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05/03/2026 18:32:05

TF1 : y'en a qu'une...
Par La Rédaction Publié le 05/03/2026 à 09h56

(Boursier.com) — TF1 revient à 7 euros ce jeudi en bourse de Paris, en repli de 1,5%, après avoir été chahuté le mois dernier. Plombé par la morosité du marché publicitaire, la 'Une' a vu ses résultats se dégrader l'an dernier... La société a averti que le marché publicitaire de la télévision resterait "sous forte pression" en 2026. Le virage numérique opéré par l'entreprise pèse également sur ses bénéfices. Malgré tout, le groupe vise une croissance soutenue à deux chiffres de son chiffre d'affaires digital en 2026 et une politique de dividendes en croissance dans les prochaines années. Parmi les derniers avis de brokers, Barclays est repassé de 'pondération de marché' à 'sous-pondérer' avec un objectif ramené de 9 à 7 euros. JP Morgan est lui toujours à 'surpondérer' sur le dossier avec un objectif ajusté à 9,90 euros, tandis que CIC avait déjà dégrade le titre à 'neutre', alors que la société a observé une baisse à deux chiffres de ses recettes publicitaires télévisées linéaires, et que la dynamique de TF1+ a également ralenti... TF1 reste confrontée à un déclin structurel de la publicité télévisée, non compensé par la dynamique des publicités numériques dans un contexte économique morose, selon le courtier qui a réduit sa cible de 9 à 8 euros.

Selon 'Bloomberg Intelligence', les prévisions de marge de TF1 pourraient entraîner des révisions à la baisse significatives du consensus, étant donné qu'elles sont inférieures de 30% aux estimations au point médian. Ces perspectives reflètent la gravité de la compression des dépenses publicitaires télévisées linéaires en France et la décision de l'entreprise de faire des sacrifices sur sa rentabilité à court terme pour soutenir sa transition numérique, dont le succès reste incertain.

Sans surprise la tendance publicitaire a été difficile sur le T4 (-9%) et l'EBITA 2025 est un peu inférieur malgré une solide gestion de la base de coûts, notamment de programmes sur la fin d'année au regard du contexte, a noté pour sa part Oddo BHF. Le groupe a communiqué sur une année 2026 très difficile en TV linéaire, conduisant à une marge opérationnelle en baisse et sous 10%... Le momentum reste difficile, même si le début d'année est un peu meilleur que le T4. Le broker a revu son estimation de BPA 2026 en baisse de 30%. Dans ce contexte, il a confirmé son opinion 'neutre' sur le titre avec un nouvel objectif de cours de 10 euros. Le principal catalyseur reste un rapprochement total ou partiel avec M6, qui est "pour le moment impossible pour des raisons règlementaires". Une évolution est néanmoins possible et à suivre... La situation de cash net (environ 1/3 de la capitalisation boursière) amortit malgré tout les effets négatifs en termes de valorisation, souligne le courtier..

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24/02/2026 17:31:54

TF1 : une porte de sortie ?
Par La Rédaction Publié le 24/02/2026 à 09h26

(Boursier.com) — TF1 se stabilise à 7,11 euros ce mardi après avoir décroché la semaine dernière. Plombé par la morosité du marché publicitaire, la 'une' a vu ses résultats se dégrader l'an dernier... La société a averti que le marché publicitaire de la télévision resterait "sous forte pression" en 2026. Le virage numérique opéré par l'entreprise pèse également sur ses bénéfices. Malgré tout, le groupe vise une croissance soutenue à deux chiffres de son chiffre d'affaires digital en 2026 et une politique de dividendes en croissance dans les prochaines années. Parmi les derniers avis de brokers, JP Morgan est à 'surpondérer' sur le dossier avec un objectif abaissé de 12,40 à 9,90 euros, tandis que CIC avait déjà dégrade le titre à 'neutre' alors que la société a observé une baisse à deux chiffres de ses recettes publicitaires télévisées linéaires, et que la dynamique de TF1+ a également ralenti... TF1 reste confrontée à un déclin structurel de la publicité télévisée, non compensé par la dynamique des publicités numériques dans un contexte économique morose, selon le courtier qui a réduit sa cible de 9 à 8 euros.

