Accueil / Marchés / Cotation Petrole Brent (baril en $) / Actus Petrole Brent (baril en $)
Petrole Brent (baril en $)
Bourse USA XBRUSD - ABC003500455
102,74 $ +0,99%
Actualité publiée le 14/09/26 17:15

PETROLE: Le brut reprend son ascension en raison des menaces sur l'approvisionnement au Moyen-Orient

bourse Petrole Brent (baril en $)

Les cours du pétrole repartent de l'avant lundi alors que les craintes pour l'approvisionnement en provenance du Moyen-Orient s'intensifient après la fermeture d'un oléoduc majeur en Arabie saoudite et l'avancée des Houtis aux abords du détroit de Bab el-Mandeb en Mer Rouge.

Vers 17h15, le contrat à terme de novembre sur le brent de mer du Nord remontait de plus de 4%, à 109,26 dollars le baril. Le contrat d'octobre sur le baril de brut léger américain (WTI) grimpait de 4,2%, à 104,2 dollars.

L'Arabie Saoudite a annoncé samedi la fermeture de son oléoduc est-ouest, qui permettait d'acheminer du brut par la Mer Rouge et d'éviter le passage par le détroit d'Ormuz, après des attaques de drones sur ses installations la semaine dernière. Les Houthis, alliés à l'Iran, ont de leur côté revendiqué la prise de deux villes côtières du Yémen, Mokhta et Duhbab, ainsi que des îles Hanish en Mer Rouge, renforçant leur emprise autour du détroit de Bab el-Mandeb. Ils ont également affirmé lundi avoir frappé des cibles militaires dans le sud de l'Arabie Saoudite voisine, selon l'AFP.

La réunion prévue lundi à Oman entre des pays du Golfe et l'Iran concernant le détroit d'Ormuz aurait ainsi été reportée à une date ultérieure à la demande de l'Arabie Saoudite en raison de ces événements au Yémen, selon Téhéran.

Dans une note publié lundi, Capital Economics a estimé que la fermeture de l'oléoduc saoudien pourrait affecter jusqu'à 4% de l'offre mondiale de pétrole, alors que 3 millions de barils sont exportés quotidiennement par le port saoudien de Yanbu.

Les opérateurs s'inquiètent également pour le trafic maritime dans la région alors que les échanges de tirs entre les Etats-Unis et l'Iran continuent de faire peser de lourdes menaces sur les navires voulant s'engager dans le détroit d'Ormuz en provenance des pays producteurs du golfe Persique. L'analyste risque de Kpler Ana Subasic a cependant noté que le trafic maritime dans la région avait résisté au cours de la semaine écoulée malgré la dégradation des conditions sécuritaires.

"A court terme, la question est de savoir si cette résilience opérationnelle se maintiendra alors que l'environnement sécuritaire se dégrade simultanément sur les deux points de passage stratégiques [d'Ormuz et de Bab el-Mandeb]. Toute baisse durable des volumes de cargaisons ou tout recours accru aux itinéraires conventionnels indiquerait que les opérateurs passent d'une logique d'adaptation à une stratégie d'évitement", a-t-elle souligné.

Dans son rapport mensuel publié vendredi, l'Agence internationale à l'énergie (AIE) a estimé que l'impasse diplomatique au Moyen-Orient et les menaces sur le trafic maritime dans la région devrait entraîner cette année une baisse de 5,7 millions de barils par jour, à 100,7 millions barils par jour, de la production pétrolière. L'AIE n'espère pas de retour à une situation normale pour l'approvisionnement avant 2027.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

-0-

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

1xJ7uzE_J8dL64BQJOA-ykhOzVngkjlzbQHpGPEBKkYU6vuQ4oRf57OfdBITpBHE