Nouveautes en Chine
高考 Gaokao ou "équivalent" chinois de notre baccalauréat :
Près de 12.9 millions d'élèves ont commencé hier (hé oui dimanche) les épreuves du redouté gaokao qui dure 4 jours et qui vient sanctionner 7 années de collège et de lycée, elles-mêmes ultra compétitives*...
Cet examen déterminera au plan national, l'accès de chaque élève aux Universités, grandes écoles etc...et donc déterminera sa future vie.
* réflexions de mon chef technicien, sur sa fille candidate à qui je demandais au tél ce matin, des nouvelles sur la journée d'hier:
"Je l'ai vue se battre sans relâches pour atteindre son objectif ces trois dernières années. Elle a appris à identifier ses forces et ses faiblesses, à se fixer des objectifs et à élaborer des plans, ainsi qu'à aller de l'avant malgré les difficultés. Ce genre d'évolution a aussi beaucoup de valeur ..."
Son fils, reçu il y a 2 ans, dans les 50000 premiers (48000 èm de mémoire) a déjà intégré une des meilleures Universités d'automatisme et de mécanique de Chine....
Le mot "guerre" n'est pas le mien:
J'ai fait ce post en réponse à la chronique de Vincent Barret.
Mes chiffres sont tirés d'un rapport conjoint du Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) et du Ministère de la Science et de la Technologie (Recherche et innovation) de mai 2025 sur "l'Economie de basse altitude" et d'articles scientifiques plus récents.
Pour le SCAF....Je pense qu'il est encore temps d'en revoir la conception...
Ci dessous photo d'un petit : Charge utile: 650kg - Altitude: 6500m - Températures de fonctionnement (-45 à -55°C) - autonomie (8 heures).
Un autre d'AVIC en cours de développement aura: Charge utile: 6000kg - autonomie (12 heures /7000km)....
Depuis 2 ans, les constructeurs aéronautiques chinois misent sur des drones cargo lourds.
Le marché mondial des drones cargo devrait atteindre les 5 milliards de dollars américains d’ici 2031, avec une croissance annuelle composée de 35,8 %, selon les estimations du cabinet chinois de conseil QYResearch.
Guerre ? N'est-ce pas exagéré (voire tendancieux ou accrocheur^^) ??
Soit !
M'enfin, un "drone de transport (5 Tonnes de charge utile sur 3600 km de range à V: 580 km/h). "
c'est tout bonnement é-nor-me ! Et hors normes aussi...
L'Eurocopter X3, dernier bébé d'Airbus, est donc complètement largué avec ses 470 km/h - sans même parler du coût !...
Bon, OK, on ne peut pas comparer le genre de transport, mais quand même...
Va falloir se reconvertir... en vitesse ! Allez l'UE, allez l'UE !
Pourvu que la Chine ne s'attaque pas au SCAF ! (J'aime bien... ^^, mais je crois qu'elle e aussi fait fort dans ce domaine).
La guerre des drones entre Washington et Pékin vient peut-être de commencer.
Elle vient de commencer peut être pour les USA. En Chine, ça fait 20 ans que le secteur se développe et accélère maintenant.
Pour info et pour les seuls drones "aériens":
- Environ 2000 organismes [sociétés - Universités - organismes publics ou à capitaux mixtes (public/privé)] etc... spécialisés dans la recherche tous azimuts sur les drones.
- Environ 20000 fabricants et sous-traitants avec une supply chain très bien structurée. Une maîtrise technologique complète qui a vu récemment à Shanghai un spectacle grandiose avec plus de 60000 drones. Aujourd'hui certains travaux portent sur la "coordination" et "l'apprentissage" réciproque (IA) entre drones et robots dont robots humanoïdes.
- Des milliers de modèles: du micro drone (1cm de long), fonctionnant à l'énergie solaire au drone de transport (5 Tonnes de charge utile sur 3600 km de range à V: 580 km/h).
- Une capacité de production de: 200000 drones/ jour. La Chine produit 80–90 % des drones commerciaux mondiaux.
