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Actualité publiée le 30/10/26 12:56

Emeis continue de tracer son sillon sur la voie du rétablissement

bourse Emeis

Le redressement se poursuit chez Emeis. L'exploitant de maisons de retraite et de cliniques a réalisé une solide performance commerciale au troisième trimestre, lui permettant d'envoyer des signaux encourageants sur le front du désendettement.

Entre juillet et septembre, l'ex-Orpea a réalisé un chiffre d'affaires de 1,53 milliard d'euros, en augmentation de 3,5% par rapport au troisième trimestre 2025. Cette performance est légèrement supérieure aux prévisions de TP ICAP Midcap (1,52 milliard). Globalement, l'intermédiaire financier salue une "solide publication qui souligne la résilience du groupe [...] dans un contexte macroéconomique difficile".

En organique, c'est-à-dire à périmètre et change constants, la croissance de l'activité s'inscrit à 5,8% au troisième trimestre. Cette progression est principalement portée par les maisons de retraite (+7,1% sur un an) et le dynamisme de l'activité à l'international, notamment en Europe centrale (+8,5%) et en Europe du sud (+8,2%). En France, l'activité a augmenté de 2,9% en organique.

Le taux d'occupation progresse 

Pour tracer son sillon, la société dirigée par Laurent Guillot s'est appuyée sur la progression du taux d'occupation moyen de ses établissements, un indicateur suivi de près par les analystes. De fait, ce taux d'occupation a augmenté de 3 points de pourcentage au troisième trimestre pour s'établir à 91%. "Un bon niveau d'occupation", juge Oddo BHF.

Si ce taux d'occupation a bénéficié "d'effets techniques", comme "la sortie d'établissements non performants" et "la montée en puissance d'établissements ouverts récemment", "cette amélioration repose également sur une progression fondamentale de la qualité des soins et de la commercialisation des lits dans l'ensemble des géographies", relève TP ICAP Midcap.

Dans ce contexte, Emeis a confirmé son objectif de rentabilité pour 2026, à savoir une croissance du résultat brut d'exploitation avant loyers (Ebitdar) comprise entre 12% et 14% à périmètre constant. Il s'agit d'un "point rassurant de la publication", souligne TP ICAP Midcap. Pour nourrir la confiance du marché, Emeis s'est en outre déclaré "en avance" sur sa trajectoire de moyen terme.

Le désendettement continue

Pour matérialiser ses ambitions, l'entreprise compte s'appuyer sur ses performances commerciales, le plan Boost - qui doit contribuer à réduire les dépenses d'exploitation de 2% par an en France -, et sa stratégie de couverture des coûts de l'énergie visant à compenser l'impact de l'inflation, détaille TP ICAP Midcap.

En parallèle, Emeis continue de mettre en oeuvre son vaste plan de cessions. "Le groupe a finalisé ou sécurisé plus de 1,1 milliard d'euros de cessions depuis début 2026", retrace Invest Securities. A titre d'exemple, la société a bouclé récemment son désengagement d'Amérique latine pour un montant de 111 millions d'euros.

D'ailleurs, le groupe est suffisamment avancé dans ce programme pour anticiper un ratio dette nette sur Ebitda (hors IFRS 16) allant de 8,1 fois à 8,5 fois à la fin 2026. Le progrès serait conséquent par rapport au ratio de 11,8 fois observé à la fin 2025.

Incertitudes budgétaires 

En Bourse, les investisseurs accueillent fraîchement ces annonces, qui brossent pourtant le portrait d'une entreprise cheminant vers son rétablissement. Vers 12h40, l'action Emeis reculait de 3,9%, à 10,02 euros, au sein d'un SBF 120 qui refluait de 0,1%.

Il faut sans doute y voir les inquiétudes du marché concernant la forte exposition d'Emeis à la France, un marché qui pèse actuellement 40% de son chiffre d'affaires total. Cette réalité "ramène aux questions relatives au financement des dépenses de santé et aux éventuelles économies [et] arbitrages budgétaires" qui pourraient intervenir dans l'Hexagone, explique Oddo BHF.

De quoi se remémorer les mots de la romancière Jacqueline Mabit: "une convalescence est comme un fruit qui mûrit". Il faut savoir se montrer patient.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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