Selon 'Bloomberg Intelligence', les prévisions de marge de TF1 pourraient entraîner des révisions à la baisse significatives du consensus, étant donné qu'elles sont inférieures de 30% aux estimations au point médian. Ces perspectives reflètent la gravité de la compression des dépenses publicitaires télévisées linéaires en France et la décision de l'entreprise de faire des sacrifices sur sa rentabilité à court terme pour soutenir sa transition numérique, dont le succès reste incertain.

Sans surprise la tendance publicitaire a été difficile sur le T4 (-9%) et l'EBITA 2025 est un peu inférieur malgré une solide gestion de la base de coûts, notamment de programmes sur la fin d'année au regard du contexte, note pour sa part Oddo BHF. Le groupe a communiqué sur une année 2026 très difficile en TV linéaire, conduisant à une marge opérationnelle en baisse et sous 10%... Le momentum reste difficile, même si le début d'année est un peu meilleur que le T4. Le broker a revu son estimation de BPA 2026 en baisse de 30%. Dans ce contexte, il a confirmé son opinion 'neutre' sur le titre avec un nouvel objectif de cours de 10 euros. Le principal catalyseur reste un rapprochement total ou partiel avec M6, qui est "pour le moment impossible pour des raisons règlementaires". Une évolution est néanmoins possible et à suivre... La situation de cash net (environ 1/3 de la capitalisation boursière) amortit malgré tout les effets négatifs en termes de valorisation, souligne le courtier.

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21/02/2026 13:37:16

Malheureusement, on sort par le mauvais côté du biseau bleu
le dividende ne bouchera pas le trou laissé ouvert !

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13/02/2026 13:42:17

Une Super affaire ce matin à moins de 7 euros

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13/02/2026 13:10:13

Rouge vif, plombé par la pub
Par Jean-Baptiste André Publié le 13/02/2026 à 11h06

(Boursier.com) — TF1 est clairement le mauvais élève du jour sur le marché parisien avec une action qui abandonne 7% à 7,4 euros après avoir décroché jusqu'à 13% en début de séance. Plombé par la morosité du marché publicitaire, la 'une' a vu ses résultats se dégrader l'an dernier. La société a averti que le marché publicitaire de la télévision resterait " sous forte pression " en 2026. Le virage numérique opéré par l'entreprise pèse également sur ses bénéfices. Malgré tout, le groupe vise une croissance soutenue à deux chiffres de son chiffre d'affaires digital en 2026 et une politique de dividendes en croissance dans les prochaines années.

CIC dégrade le titre à 'neutre' alors que la société observe une baisse à deux chiffres de ses recettes publicitaires télévisées linéaires, et que la dynamique de TF1+ a également ralenti. TF1 est confrontée à un déclin structurel de la publicité télévisée, non compensé par la dynamique des publicités numériques dans un contexte économique morose, ajoute le courtier qui réduit sa cible de 9 à 8 euros.

Selon 'Bloomberg Intelligence', les prévisions de marge de TF1 pourraient entraîner des révisions à la baisse significatives du consensus, étant donné qu'elles sont inférieures de 30% aux estimations au point médian. Ces perspectives reflètent la gravité de la compression des dépenses publicitaires télévisées linéaires en France et la décision de l'entreprise de faire des sacrifices sur sa rentabilité à court terme pour soutenir sa transition numérique, dont le succès reste incertain.

Sans surprise la tendance publicitaire a été difficile sur le T4 (-9%) et l'EBITA 2025 est un peu inférieur malgré une solide gestion de la base de coûts, notamment de programmes sur la fin d'année au regard du contexte, note pour sa part Oddo BHF. Le groupe a communiqué sur une année 2026 très difficile en TV linéaire, conduisant à une marge opérationnelle en baisse et sous 10%. Le momentum reste difficile, même si le début d'année est un peu meilleur que le T4. Le broker revoit son estimation de BPA 2026 en baisse de 30%. Dans ce contexte, il confirme son opinion 'neutre' sur le titre avec un nouvel objectif de cours de 10 euros. Le principal catalyseur reste un rapprochement total ou partiel avec M6, qui est pour le moment impossible pour des raisons règlementaires. Une évolution est néanmoins possible et à suivre. La situation de cash net (environ 1/3 de la capitalisation boursière) amortit les effets négatifs en termes de valorisation, souligne le courtier.

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12/02/2026 21:46:59

En baisse après cloture.

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12/02/2026 19:54:59

Pas flamboyant mais solide. Je n’arrive pas à trouver le BPA 2025 final, le 0.63€ représente combien en terme de pay out ratio ?