- Le marché chinois du drone représentait 10,55 milliards USD en 2024; la croissance projetée en 2033 s'élève à 32,3 milliards USD .
Ah oui pardon, pas des camps de rééducation mais des centres de formation professionnelle.
Question de dialectique…
Cela fait un bail qu'il n'y a plus de "camp de rééducation" en Chine....
La mise à jour n'a pas été faite?
Pourtant, l'avenir prochain du monde va bien être "négocié" à Beijing
Et si la Chine mettait son hôte américain 🏌🏻qui vient d’arriver en camp de rééducation ? La moitié du monde deviendrait sinophile 😜😜😜
Sophie la girafe, symbole du made in France, est produite en Chine ! qui, elle, ne massacre pas fiscalement ses entreprises , ses entrepreneurs et ses consommateurs !
Sophie la girafe, symbole du made in France, est produite en Chine !
Au moins, vous avez du beau temps pour votre arrivée. 
Sur le sujet en question, pas de souci ni d'urgence, je continue à piocher des renseignements ça et là, car j'essaye d'imaginer les conséquences d'une démocratisation de ce type de batteries sur le marché mondial (pas seulement automobile, mais dans le stockage d'Energies Renouvelables) à l'heure où en Europe on parle toujours de rattraper la Chine sur ce sujet.
Force est de constater qu'il y a (très) loin de la coupe aux lèvres.
En attendant, bon séjour en métropole et à bientôt !
Bonjour Chmuller,
Désolé pour ma tardive réponse, mais en France depuis une douzaine de jours et très occupé dès mon arrivée, je n'ai pas eu le temps de suivre la Bourse et ....le forum!
Cela dit, je viens de regarder et ne peux pas plus répondre, la référence de l'article cité pointant vers un autre article plus ancien (2024) et n'ayant pas de lien avec les " batteries"....
@ Dubaisan,
Bonjour ! En furetant un peu j'ai trouvé ceci :
Pourrriez-vous éventuellement le commenter si vous en avez entendu parler, svp?
J'espère vous lire prochainement, avec toujours autant d'attention !
Merci ! 
Message complété le 19/04/2026 20:37:50 par son auteur.
Est-ce à mettre en relation avec votre post récent intitulé :
"Nouvelle batterie ultra performante:" ?
Un éclairage différent sur le sujet, selon le fuseau horaire...
Peu après le nouvel an, est passé chez moi un des éboueurs qui ramassent les ordures en containers de tri sélectif. Le gars passait pour les traditionnels calendriers... On discute 3 min au cours desquelles je l'interroge un peu sur son travail et il m'apprend que les "splendides nouveaux camions tout neufs" de ramassage semi-automatique, pilotés par le conducteur depuis sa cabine ne passeront plus et que c'est pourquoi ils sont revenus au ramassage à 2 (ou 3) personnes, conducteur inclus.
Ainsi, ces (très chers et très médiatisés) camions reçus en dotation quelques temps plus tôt du département et de la région Auvergne-Rhone-Alpes sont déjà en panne? - Nooonnn ! - Si ! Leurs bras articulés pneumatiques ne fonctionnaient plus... - Bizarre, bizarre !
"Bin oui, monsieur, jchuis d'accord avec vous, y z'ont pas servi bien longtemps ! Et le comble, c'est que personne ne sait les réparer passque l'entreprise qui les a construits est en faillite".
La ville de Shenyang a lancé ses premiers VE autonomes de nettoyage urbain:
Équipés de fonctions telles que le balayage, le lavage haute pression et la suppression de la poussière, ils peuvent s’adapter à des scénarios complexes d’assainissement sur les routes urbaines principales et secondaires.
Les véhicules ne nécessitent pas de contrôle manuel et peuvent fonctionner en continu pendant huit heures. Avec une capacité de réservoir d’eau de 2m3 et une capacité de poubelle de 1,5 m3, ils assurent un fonctionnement cyclique 24h/24, revenant automatiquement pour les remplissages d’eau, la recharge et le broyeur des déchets.
