
Les cours du brut s'inscrivent en repli mardi après que le Secrétaire américain au Trésor a indiqué que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir de façon imminente.
"Nous sommes en pourparlers avec les Iraniens", a déclaré Scott Bessent dans un entretien à la chaîne de télévision CNBC. "Il est possible que nous parvenions aujourd'hui (mardi) ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à évoluer vers une situation plus normale dans ce conflit".
Scott Bessent a ajouté que l'accord garantirait "une liberté de circulation" dans le détroit en réponse à une question sur l'éventuel instauration d'un péage par les autorités iraniennes.
Vers 14h45, le baril de brent pour livraison en octobre, référence internationale, reculait de plus de 2%, à 81,90 dollars. Le baril de brut léger WTI à échéance en septembre coté à New York abandonnait plus de 3%, à 77,9 dollars.
Les cours s'inscrivaient en hausse avant les déclarations de Scott Bessent alors que les opérateurs restent prudents sur les négociations entre les deux pays pour mettre un terme à leur conflit. "Les responsables iraniens ont nié que des négociations soient en cours. Ce décalage a semé le doute sur les marchés, tandis que les menaces répétées de Trump pourraient attiser les craintes d'une nouvelle escalade", a commenté dans une note le stratégiste d'Exness, Wael Makarem.
Dans le même temps, les discussions entre l'Iran et Oman concernant la gestion du détroit d'Ormuz se poursuivent mais sans avoir abouti à un accord sur la circulation des navires dans ce passage maritime par lequel transite 20% du pétrole mondial. "Cela n'apaise guère le marché physique, le trafic maritime dans les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb restant faible. Les inquiétudes en matière de sécurité persistent également, alors que les incidents impliquant des navires continuent", a indiqué Wael Makarem.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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