*actionnaire

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12/02/2026 18:20:53

Résultats annuels 2025 du groupe TF1
Publié le 12/02/2026 à 18:07

Succès de la stratégie digitale et résilience du Croupe dans un environnement complexe ; atteinte des objectifs révisés 2025
Chiffre d'affaires consolidé de 2 297 millions d'euros, en baisse de 2,5% et quasi-stable à périmètre et change constants :

* Forte croissance du chiffre d'affaires publicitaire de TF1+ (+35,8%)
* Gain de parts de marché en linéaire, atténuant le fort recul du marché (particulièrement au T4)
* Bonne dynamique de Studio TF1 (+9,2%), renforcée par la contribution de Johnson Production Croup Marge des activités de 11,0%, conforme à l'objectif Situation financière renforcée, avec un excédent financier net de 515 M€

Proposition d'un versement de dividende de 0,63€ par action, en hausse de 5% par rapport à l'an dernier (0,60€)

Résultats annuels

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe TF1 s'élève à 2 297 millions d'euros en 2025, en retrait de 2,5% sur un an, et quasi-stable à périmètre et change constants (-0,8%). Cette baisse s'explique par un contexte publicitaire dégradé (particulièrement au quatrième trimestre) ayant impacté le pôle Média (-4,5% sur un an, à 1 921 millions d'euros). Le chiffre d'affaires de Studio TF1 s'établit à 376 millions d'euros, en progression de 9,2%, portée notamment par la contribution de Johnson Production Croup (JPC).

Le résultat opérationnel courant des activités (ROCA) s'élève à 252 millions d'euros, en recul de 45 millions d'euros sur un an. Cette variation est essentiellement liée à la baisse du chiffre d'affaires publicitaire linéaire, fortement contributeur au ROCA. La marge des activités s'élève à 11,0%, en ligne avec l'objectif révisé lors de la publication des résultats du troisième trimestre 2025.

En 2025, le Croupe a poursuivi la gestion active de son portefeuille, avec la cession de My Little Paris et de Play Two durant l'été, et la signature d'un partenariat avec Sony Music Publishing sur des actifs musicaux au quatrième trimestre. L'ensemble de ces opérations a généré 38 millions d'euros de plus-values en 2025.

Le résultat opérationnel s'élève à 233 millions d'euros. Il intègre 10 millions d'euros de charges d'amortissements des actifs incorporels reconnus dans le cadre de l'acquisition de JPC, et 9 millions d'euros de charges non courantes essentiellement liées au plan d'accélération digitale du Croupe.

Le résultat net part du Croupe hors surtaxe exceptionnelle s'élève à 168 millions d'euros, en baisse de 38 millions d'euros. Par rapport à l'an dernier, il intègre notamment une baisse de la rémunération de la trésorerie (en lien avec la baisse des taux de marché) ainsi que de la quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence (reflétant essentiellement la dépréciation d'une participation chez Studio TF1).

L'impact de la loi de finances pour 2025 est de 15 millions d'euros.

L'excédent financier net s'établit à 515 millions d'euros à fin décembre 2025, en hausse de 9 millions d'euros sur un an.

Perspectives
Dans un environnement vidéo marqué par une évolution rapide des usages, l'ambition du Croupe est de s'établir comme la destination premium de référence sur l'écran de télévision pour le divertissement familial et l'information de qualité en langue française.

Les axes stratégiques du Croupe se déclinent de la manière suivante :
- Renforcer le leadership du Croupe sur le marché publicitaire linéaire ;
- Devenir la première plateforme de streaming gratuite en France et dans la francophonie ;
- Ancrer Studio TF1 sur la scène internationale, en tirant profit de la puissance de la marque TF1.
- Sur le pôle Média, le groupe TF1 continuera de proposer la meilleure offre de divertissement gratuite, familiale, et sérialisée. Le premier trimestre 2026 verra notamment le retour des grandes franchises Koh-Lanta, Danse avec les Stars et The Voice, fortement consommées en digital (notamment par les cibles jeunes). Côté fiction, la série événement Cat's Eyes fera son retour pour sa deuxième saison.

Le Croupe proposera aussi tout au long de l'année une offre sportive diversifiée avec notamment la diffusion d'une grande partie des matchs du Tournoi des 6 Nations et du Nations Championship (rugby), de matchs amicaux de l'équipe de France et de la Ligue des Nations (football), et de la Coupe du monde féminine de basketball.