Les calculs indiquent qu’après le déploiement de la flotte sanitaire sans pilote, le temps d’exploitation a augmenté de 50 %, la consommation d’énergie a diminué de 20 % et l’utilisation globale des véhicules a augmenté de 40 %.
"j'aurai plutôt tendance à penser que l'un des deux récepteur/émetteur s'il est en mouvement, occasionne plus de difficultés qu'en statique , données acquisitions en mouvement."
Je suis d'accord sur cet axiome; Les 2 tirs d'un point fixe ou d'un avion ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients propres:
Mais, je le redis, je n'ai aucune information précise sur l'orbite du satellite de l'Esa qui a fait l'objet du test. S'il est positionné en géostationnaire au dessus de Nîmes, cela facilite clairement le tir en avion qui encore une fois n'a aucun des problèmes de couverture nuageuse. Outre la turbulence, bien plus faible en altitude qu'au sol et corrigeable avec de l'optique adaptative, le principal problème reste celui de la puissance embarquée car l'énergie (ou plutôt la puissance par unité de surface) diminuant avec le carré de la distance, atteindre un satellite à 35786km nécessite beaucoup de puissance. Là, à mon sens, se situe l'exploit du test Esa car la puissance embarquée était certainement bien plus faible que celle du test chinois.
Dans le test chinois, le satellite visé n'est pas sur une orbite vraiment géostationnaire, donc le tir a été fait sur une cible qui se déplace, ce qui augmente la difficulté. A 40750km, la vitesse de déplacement du satellite est de 2.91km/s. La vitesse de la lumière du laser va mettre 0.135833 secondes pour lui parvenir. Pendant ce temps le satellite aura parcouru 395.27 mètres...Il faut donc constamment "viser devant" avec une précision chirurgicale. Le faire et maintenir cette communication avec une stabilité parfaite pendant plus de trois heures quelles que soient les conditions météorologiques sur et à partir de 3 sites terrestres différents est sacrément complexe. L'avantage du sol est la capacité de puissance laser possible qui est incomparablement plus importante que celle embarquée sur un avion. D'ailleurs, de mémoire, je crois que les tests effectués par la DARPA pour des applications militaires, avec des B747 ont été abandonnés.
Le test effectué par les chinois était crucial pour les futures communications Terre - Lune dans la perspective de présence humaine permanente sur la Lune, mais aussi pour la prochaine mission qui consistera avant 2030 à aller chercher des échantillons sur Mars et les ramener sur Terre (ils ont, ça y est, démarré la 3èm phase de ce projet : la récupération des échantillons et leur transfert du sol martien sur un orbiteur.).
Message complété le 16/03/2026 16:08:15 par son auteur.
De plus, le test chinois a été réalisé ...de jour, pas de nuit...!
Dubaisan : de prime abord, j'aurai plutôt tendance à penser que l'un des deux récepteur/émetteur s'il est en mouvement, occasionne plus de difficultés qu'en statique , données acquisitions en mouvement.
Effectivement , tu as raison de préciser le point concernant les nuages, mais à ma grande surprise, l'orbite géostationnaire du satellite constitue un handicap sérieux, je creuserai la question plus tard durant mes "loisirs".
Google est notre ami (enfin moi Google, comment dire...) : 2,6 Gbit/s en plein vol : l’incroyable prouesse européenne au-dessus de Nîmes
Et voici fractions texte trouvé sur le site ActuCyber :
Points de risque principaux :
- Pointage et suivi : maintenir un faisceau optique entre un avion en mouvement et un satellite géostationnaire à 36 000 km relève de la haute précision. Si le tracking décroche, la liaison tombe.
- Conditions atmosphériques : nuages, turbulence et scintillation peuvent fortement atténuer le signal. La météo devient un adversaire majeur.
- Latence inhérente au GEO : un satellite géostationnaire impose une latence beaucoup plus élevée que des LEO (Starlink). Pas idéal pour le jeu en ligne ou la visioconf en temps réel.
