du cirque, ils proposent au public de visiter la ménagerie, un vrai zoo comptant une centaine de bêtes sauvages : rhinocéros, hippopotame, singes, hyènes, léopards, lions et tigres et même des pingouins « les seuls de France », affirment les réclames.


Succès fracassant

Les Bouglione ont le sens du marketing. Ils embauchent ainsi le dompteur de fauve tchèque Vojtech Trubka qui a failli être dévoré par ses tigres au cours d’une représentation chez des concurrents.

Le programme indique fièrement que, « malgré ses 18 blessures, le dresseur, [qui se présente sur scène dans un vêtement immaculé sur lequel les spectateurs guettent la moindre tache de sang], va se produire devant le public, avec les fauves qui l’ont attaqué ».

Le rachat du cirque d’hiver en 1934 va permettre à l’entreprise de spectacles Bouglione de prospérer davantage. Ce bâtiment de forme polygonale, édifié sous le second Empire, est en effet largement identifié par les Parisiens comme un lieu de création circassienne. Il a, de fait, accueilli tout comme le « Cirque d’été » (devenu théâtre Marigny sur les Champs-Élysées) de somptueuses revues équestres à partir de 1852.

Au moment où les Bouglione le rachètent, il a cependant été transformé en salle de spectacle ordinaire, abritant des concerts de musique classique, avec Jules Pasdeloup, des projections de cinéma (une salle Pathé) puis du théâtre (avec la troupe de Firmin Gémier).

L’établissement ouvre en proposant un spectacle aquatique insolite (au centre de la scène a été installé un grand bassin). Les tableaux au programme sont intitulés La Reine de la Sierra, La Princesse saltimbanque, Les Aventures de la princesse de Saba, L’Idole de Shanghai et La Perle du Bengale. Ils jouent la carte de l’exotisme et mettent en scène des danseuses parfois légèrement dévêtues. Certaines vont rester dans la troupe. C’est que le cirque met en avant de nombreuses artistes femmes. Telle Pauline Borelli, la première femme à dompter tigres.


Au sein de la fratrie Bouglione, le cadet, Joseph II Bouglione ne tarde pas à prendre l’ascendant. L’homme, éternellement coiffé d’un stetson, a du charisme. Il réussit un tour de force. Malgré ses origines tsiganes, il parvient à éviter à la famille d’être expropriée par les autorités nazies même si sa gestion est, un temps, transférée à un administrateur provisoire. La famille en récupère la gestion directe en 1942. Joseph ne s’étendra jamais sur cette période, ni sur les moyens qu’il a mis en œuvre pour parvenir à ses fins.

Joseph II a beau prétendre ne savoir ni lire ni écrire (« À l’école, je préférais les animaux », livre-t-il à ses visiteurs), ses entreprises vont être particulièrement florissantes dans les années 50. Entre deux spectacles, pour payer les coûts fixes, il loue le lieu à de grandes entreprises pour organiser, des galas. Il saura aussi se ménager la mansuétude des politiques en mettant à disposition le cirque pour des meetings divers.

Celui que tout le monde forain appelle « Mon Oncle » ou « Monsieur Joseph » va conduire les affaires du cirque Bouglione jusqu’à sa mort, en 1987, rachetant les cirques Amar et Medrano (seul autre « cirque en dur de la capitale » en haut de la rue des Martyrs qui sera détruit en 1971).

À la génération suivante, les troupes portant le nom de Bouglione vont se multiplier. Madona Bouglione crée Open circus à la Cartoucherie de Vincennes avant de reprendre le théâtre du Ranelagh (Paris 16e). Une scène qui révélera des dizaines de clowns, à commencer par Buffo.

André-Joseph Bouglione et sa femme, Sandrine Suskov, créent en 1992, le cirque Joseph Bouglione. Nicolas Bouglione fonde également sa propre maison. Tout comme Alexandre Bouglione qui inaugurera, avec son épouse Délia, le cirque Romanès.

La relève d’Émilien Bouglione est assurée. Ses quatre enfants (Louis-Sampion, Joseph III, Regina et Odette) ont mis leurs pas dans les siens.

