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Petrole Brent (baril en $)
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Actualité publiée le 26/06/26 09:09

Le pétrole chute de 2%, la reprise des expéditions via Ormuz fait retomber la tension

(ABC Bourse) - Le pétrole lâche du terrain, et pas qu’un peu. Vendredi 26 juin 2026, les cours du brut ont reculé d’environ 2%, alors que plusieurs pétroliers jusque-là bloqués ont quitté le détroit d’Ormuz, ce passage stratégique du Golfe surveillé de près par les marchés.

À 04h21 GMT, le Brent cédait 1,47 dollar, à 73,79 dollars le baril, tandis que le WTI américain perdait 1,44 dollar, à 70,48 dollars. Cette baisse intervient malgré un cargo touché jeudi près d’Oman, un incident qui avait brièvement ravivé les craintes sur l’approvisionnement.

Prix du pétrole : pourquoi le Brent et le WTI reculent malgré Oman

Le mouvement du jour tient surtout à un signal très concret : davantage de navires sortent du Golfe. Saudi Aramco a repris vendredi le chargement de pétrole sur son terminal de Ras Tanura, après près de quatre mois d’interruption, selon les données maritimes de LSEG citées par Reuters.

Deux très grands pétroliers étaient en cours de chargement, tandis qu’un troisième attendait à proximité. Chaque VLCC peut emporter 2 millions de barils de pétrole, de quoi peser rapidement sur la perception du marché.

June Goh, analyste senior du marché pétrolier chez Sparta Commodities, résume ce mouvement par une pression vendeuse très large : "On observe une vague de ventes généralisée, le marché réagissant à l'augmentation des flux sortant du détroit d'Ormuz et au fait que la Chine n'ait pas encore relancé sa demande de brut".

La veille, le Brent et le WTI avaient pourtant bondi de plus de 2% après qu’un cargo a été touché par un projectile d’origine inconnue près d’Oman. Deux responsables américains ont affirmé à Reuters que l’Iran avait tiré sur le navire alors qu’il tentait de franchir le détroit.

Détroit d’Ormuz : la reprise du trafic reste encore fragile

La baisse hebdomadaire s’annonce lourde : le Brent comme le WTI se dirigeaient vers un recul d’environ 8% sur la semaine. Les données publiées jeudi montrent que les expéditions de brut via Ormuz ont atteint leur plus haut niveau depuis le début du conflit américano-israélo-iranien en février.

Le cessez-le-feu a permis la réouverture de la voie maritime, mais le trafic global reste très inférieur au rythme d’avant-crise. Avant le 28 février, environ 125 navires traversaient chaque jour le détroit.

Les analystes d’ING appellent donc à la prudence : "Une grande partie de cette augmentation s'explique par le départ du golfe Persique de navires auparavant bloqués. Les flux de navires entrant dans le golfe restent quant à eux beaucoup plus modestes. Cela laisse penser qu'une fois ces navires bloqués partis, nous pourrions assister à un recul des flux".

Un autre front inquiète aussi les marchés : le Venezuela. Après les séismes de jeudi, les premières évaluations font état de dégâts limités sur les grandes infrastructures pétrolières, gazières et de raffinage. Les coupures d’électricité entretiennent malgré tout le doute sur la capacité du pays à maintenir sa production proche de 1,2 million de barils par jour.

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