- Robustesse opérationnelle et coûts : vibrations, alignements, maintenance du terminal UltraAir à bord et complexité d'intégration (avionique) entraînent des coûts et besoins de maintenance accrus.
- Usage dual et sûreté : la liaison laser est attractive pour la défense (bande passante et sécurité). Attention aux implications géopolitiques et aux contrôles d'export.
Atténuations et leviers :
- Redondance multi-lien : combiner laser GEO avec relais RF ou LEO pour basculement améliore la résilience. 🔁
- Techniques optiques avancées : optique adaptative, correction d'onde et systèmes de stabilisation limitent l'impact atmosphérique et les vibrations. 🛠️
- Ciblage des usages : excellent pour transferts massifs de données sécurisés (souveraineté, backhaul, usages militaires/commerciaux), moins pour l'interactivité temps réel. 📦➡️🌐
Conclusion courte et honnête : exploit technique impressionnant et prometteur pour la souveraineté européenne, mais pas une baguette magique. Il faudra renforcer la résilience (redondance, gestion météo, maintenance) et parfaitement cadrer les cas d'usage pour que ça devienne pratique et durable. 🚀
Satos :
Je ne savais pas, parce que pas le temps de tout suivre, mais je salue la nouvelle !
Cela dit un petit complément, 1observation et 1question:
Le complément :
Je dois ajouter que le test chinois a été réalisé en fait avec trois sites : Pékin – Dongguan (à côté de Canton) et dans le Sichuan donc des sites éloignés les uns des autres de 4000km en moyenne, sans ruptures de communications avec le satellite quel que soit le site « prenant la communication ». On a 3 latitudes et 2 longitudes différentes et la terre tourne ...Or le satellite en question est, et je l’ai précisé, sur une orbite de 40750 km, donc pas exactement géostationnaire (35786km), ce qui complique sérieusement les choses…
L’observation:
Les 3 stations chinoises sont au sol donc sous la couverture nuageuse, et tout le monde sait qu’un rayon laser est affecté par les nuages principalement à cause de deux phénomènes physiques: la diffusion et l'absorption qui se combinent ; que la perte de signal est liée à plusieurs paramètres :
a) Caractéristiques du laser : sa longueur d’onde principalement.
b) Propriétés des nuages : nature des particules (eau ou glace), leur forme, leur taille (rayon effectif) et leur distribution, épaisseur du nuage…
c) Géométrie de tir : L'angle sous lequel le laser traverse le nuage (zénith, azimuth) a une influence majeure, surtout pour les liaisons sol-satellite où la courbure de la Terre doit être prise en compte.
La question :
Vu ce qui précède;
- N’est-il pas plus facile de réussir un tel tir à bord d’un avion qui déjà à 12 ou 15000 m d’altitude n’a pas les inconvénients des couches basses de l’atmosphère.
- En supposant également un satellite pas tout à fait géostationnaire, la course d'un avion évoluant de façon à rendre la course du satellite, géostationnaire par rapport à lui, facilite grandement les choses…et bien plus qu'un point fixe sur le sol terrestre...
Donc oui, cette expérience de L’Esa est, j'en conviens, très intéressante, mais il me faudrait beaucoup plus d’éléments pour en apprécier la portée.
Dubaisan : avec une liaison dynamique, c’est plus impressionnant qu’une liaison statique , non ?
Cela s’est passé au dessus de Nîmes , en février dernier :
2,6 Gbit/s en plein vol : l’incroyable prouesse européenne au-dessus de Nîmes
Une première mondiale. L’ESA a franchi une étape majeure dans la connectivité mondiale sécurisée : la première liaison laser au monde à un gigabit par seconde entre un avion et un satellite géostationnaire.
Tu veux mes dix thé a cause de la cerise sur le gâteau.
Tu te dis que les 2 vont bien ensemble ? C'est pas faux.
Mais il aurait fallu poster un peu plus tôt. The time c'est 17h non ...?....