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16/03/2026 17:57:33

Curieux de voir le questionnaire bac + 4 de la gendarmerie j'ai été parfois surpris par les questions d'ordre général : des notes de musique aux dates d'évènements ! Mais chaque concours a sa manière de faire sa sélection ! Dans les années 80 ayant passé pour voir un concours de facteur , en géographie on demandait de nommer le chef lieu d'un département donné et inversement partant d'une ville en trouver le département . Et en lisant le questionnaire gendarmerie l' I A n'a cessé de me harceler pour raccourcir le texte !!!

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16/03/2026 17:42:49

@garsd1

Cette remarque ne ciblait personne et je présente mes excuses si elle vous a déplu. Ce n’était pas volontaire mais peut-être juste une réaction à notre perte commune de l’utilisation de notre belle langue au profit du tout automatique. Désolé.

Pour la question n°27, je dirais même si je suis un fan du petit Prince de Saint Exupéry, mémé si Pierre Curie doit beaucoup à Marie, même si Zola restera un immense écrivain, même si le personnage était intéressant je n’aimais pas trop François M., que c’est VGE qui avait lancé cette réplique devenue culte « Vous n’avez pas le monopole du cœur »😜😜😜

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16/03/2026 17:17:36

Pour infos, j'ai aussi mis sur cette file pas mal des messages très personnels et ce, depuis longtemps.

C'est pas très sympa pour le temps que j'ai pris à compiler des informations et à chercher de liens vidéo d' œuvres emblématiques que certains n'ont probablement jamais vu ou écouté…

Et je vais préciser encore pour que d'autres décès, ça a même généré des messages très personnels.

Pour paraphraser un ancien figurant à la rubrique : " Vous n'avez pas le monopole du cœur…"

Faire vivre cette file, c'est aussi l'alimenter comme de nombreuses files du Forum…

Je suis déçu.

: (

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CONCOURS SUR ÉPREUVES D’ADMISSION DANS LE CORPS DES OFFICIERS DE LA GENDARMERIE NATIONALE

OG SCI - SESSION 2023

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/content/download/28115/file/Connaissance%2520generale.pdf


Question n° 27 : Qui a dit « Vous n’avez pas le monopole du cœur » ?
A – Valéry GISCARD D’ESTAING
B – Pierre CURIE
C – François MITTERAND
D – Émile ZOLA
E – Antoine de ST EXUPERY



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16/03/2026 15:50:21

Ce post annonçant ou rappelant le décès de personnalités de tout domaine avait cela de bien que chacun des rédacteurs des messages mettait des mots personnels.

Depuis quelque temps voilà que l’on a droit à du copier-coller. Décidément nous glissons tous vers la facilité. Bientôt nous demanderons à l’I.A. de rédiger même les nécrologies. Dommage.

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16/03/2026 14:21:40

Bruno Salomone, mort à 55 ans, était aussi une voix que vous avez forcément entendue sans le savoir
Mort de Bruno Salomone : quand l’acteur était l’inoubliable Denis Bouley de « Fais pas ci, fais pas ça »


Culture | 15/03/2026


L’acteur, mort ce dimanche 15 mars, avait prêté sa voix à « Burger Quiz » mais aussi à Jolly Jumper dans « Lucky Luke » ou encore Syndrome dans « Les Indestructibles ».

Il était un visage, mais aussi une voix. Au-delà de Fais pas ci, fais pas ça et Brice de Nice, l’acteur Bruno Salomone, mort ce dimanche 15 mars à 55 ans, avait prêté sa voix à de nombreuses émissions et films.

L’humoriste était notamment la voix off du jeu télévisé Burger Quiz, présenté par Alain Chabat. Sa voix, devenue emblématique de l’émission, lançait le générique et les publicités du programme, dès ses débuts en 2002 sur Canal+ puis lors de son retour sur TMC entre 2018 et 2020.

« La voix off de Burger Quiz n’a pas changé », écrivait alors l’émission sur sa page Facebook, pour le plus grand bonheur des téléspectateurs. « Et quelle voix !! Génial de le retrouver », écrivait une téléspectatrice. « Sans sa voix, ça n’aurait pas eu le même goût », avançait une autre.

