
Les Bourses européennes ont terminé globalement en baisse mercredi, pénalisées par le rebond des cours du pétrole, au milieu d'une pluie de résultats trimestriels d'entreprises.
L'indice Stoxx Europe 600 a clôturé en retrait de 0,3%, à 645,01 points. A Paris, Le CAC 40 a cédé 0,6%, à 8.408,27 points, tandis que le SBF 120, a lâché 0,5%, 6.369,57 points. A Francfort le DAX 40 a terminé à l'équilibre et à Londres, le FTSE a grignoté 0,3%.
Wall Street évoluait en nette baisse à la même heure dans un contexte de prudence après la flambée des cours de l'or noir et à quelques heures de la décision de la Réserve fédérale (Fed) sur les taux (20h00, heure de Paris). L'indice Dow Jones chutait de 1,5% tandis que le S&P 500 et le Nasdaq perdaient près de 0,8%.
Les cours du brut s'emballent de nouveau mercredi après la menace du président américain Donald Trump de "frapper durement" l'Iran à la suite d'attaques contre les forces armées américaines au Moyen-Orient. Vers 18h00, le baril de brent pour livraison en septembre, référence internationale, rebondissait de près de 7,3%, à 90,21 dollars. Le baril de brut léger WTI de même échéance coté à New York remontait de 6,7%, à 84,60 dollars.
Ce rebond des cours du pétrole ravive les craintes d'inflation et d'un maintien des taux à un niveau élevé de la Réserve fédérale.
"Une hausse surprise des taux [de la Fed] pourrait raviver la volatilité sur des marchés déjà particulièrement fragiles. A l'inverse, un maintien des taux pourrait ouvrir la voie à un rebond de soulagement des actions", a estimé dans une note Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour eToro. "Toutefois, tout dépendra du ton adopté par la Fed: une pause assortie d'un discours résolument restrictif pourrait n'offrir qu'un répit de courte durée", prévient l'expert.
Sur le marché des changes, l'euro perd du terrain face au billet vert, cédant 0,1%, à 1,1384 dollar.
Au chapitre des valeurs, les opérateurs ont arbitré un tsunami de résultats d'entreprises sur le Vieux Continent, sanctionnant plusieurs poids lourds français comme Danone (-2,3%) et Hermès (-11%) mais récompensant le groupe de luxe Kering (+16,9%) ainsi que les sociétés de conseil en ingénierie Alten (+19,5%) et Sopra Steria (+13,6%). Le fabricant de semi-conducteurs Stmicroelectronics (-3,55%) a également continué de subir des dégagements, dans le sillage d'ASML (-1,9% à Amsterdam), dans un contexte d'inquiétudes sur la concurrence chinoise.
ACTIONS A SUIVRE
-ALTEN (+19,5%): le groupe d'ingénierie et de conseil en technologies s'est montré plus optimiste pour 2026 et anticipe désormais une croissance organique de son chiffre d'affaires de 1,4% à 1,8%. Dans le secteur, SOPRA STERA (+13,6%) a également brillé après avoir relevé sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour 2026.
-KERING (+16,9%): le groupe de luxe a dévoilé mardi soir un recul trimestriel plus faible que prévu des ventes de Gucci et une amélioration de sa rentabilité opérationnelle courante au premier semestre.
-BUREAU VERITAS (+7,1%): le groupe de certification et de contrôle de la qualité a relevé mercredi sa prévision de croissance pour l'année en cours, après avoir vu ses activités progresser dans l'ensemble des régions au premier semestre.
-HERMES (-11%): le groupe de luxe a publié mercredi des résultats globalement stables au titre du premier semestre, marqué par la guerre au Moyen-Orient et l'impact négatif des changes.
-DANONE (-2,3%): la croissance des volumes du groupe agroalimentaire au deuxième trimestre est jugée décevante par rapport à celle du britannique Unilever. Danone a publié un chiffre d'affaires de 7,22 milliards d'euros au titre du deuxième trimestre.
-DEUTSCHE BANK (+1,1% à Francfort): la banque allemande a annoncé un nouveau plan de rachat d'actions d'un demi-milliard d'euros, après avoir enregistré une forte hausse de son bénéfice avant impôts au deuxième trimestre, qui a dépassé les attentes du marché.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