Pour la détermination du pourcentage d'administrateurs indépendants, les administrateurs représentant les salariés ainsi que l'administratrice représentant les salariés actionnaires ne sont pas pris en compte ; pour la proportion de femmes, les administrateurs représentant les salariés ne sont pas pris en compte


Sur le plan publicitaire, 2026 sera une année de transformation pour la régie. Après avoir modifié en 2025 l'indice pivot de référence des spots, le Croupe a refondu dès le 1er janvier 2026 son offre commerciale linéaire avec une nouvelle segmentation plus adaptée aux attentes du marché, permettant notamment de sanctuariser les écrans puissants de Prime-Time de TF1.

Un autre axe de cette transformation a été le lancement de TF1 Ad Manager en janvier 2026, une plateforme unifiée destinée aux agences et aux annonceurs afin de simplifier l'achat et le pilotage de campagnes publicitaires (en TV ou en digital). La plateforme intègre l'intelligence artificielle à chaque étape du parcours, permettant notamment d'assister les clients dans la création de contenus publicitaires. Cette plateforme a également pour objectif d'adresser un nouveau segment de marché en rendant accessible la télévision aux PME et aux réseaux commerciaux, à travers un parcours dédié (lancement prévu en avril 2026).

Après avoir lancé TF1+ en janvier 2024 et l'avoir positionnée auprès du marché publicitaire comme une alternative premium à YouTube, le Croupe est entré dans la deuxième phase de son plan stratégique, avec pour priorités en 2026 :

La montée en puissance du micro-paiement, dont les résultats depuis son lancement en septembre 2025 sont très prometteurs. En 2026, le Croupe enrichira le catalogue de contenus éligibles et renforcera l'éditorialisation autour de ces offres pour maximiser leur visibilité auprès des streamers. En outre, le déploiement du micro-paiement sur les box des opérateurs télécom se poursuivra, et comprendra des solutions de paiement intégrées pour faciliter le parcours d'achat.

L'extension de la distribution des contenus du Croupe, avec la concrétisation durant l'été 2026 de l'accord inédit signé avec Netflix.

Tous les abonnés de Netflix en France pourront regarder les chaînes du groupe TF1 et les contenus à la demande de TF1+, directement sur Netflix. Cette alliance sans précédent permettra au Croupe d'augmenter sa couverture en touchant des audiences complémentaires à sa plateforme TF1+ et d'ouvrir de nouveaux horizons publicitaires.

Pour Studio TF1, l'activité sera concentrée sur le deuxième semestre, comme les années précédentes, notamment en lien avec le calendrier de livraisons de Studio TF1 America12.

L'année 2026 sera notamment marquée par le lancement de la nouvelle activité de distribution en salles, avec 4 films déjà programmés (dont le biopic de Jean Moulin avec Cilles Lellouche). Ce développement marque une étape clé pour le Croupe, en permettant à Studio TF1 d'accompagner ses œuvres de la production jusqu'à leur sortie.
Fort de sa stratégie, de ses nouvelles initiatives digitales, et de sa situation financière solide, les objectifs du Croupe sont les suivants :
Croissance soutenue à deux chiffres du chiffre d'affaires digital en 2026 ;
Viser une politique de dividendes en croissance dans les prochaines années.

Dans un contexte d'évolution rapide des usages et compte-tenu d'un environnement macro-économique et politique demeurant instable, le marché de la publicité linéaire devrait rester sous forte pression en 2026. Dans cette phase de transition vers le digital, le Croupe entend maintenir en 2026 sa marge des activités hors plus-values à un niveau « mid-to-high single digit », selon l'évolution du marché linéaire.

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13/01/2026 12:27:11

Le vent continue de souffler dans le mauvais sens

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TF1 et M6 plombés par un analyste
Par Jean-Baptiste André Publié le 13/01/2026 à 11h15

(Boursier.com) — TF1 et M6 sont sous pression en matinée avec des titres en repli de 3,3%. Bernstein a abaissé sa recommandation sur les deux groupes à 'performance de marché', anticipant un ralentissement du marché publicitaire télévisé français, dans un contexte de visibilité macroéconomique qui se détériore dans le pays. Malgré l'attrait du rendement du dividende offert par TF1 et M6, la solidité de leurs bilans et leurs possibilités de consolidation à moyen terme, le courtier met en avant la détérioration plus rapide que prévu de la visibilité.