Vous l’avez peut-être également entendu dans le Lucky Luke de James Huth sorti en 2009, dont le rôle-titre avait été confié à Jean Dujardin. Bruno Salomone y doublait la voix de Jolly Jumper, le fameux cheval blanc du cow-boy, décrit comme le plus rapide de l’Ouest.
Un méchant, un sorcier ou encore un hibou

Sa carrière dans le doublage débute en 2004 lorsqu’il interprète Syndrome, le méchant dans Les Indestructibles de Brad Bird. Il double ensuite le sorcier Zoc dans Lucas, fourmi malgré lui de John A. Davis, en 2006. Il s’aventure aussi du côté d’un conte mythique revisité avec Cendrillon et le Prince (pas trop) charmant, de Paul J. Bolger. Il y interprète Rick, le serviteur éperdument amoureux de la princesse.

Il double ensuite de nombreux personnages dans L’Apprenti Père Noël, Un monstre à Paris ou encore Vampires en toute intimité et Gus, où il double le hibou. Plus récemment, entre 2022 et 2024, il prête sa voix à la version française des saisons 2 à 4 du jeu Battlebots sur Gulli.

« Les cordes vocales, chez moi, partent du talon », s’amusait-il en 2012 dans une interview pour Public, à l’occasion de la diffusion du dessin animé Phineas & Ferb sur Disney Channel.

Doubleur hors pair, Bruno Salomone était aussi imitateur. Interviewé sur Europe 1 en février 2020, il confiait avoir « commencé (sa carrière) par des imitations ». Mais « très vite je me suis dit que (c’était) limité », poursuivait-il, avant de se lancer dans une imitation de la voix française d’Eddie Murphy.

Bruno Salomone s’était fait connaître en participant en 1996 à l’émission Graines de stars sur M6 en tant que comique. Il était ensuite devenu membre de la troupe des Nous Ç Nous, avant de se lancer en solo sur scène.

Né le 13 juillet 1970 à Villeneuve-Saint-Georges (94), Bruno Salomone s’est aussi bien distingué sur scène qu’à la télévision et au cinéma. Quel que soit le support, l’essentiel pour ce garçon avenant et attentif aux autres était d’émouvoir le public. Adolescent, il s’illustre en imitant son entourage. « Il était doué d’une capacité impressionnante dans ce domaine et d’un sens de l’observation aigu », se souvenait son camarade du lycée Georges-Brassens l’acteur David Salles. Hypersensible, Bruno Salomone commence par se faire connaître en 1995 en remportant l’émission de télécrochet Graine de Star. Fan de Coluche, Thierry le Luron, Pierre Desproges et Elie Kakou, il entend percer en se produisant dans les cafés-théâtres. « Passe ton bac d’abord » ! », lui conseillent ses parents, tout en l’encourageant à accomplir son rêve.

Leur fils passe donc un bac C parce qu’il se voit être vétérinaire mais, élève monté sur ressorts, il ne se sent pas à la hauteur. Ses prestations dans « Nous Ç Nous » sous la peau de l’inspecteur Moquet, du cochon d’Inde qu’il reprendra pour un seul en scène, de MC Saturn, Michael d’Amour et de Nadia contribuent à sa notoriété. Mais c’est sous les traits de Denis Bouley, le père de famille recomposée dans Fais pas ci, Fais pas ça d’Anne Giafferi et Thierry Bizot qu’il devient célèbre (de 2007 à 2024). Marié à Isabelle Gélinas, face à d’autres parents Valérie Bonneton et Guillaume de Tonquedec. En parallèle, il jouait le centurion Caius Camillus en garnison sur l’île de Bretagne dans la série Kaamelott (de 2005 à 2010).

