
Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi, alors que les cours du pétrole sont retombés. Les investisseurs ont réagi à de nombreuses publications de résultats d'entreprises alors que la Banque d'Angleterre (BOE) et la Banque centrale européenne (BCE) ont opté pour le statu quo sur les taux.
L'indice Stoxx Europe 600 a gagné 1,4%, à 611,28 points, s'adjugeant ainsi 4,7% en avril. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont progressé de 0,5% et 0,65% respectivement. A Francfort, le DAX 40 a affiché une hausse de 1,4%, tandis que le FTSE 100 a gagné 1,6% à Londres. Les Bourses européennes seront fermées pour le 1er mai, à l'exception de la place londonienne.
A l'approche de la mi-séance, la tendance était positive à Wall Street. Le Dow Jones et le S&P 500 s'adjugeaient respectivement 1,4% et 0,5%, tandis que le Nasdaq Composite grimpait de 0,2%.
Selon le site Axios, Donald Trump devrait être informé jeudi par l'amiral Brad Cooper, qui dirige les opérations américaines en Iran, de nouveaux plans d'action militaire contre le pays.
"Il n'existe pas de solution militaire rapide au problème iranien, et prétendre le contraire risque d'aggraver considérablement une situation déjà difficile", prévient sur X Dennis Citrinowicz, chercheur spécialiste de l'Iran à l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS). Ce dernier juge "plus crédible de penser" que le régime iranien réagira à une nouvelle action militaire "d'une manière qui augmentera les coûts, non seulement pour ses adversaires, mais aussi pour l'économie mondiale."
Les cours du pétrole, qui ont bondi mercredi, reculent jeudi soir. Vers 17h50, le contrat de juillet sur le brent de mer du Nord coté à Londres perdait 0,6%, à 109,75 dollars le baril, après s'être approché des 115 dollars jeudi matin.
La Banque d'Angleterre a emboîté le pas jeudi à la Réserve fédérale (Fed) en laissant son taux directeur inchangé à 3,75%, et a signalé qu'elle pourrait bientôt relever les coûts d'emprunt pour contenir une flambée de l'inflation déclenchée par le conflit au Moyen-Orient.
La BCE a pris la même décision, maintenant à 2% le taux de rémunération des dépôts. L'institution estime avoir besoin de davantage de temps pour évaluer les impacts du conflit au Moyen-Orient sur les perspectives d'inflation dans la zone euro, même si les risques sont "orientés à la hausse".
La séance a également été animée par de nombreux résultats d'entreprises. Le marché parisien a sous-performé en Europe, pénalisé par la baisse de BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Stellantis.
Sur le marché des changes, l'euro progresse de 0,4% face au billet vert, à 1,1726 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-Bnp Paribas (-1,4%), CREDIT AGRICOLE SA (-3,7%) et SOCIETE GENERALE (-3,6%): les banques françaises ont publié des résultats en hausse au premier trimestre, mais marqués par une augmentation des provisions pour tenir compte des répercussions potentielles du conflit au Moyen-Orient.
-Engie (+4,9%): l'énergéticien a indiqué qu'il entamerait prochainement des discussions avec l'Etat belge en vue de la cession de ses centrales nucléaires dans le pays. "Cette initiative reflète la décision stratégique du gouvernement belge d'assumer la propriété directe des actifs nucléaires du pays, conformément à son ambition de prolonger l'exploitation des réacteurs nucléaires existants et de développer de nouvelles capacités nucléaires en Belgique", a indiqué le groupe dans un communiqué.
-STELLANTIS (-6,4%): le constructeur automobile a confirmé jeudi ses perspectives financières pour 2026, après avoir renoué avec les profits au premier trimestre. Derrière l'amélioration des résultats, les investisseurs se focalisent sur une série de signaux encore préoccupants, comme une consommation de trésorerie toujours élevée et une dynamique décevante en Amérique du Nord, qui entament la perspective d'une renaissance en Bourse.
-TECHNIP ENERGIES (-0,05%): le groupe d'ingénierie pour l'industrie de l'énergie a abaissé jeudi la plupart de ses prévisions financières pour 2026, après avoir enregistré des résultats en baisse et inférieurs aux attentes des analystes au premier trimestre en raison du conflit au Moyen-Orient.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
