
Les cours du baril de pétrole se replient lundi, après des déclarations optimistes du vice-président américain JD Vance concernant les négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h50, le contrat à terme sur le baril de brent pour livraison en août, référence internationale, perdait près de 3%, à 78,21 dollars, restant proche de ses niveaux du début mars. Celui sur le baril de brut léger américain (WTI) de même échéance reculait de près de 2,4%, à 74,07 dollars.
Alors que les négociateurs des Etats-Unis et de l'Iran ont officiellement ouvert dimanche en Suisse les pourparlers destinés à régler durablement le conflit qui a ébranlé le Moyen-Orient, le vice-président JD Vance a affirmé lundi que "de grands progrès" avaient été effectués. "Oui, il y a eu quelques menaces, quelques plaintes, mais au final, les négociations se sont poursuivies et nous avons fait d'importants progrès", a-t-il déclaré à des journalistes.
Par ailleurs, les médiateurs du Qatar et du Pakistan ont indiqué dans un communiqué que les représentants américains et iraniens s'étaient entendus sur une feuille de route, qui doit conduire à un accord définitif de paix entre les deux pays au terme des 60 jours.
Le Secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a de son côté annoncé sur son compte X que son administration avait délivré une autorisation temporaire d'une durée de 60 jours autorisant la production, la livraison et la vente de pétrole iranien.
"L'amélioration du contexte diplomatique continue de renforcer les espoirs d'une normalisation progressive des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz, même si ceux-ci restent pour l'instant inférieurs aux niveaux enregistrés avant l'éclatement du conflit", a indiqué dans une note le responsable du courtier Hola Prime, Somesh Kapuria.
Cette détente apparente dans les négociations pourrait "continuer à maintenir les cours sous pression baissière", selon lui, mais les opérateurs restent prudents car "toute perturbation du processus diplomatique actuel pourrait rapidement raviver la volatilité et faire remonter les prix du brut".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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