« C’était l’acteur parfait, il nous a permis de lancer cette série pendant neuf ans, il était adorable, c’était un amour, confie Anne Giafferi, il était extrêmement joyeux, très inventif, il aimait bien plaisanter, il était comme dans la série, pas prétentieux pour un sou, l’intelligence et l’a propos en plus, formidable. L’équipe de la série, nous sommes tous tristes. Il a tenu jusqu’à la fin, il était d’un courage incroyable. Il nous avait dit que j’étais un peu sa maman de métier et que son papa était mon mari, Thierry Bizot. » Ce dernier a découvert le comédien pudique et réservé dans Graines de star qu’il a lancée avec Thierry Ardisson : « Bruno et Jean (Dujardin) ont plusieurs fois gagné l’émission dans la catégorie « humour », explique-t-il. « Il m’avait récemment remercié de l’avoir engagé dans la fiction Fais pas ci, fais pas ça. « Il était très drôle, doux, gentil et marrant. Malgré la maladie, il était super pêche, pas dans une posture de victime. »

Depuis son ami a enchaîné les succès, notamment dans Brice de Nice, la triomphale comédie de Jean Dujardin (2005). Bruno Salomone retrouvera son acolyte en roi de la Casse pour deux suites. Les dernières générations ont gardé en mémoire Igor d’Hossegor, le surfeur bêta qui « bouffe des méduses ». Il s’est aussi distingué au théâtre dans des one-man-shows brillants et singuliers. Comme Euphorique dans lequel il campait une quarantaine de personnages dont le héros baptisé Golri incapable de pleurer (soit le prénom à l’envers de « Rigole »). En 2020, il était de nouveau monté seul sur scène. Début février, il interprétait un capitaine dans A priori, une série policière de France 3 tournée à Montpellier. « Il ne cherchait pas à être quelqu’un d’autre, il était à la fois nature et candide, il n’était pas non plus cynique. Dans l’humour, c’est facile d’être cynique. Lui parvenait à être amusant sans l’être, c’est une qualité rare, reprend Thierry Bizot.

Sa dernière apparition à la télévision date de l’an dernier, dans la série A priori sur France 3. La chaîne vient d’annoncer que la saison 2 reprendrait fin mars avec comme tête d’affiche, à la place de Bruno Salomone, l’ancien nageur Florent Manaudou.

Bruno Salomone meurt le 15 mars 2026, à l’âge de 55 ans, des suites d’un cancer qui a récidivé.

Il s’est battu jusqu’au bout, il avait des projets dont une bande dessinée qu’il a dû achever. » Discret sur sa vie privée, Bruno Salomone qui avait eu une histoire d’amour avec l’actrice Julie Gayet préférait qu’on parle de son travail.


L’acteur de Fais pas ci, fais pas ça avait révélé sa maladie à ses proches. Interrogée par Paris Match, Hélène de Fougerolles se souvient de l’annonce de sa maladie : « Je savais qu’il était malade. Il y a deux, trois ans au cours d’un dîner, il m’avait avoué : 'Tu sais j’ai eu un cancer'. Et puis en septembre dernier, j’ai su par quelqu’un d’autre que son cancer avait récidivé. Il ne voulait pas que ça se sache, il était très pudique Bruno, il ne voulait pas que les gens aient pitié de lui. En septembre donc, il n’a plus pu tourner car il devait se battre contre la maladie. J’échangeais avec lui. Je lui envoyais des mots avec du soleil quand il y en avait. Dans mon dernier message, je lui écrivais : 'Une petite pensée du samedi avec du soleil du sud, je t’embrasse'. Il me répondait 'Merci, je vais me battre' ».

Pluie d’hommages

Auprès de Télé Magazine, l’actrice Valérie Bonneton s’est également confiée : « On s’est vus pour la dernière fois il n’y a pas très longtemps. On s’y attendait mais c’est comme si c’était un membre de la famille qui partait. On est tous en lien, c’est un peu ce qu’on se dit tous. C’est un peu Fais pas ci, fais pas ça qui s’en va. On s’en doutait, on le savait mais c’est un choc quand concrètement ça arrive ». Et d’ajouter : « Je n’ai pas de souvenirs, il est présent en moi, il sera avec moi chaque seconde. […] Et une immense sensibilité derrière ce garçon qui riait tout le temps, qui était hyper inventif, hyper créatif, quelqu’un de super gentil. Une bonne personne. Il était très généreux, dans le partage, toujours la joie de se retrouver, de travailler, d’être ensemble, de demander des nouvelles des uns et des autres, d’être à l’écoute. C’est toujours les meilleurs qui partent ».