Le courtier réduit son objectif de cours sur TF1 de 9,5 à 8,30 euros, un nouveau plancher parmi les analystes suivis par 'Bloomberg', après avoir coupé ses prévisions de BPA 2025-2026 de 5% et 21%, en raison de la baisse des recettes publicitaires. Selon Bernstein, il est peu probable que TF1 investisse massivement dans les droits de la Coupe du Monde (actuellement détenus par M6) compte tenu de la forte incertitude.

L'objectif de cours sur M6 est de son côté ramené de 14,9 à 12,80 euros. La Coupe du Monde 2026 devrait désormais apporter 80 millions d'euros de revenus supplémentaires (contre 100 ME estimés précédemment).

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08/01/2026 18:58:54

La fin de la publicité télévisée de Lidl en France fragiliserait TF1 et M6
Publié le 08/01/2026 à 17:46

PARIS (Agefi-Dow Jones)--C'est peut-être un signe de l'évolution de la publicité télévisée. Le géant de la distribution allemand Lidl va mettre fin à sa communication publicitaire en télévision en France dès cette année, a-t-il annoncé jeudi dans l'hebdomadaire spécialisé Stratégies. Le risque de manque à gagner est important pour les chaînes, à commencer par TF1 et M6, soulignait le bureau d'études Alphavalue dans une note mise en ligne jeudi matin. Dans le sillage de ces annonces, les cours de Bourse de TF1 et de M6 ont clôturé jeudi en baisse de 0,5% et 1,5%, respectivement.

Pour justifier cette décision, l'enseigne de grande distribution discount, implantée dans l'Hexagone depuis 35 ans, évoque une réglementation trop restrictive dans le pays, six mois après avoir été condamnée pour "pratiques commerciales trompeuses". "Nous n'investirons plus dans la télévision linéaire tant que les risques dus à la réglementation seront trop importants, comme c'est le cas aujourd'hui", a annoncé Jassine Ouali, directeur exécutif de la relation client au sein de Lidl France, dans une interview à Stratégies. Le discounter dit vouloir investir davantage dans les vidéos en ligne, "un levier en fort développement", tandis que la presse et la radio resteront des piliers. Il indique aussi vouloir investir plus en communication extérieure, notamment via de l'affichage. Selon les informations de L'Agefi, TF1 a été informée par Lidl en octobre dernier de sa décision.

En juillet dernier, l'enseigne de supermarchés, régulièrement attaquée par la concurrence pour ses campagnes de communication, a été condamnée par la cour d'appel de Paris à verser 43 millions d'euros de réparations à Intermarché pour des publicités illicites de promotions temporaires sur le petit écran - une décision qu'elle va contester devant la Cour de cassation. Elle avait diffusé, de 2017 à 2023, 374 spots publicitaires à la télévision présentant des promotions pour des produits "sans assurer leur disponibilité pendant une durée de quinze semaines dans l'ensemble de ses magasins" comme l'exige la loi, précise la décision de la Cour.

+ Manque à gagner important pour TF1 et M6 +
Pour TF1 et M6, cette décision est loin d'être négligeable, "Lidl étant le deuxième annonceur sur les médias français avec 400 millions d'euros investis au cours des neuf premiers mois de 2025", affirme Alphavalue. "Sachant que 22% de ce montant l'an dernier provenait de la télévision, cela pourrait représenter une perte de revenus potentielle d'environ 30 millions d'euros pour TF1 et d'environ 15 millions d'euros pour M6, en fonction de leurs audiences respectives", poursuit le bureau d'analystes. Selon les informations de L'Agefi, Lidl représentait un revenu net publicitaire d'environ 20 millions d'euros pour TF1 en 2025.

Le retrait de cet annonceur n'est peut-être que la traduction de l'évolution de la publicité télévisée traditionnelle. Selon Alphavalue, "les perspectives à long terme pour la diffusion télévisée, et en particulier pour les chaînes gratuites, semblent sombres", alors que "le public regarde de moins en moins la télévision, se tournant vers de nouveaux acteurs comme Netflix ou YouTube".

De fait, les Français regardent de moins en moins la télévision. En novembre 2025, ils ont regardé en moyenne la télévision 2h51 par jour, en comptant le visionnage en direct comme en replay, selon les derniers chiffres de l'institut Médiamétrie. Fait inquiétant pour les chaînes, notamment pour les plus dépendantes de la publicité, ce sont surtout les moins de 50 ans qui font défaut: ils sont devant le téléviseur 1h19 en moyenne par jour en novembre 2025, contre 1h35 en janvier 2024.

