
L'avionneur Airbus passe le test des livraisons sans encombre en juillet, même si la copie délivrée manque un peu de panache.
Vendredi, en début d'après-midi, l'action Airbus gagnait 1,2%, à 215,05 euros. C'est mieux que le CAC 40, qui se contentait d'une progression de 0,4% dans le même temps.
Le mois dernier, le groupe piloté par Guillaume Faury a livré un total de 67 avions, un chiffre stable par rapport au mois de juillet 2025, mais en baisse manifeste par rapport aux 89 livraisons du mois précédent. Dans un contexte marqué par les tensions persistantes sur la chaîne d'approvisionnement, cette performance est globalement appréciable.
Certains esprits chagrins pourraient néanmoins relever que la copie délivrée pour juillet est inférieure de 3 unités aux prévisions de Jefferies. Pour que le compte soit parfaitement bon, la banque américaine s'attendait à ce qu'Airbus livre un appareil A220, un A320 et un A330neo de plus.
Mais le géant européen a de quoi faire pardonner ce petit écart. Il a fait tomber moult contrats dans son escarcelle en juillet, avec 204 commandes brutes. Le bond est plus que conséquent par rapport au mois précédent, où l'entreprise avait décroché 71 commandes brutes.
+ Coup de "boost" à Farnborough +
"Cela reflète largement les commandes décrochées lors du salon de Farnborough", souligne Jefferies dans une note. Cette grand-messe mondiale de l'aéronautique s'est tenue le mois dernier au Royaume-Uni. Airbus a notamment marqué les esprits en y décrochant une commande ferme de 100 avions de la famille A320neo auprès du loueur SMBC Aviation Capital.
A l'avenir, l'enjeu pour Airbus sera - comme toujours - d'accélérer ses cadences de production pour satisfaire une demande croissante. Et tâcher, dans l'immédiat, d'atteindre ses objectifs annuels en mettant les bouchées doubles sur les livraisons au cours des prochains mois.
Récemment, Airbus a confirmé s'attendre à faire progresser ses livraisons à quelque 870 avions en 2026, après 793 unités en 2025. Une performance industrielle qui devrait conduire le groupe, selon ses prévisions, à dégager cette année un résultat opérationnel (Ebit) ajusté - mesure clé de sa rentabilité - avoisinant les 7,5 milliards d'euros, tout en générant un flux de trésorerie avant financements clients d'environ 4,5 milliards d'euros.
Les analystes semblent confiants. En moyenne, les experts sondés par Factset étaient vendredi à l'achat sur le titre Airbus avec un objectif de cours de 228,40 euros. Ce qui laisse apparaître un potentiel de progression d'environ 8% par rapport au cours de clôture de jeudi soir.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