Hommage également du côté de Nagui : « Tu es parti en emportant ta classe, ton talent, ta force, ton rire, ta gentillesse, nous ne t’oublierons jamais. Tendres pensées aux tiens. Salut l’artiste ». La nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard, rend hommage à un « comédien talentueux, une figure singulière et très aimée du public ». Sur les réseaux sociaux, l’acteur Jean Dujardin a publié une photo accompagnée d’une simple légende : « mon frère… ». Suivie d’une deuxième publication avec la bande de « Nous ç nous » : Mon Bruno. Ce soir, Je n’ai pas les mots. Je n’ai que des images, des fous rires, des regards ... Les « Nous ç nous » marcheront toujours à tes côtés. Merci pour ton talent, ton amitié et ta très belle humanité. Je te pleure, je t’embrasse et je t’aime❤️ Ton Jeannot. »


Voir la liste de ses tournages

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Salomone#cite_note-12


Bruno Salomone - "Lascar Papa" (Extrait du spectacle "mi-homme, mi-molette". Enregistré au Bataclan en 2003. )

https://www.youtube.com/watch?v=J0aYQfO_eRo


Bruno Salomone - "Le commissaire Pichard" ( Extrait du spectacle "N'est pas cochon d'Inde qui veut !". Enregistré au Palais des Glaces lors d'une soirée exceptionnelle en mai 1997.)

https://www.youtube.com/watch?v=20-wuA2HvXk


"Le Meilleur des Nous Ç Nous" avec Jean Dujardin, Bruno Salomone, Eric Collado, Manu Joucla et Eric Massot.

https://www.youtube.com/watch?v=1cqL4AlezMs


Bruno Salomone - "La caissière" (Extrait du spectacle "N'est pas cochon d'Inde qui veut !". Enregistré au Palais des Glaces lors d'une soirée exceptionnelle en mai 1997.)

https://www.youtube.com/watch?v=Q8ihOOexBSU


Bruno Salomone - "Le trou noir" (Extrait du spectacle "N'est pas cochon d'Inde qui veut !". Enregistré au Palais des Glaces lors d'une soirée exceptionnelle en mai 1997.)

https://www.youtube.com/watch?v=qZsduJuuMxs


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15/03/2026 13:41:20

L’acteur Bruno Salomone ("Fais pas ci, fais pas ça") est mort à l’âge de 55 ans

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12/03/2026 16:30:33


Publié le 12/03/2026

Albioma : décès de Xavier Lencou-Barême


La Direction générale et les collaborateurs d'Albioma ont la grande tristesse d'annoncer le décès de Xavier Lencou-Barême, survenu récemment à l'âge de 89 ans.

Xavier Lencou-Barême a consacré sa carrière au service de l'Etat et de l'Industrie. Il a débuté sa carrière au ministère de l'Economie et des Finances, à la direction du Budget et à l'Agence judiciaire du Trésor, puis rejoint en 1984 le groupe Charbonnages de France, en qualité de directeur, adjoint au directeur général des affaires financières et juridiques. Après avoir présidé Sidec (Société industrielle pour le développement de l'énergie charbon et de la cogénération, devenue Albioma) à partir de 1994, il a occupé le poste de Secrétaire Général du Groupe et a accompagné son développement, avec notamment la construction des premières centrales bagasse à La Réunion.

Figure brillante, d'une grande culture et soucieux de l'intérêt général, Xavier Lencou-Barême était reconnu pour son humilité et sa bienveillance remarquable. Il laisse le souvenir d'un homme unanimement respecté, indique Albioma qui adresse ses pensées les plus sincères à sa famille et à ses proches.



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01/03/2026 08:30:11

« Iran : Ali Khamenei, gardien de la pureté idéologique et révolutionnaire du régime iranien, est mort »


On verse une larme (de crocodile) et on attend avec impatience de voir la tête de l’ayatollah suivant. Je parie qu’il sera barbu et portera un turban noir 😇

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20/02/2026 17:09:15

Eric Dane : l'acteur star (et icone pop) de Grey's Anatomy est parti, emporté par la maladie de Charcot

Il avait 53 ans.

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