Cette désaffection a un impact sur un marché publicitaire morose. Sur les neuf premiers mois de l'année 2025, celui des chaînes de télévision recule de 7,2% par rapport à la même période en 2024 (durant laquelle s'étaient déroulés les JO de Paris), selon l'Institut de Recherches et d'Études Publicitaires (IREP). Quand le digital voit ses recettes publicitaires progresser de 9% sur la même période.

+ Le poids d'un décret de 1992 +
Pour les acteurs de l'audiovisuel traditionnel, le carcan réglementaire français serait trop contraignant pour les annonceurs de la grande distribution. "Cette situation est assez difficile à comprendre", commente Jassine Ouali dans Stratégies. Pour lui, "l'héritage issu de la régulation des années 1990", visant à protéger les revenus publicitaires des autres médias, notamment de la presse quotidienne régionale (PQR), "pose de réelles questions".

Un décret publié en 1992 interdit ainsi aux distributeurs de communiquer à la télévision sur des opérations commerciales de promotion limitées dans le temps, la disponibilité et les prix des produits vantés devant être assurés pendant quinze semaines. Or depuis 1992, d'autres "médias" sont apparus: les réseaux sociaux et les plateformes de partage de contenus, qui, elles, peuvent diffuser ces publicités.

"La France est le seul pays au monde qui interdit la publicité télévisée traditionnelle pour les promotions dans la distribution", indique à L'Agefi François Pellissier, président de l'Alliance des médias TV & vidéo (ADMTV, ex-SNPTV). "Cela va renforcer les réseaux sociaux comme Meta et les plateformes de partage vidéo internationales et audio, qui viennent capter les budgets publicitaires au détriment de l'écosystème média français et notamment de la télévision qui finance la création et l'information".

Car la législation actuelle favorise les plateformes de partage ainsi que les plateformes de streaming vidéo, telles Netflix, Amazon Prime Video et Disney+, qui attirent elles aussi les annonceurs depuis qu'elles ont lancé des formules d'abonnement avec publicité. Or, elles ne sont pas soumises au décret encadrant les "secteurs interdits" de publicité. Comble de l'absurde aux yeux des acteurs du secteur, les plateformes de streaming, ainsi que les plateformes de replay telles que TF1+ et M6+, ne sont pas soumises à ces restrictions autour des opérations commerciales de promotion par les distributeurs.

Le coup de force de Lidl serait donc destiné à mener une action de lobbying auprès des pouvoirs publics français pour lever certaines restrictions. "Il est certain que [les distributeurs] dépenseraient plus qu'actuellement si la loi évoluait à ce sujet, d'où le lobbying des diffuseurs TV et des distributeurs pour ce changement de loi", précise à L'Agefi Alexandre Desprez, analyste chez Alphavalue.

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07/01/2026 15:26:27

Bouygues achète des titres on se demande pourquoi... bizarre !

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06/01/2026 17:47:56

Concurrence à France télévision !

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TF1 obtient les droits pour deux matches de la France au Tournoi des Six Nations
Aujourd'hui à 16:45

(Zonebourse.com) - TF1 a annoncé mardi avoir conclu un accord avec le groupe France Télévisions en vue de retransmettre neuf matches du prochain Tournoi des Six Nations, dont deux rencontres de l'équipe de France.

Le groupe de télévision, qui s'est assuré de l'exclusivité des droits sur la Coupe du monde de rugby 2027, diffusera les deux affiches que seront Pays de Galles-France le dimanche 15 février à 16h10, puis Ecosse-France le samedi 7 mars à 15h10.

Il retransmettra aussi Angleterre-Pays de Galles le samedi 7 février, Irlande-Italie puis Ecosse-Angleterre le samedi 14 février, Angleterre-Irlande et Pays de Galles-Ecosse le samedi 21 février, Italie-Angleterre le samedi 7 mars et Irlande-Ecosse le samedi 14 mars.

Dans un communiqué, TF1 rappelle qu'il entend faire du rugby le second pilier de son offre sportive, derrière le football.

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29/12/2025 14:36:53

Une année 2025 "record" pour les audiences de TF1
Actualité publiée le 29/12/25 14:07

(Zonebourse.com) - Dans son point sur ses audiences annuelles, le groupe TF1 revendique une année 2025 record, estimant notamment que près de 17 milliards d'heures ont été passées à regarder ses contenus au cours de l'année qui s'achève.

"Dans ce contexte exceptionnel, le groupe TF1 réaffirme son statut d'acteur majeur de la pop culture en France", affirme la société, qui considère avoir confirmé cette année sa position de leader, "à la fois sur l'ensemble du public et auprès des jeunes générations".

Le groupe de télévision revendique ainsi 60 millions de téléspectateurs en moyenne chaque mois, soit 94% des Français, ainsi que 15 millions de jeunes entre 15 et 34 ans atteints chaque mois, soit 97% de cette tranche d'âge.

Concernant sa plateforme TF1 , le groupe de médias revendique 1,2 milliard d'heures vues sur l'année, près de 5 millions de streamers quotidiens et 37 millions de streamers mensuels (soit une hausse de 5 millions en un an).

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Par contre, concernant le cours, on est loin du record ! é-è

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02/11/2025 20:33:41

Est ce que le baisse de TF1 pourrait influencer le cours de M6?

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31/10/2025 15:12:05

C'est pas cool avec toute cette chianlie politique..
le titre TF1 sort par le bas de son triangle d'indécision noir.
que ce soit par le prix ou par les indicateurs, on se retrouve sur un support clé pour la suite..
tout cela ne tient qu'à un fil !

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30/10/2025 19:17:24

Aie !

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TF1 avertit sur sa marge opérationnelle face à un marché publicitaire dégradé
Par Olivier Cheilan Publié le 30/10/2025 à 18h33

(Boursier.com) — TF1 a fait part d'un chiffre d'affaires de presque 1,6 milliard d'euros pour les neuf premiers mois de 2025, à peu près stable sur un an (+0,5%). Le chiffre d'affaires publicitaire s'élève à 1,12 milliard d'euros, soit -2,2% sur un an.

A fin septembre, le résultat opérationnel courant des activités (ROCA) s'élève à 191 millions d'euros, en léger retrait de 7 millions d'euros. La marge des activités s'élève à 11,9%. Le résultat opérationnel à fin septembre s'élève à 175 millions d'euros, quasi stable sur un an (-2 millions d'euros). Il intègre 9 millions d'euros de charges d'amortissements des actifs incorporels reconnus dans le cadre de l'acquisition de JPG, et 7 millions d'euros de charges non courantes liées au plan d'accélération digitale du Groupe.

Le résultat net part du Groupe hors surtaxe exceptionnelle s'élève à 138 millions d'euros (-8 millions d'euros sur un an). Par rapport à l'an dernier, il intègre une baisse des plus-values de cessions ainsi que de la rémunération de la trésorerie (en lien avec la baisse des taux de marché). L'impact de la loi de finances pour 2025 sur les neuf premiers mois de l'année est de 15 millions d'euros, dont 10 millions d'euros de contribution exceptionnelle au titre de 2024 (comptabilisés au premier trimestre 2025).

TF1 prévient que la phase actuelle d'instabilité politique et fiscale en France a fortement pesé sur le marché publicitaire en octobre avec des estimations commerciales pour novembre qui ressortent également dégradées. Dans ce contexte, et avec une faible visibilité jusqu'à la fin de l'année, TF1 abaisse son objectif de marge des activités pour 2025 à un niveau compris entre 10,5% et 11,5% contre un objectif précédent de marge proche de celle de 2024, soit 12,6%.

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19/09/2025 09:30:23

Malheureusement, les baissiers marquent leur territoire pour la deuxième semaine consécutive..
on n'arrive pas à sortir de ce triangle de compression (en noir)..
y a bien eut 2 tentatives, mais toutes soldées par 2 mèches hautes

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04/09/2025 14:00:22

C'est le moment pour que les acheteurs sortent enfin du bois
côté indicateurs c'est top
côté prix, on sortira bien du triangle d'indécision

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08/06/2025 10:50:26

Avec cette belle congestion,
ça serait super que TF1 ait la bonne idée de pulvériser ma résistance bleue. ♥

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16/05/2025 10:39:58

Voilà, on a récupéré notre dividende..
on va pouvoir aller se battre sur mon oblique bleue et le Fibo 38.2..
Après, ça sera la fête du slip !

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